Reconstruction mammaire par des tissus autologues
Le cancer du sein
Le cancer du sein est caractérisé par son extrême fréquence dans le monde, il représente 23% de tous les cancers en 2008. [1] Au Maroc, il s’agit du premier cancer de la femme, son incidence standardisée est de 30 pour 100.000 femmes par année selon le registre national des cancers en 2004[2]. Il représente 36,1 % de tous les cancers féminins [2]. L’âge moyen de survenue est de 48,1 ans [2], réalisant un véritable problème de santé publique, Souvent d’évolution lente d’où l’intérêt d’un dépistage précoce permettant de le détecter à un stade précoce, d’améliorer son pronostic ainsi que la qualité de vie des patientes. Le traitement de cette maladie constitue un exemple de multidisciplinarité en cancérologie faisant intervenir à la fois : gynécologue, radiologue, réanimateur, oncologue et radiothérapeute. Durant les trente dernières années, de nombreux progrès ont été réalisés dans le traitement du cancer du sein, des progrès à la fois au niveau de la chirurgie, la biologie moléculaire ainsi qu’au niveau humain avec une meilleure prise en compte de la qualité de vie des malades. La chirurgie constitue un volet capital et primordial dans le traitement du cancer du sein à côté de la chimiothérapie et la radiothérapie
vascularisation du sein :
La vascularisation artérielle, le drainage veineux et le drainage lymphatique se répartissent selon le même schéma, caractérisé par de très nombreuses anastomoses. Cinq pédicules artériels regroupés en deux pédicules principaux (supéro-externe et supéro-interne) et trois pédicules accessoires (inféro-externe, inféro-interne et supérieurs) perfusent la glande de la périphérie vers le mamelon selon un trajet radiaire. Ces pédicules sont anastomosés par quatre réseaux de niveaux différents :
Réseau sous-dermique ;
Réseau préglandulaire ;
Réseau intraglandulaire ;
Réseau rétroglandulaire.
Chacun de ces réseaux s’anastomose avec les réseaux adjacents. Les crêtes de Duret sont ainsi le lieu de passage des anastomoses, reliant le réseau préglandulaire au réseau sousdermique. Les incisions radiaires sont celles qui préservent le mieux la vascularisation, mais les multiples anastomoses autorisent les incisions arciformes sans risque de nécrose cutanée. De même, les décollements dans le plan des crêtes de Duret impliquent une section des anastomoses entre les réseaux préglandulaire et sous-dermique, mais la peau reste suffisamment vascularisée par le seul réseau sous-dermique. Autour de l’aréole se trouve un cercle anastomotique, permettant l’incision sur une hémicirconférence sans préjudice ischémique.
lambeau du grand dorsal : (m.latissimus dorsi)
rappel anatomique : [6]
Le muscle grand dorsal est le plus grand muscle du dos. Il s’insère en bas, d’une part sur la face externe des quatre dernières côtes, par quatre languettes qui s’engrènent avec les digitations correspondantes du grand oblique, d’autre part et surtout sur l’aponévrose lombaire,triangulaire, tendue entre les apophyses épineuses des six dernières vertèbres dorsales, des cinq vertèbres lombaires et des vertèbres sacrées, sur les ligaments interépineux correspondants ainsi que sur le tiers postérieur de la crête iliaque.Le muscle recouvre l’angle inférieur de l’omoplate d’où se détache parfois un faisceau accessoire.Il contourne le bord inférieur du grand rond avec lequel il forme la paroi postérieure du creux axillaire. Il se termine au fond de la coulisse bicipitale de l’humérus entre le tendon du grand pectoral et celui du grand rond.
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Table des matières
INTRODUCTION
PATIENTS ET METHODES
I. MATERIEL
II. METHODES
RESULTATS
I. DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES
1-Fréquence
II. CARACTERISTIQUES DES PATIENTES
1-Âge
2-Parité et gestité
3-Antécédents des patientes
4-Durée d’évolution
5-Indication du recouvrement
6-Côté atteint
7-Chimiothérapie
8-Aspect clinique
9-Classification TNM
10-Types de cancer
III. TECHNIQUES CHIRURGICALES
1-Types de lambeaux
2-Poids de la pièce et les marges d’exérèse
3-Durée de séjour
4-Evolution
4-1complications précoces
4-2complications tardives
IV. TABLEAUX RECAPUTILATIFS
1-Caractéristiques des patientes
2-Techniques chirurgicales
DISCUSSION
I .RAPPEL L’ANATOMIE CHIRURGICALE
1-Glande mammaire
1-1vascularisation
2-Lambeaux
2-1lambeau du grand dorsal
a-rappel anatomique
b-action
c-vascularisation
d-innervation
e-arc de rotation
2-2lambeau du grand droit
a-vascularisation artérielle
b-drainage veineux
c-innervation
II.DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES
1-Fréquence
III.CARACTERISTIQUES DES PATIENTES
1-Âge
2-Indication du recouvrement
3-Côté atteint
4-Chimiothérapie
5-Types de cancer
IV.TECHNIQUES CHIRURGICALES
1-Reconstruction mammaire par des tissus autologues
1-1lambeau du grand dorsal
a-historique
b-technique chirurgicale
1-2lambeau du grand droit
a-historique
b-TRAM
c-DIEP
2-Reconstruction mammaire par des implants prothétiques
2-1implants définitifs
2-2implants provisoires = Expandeurs
3-Durée de séjour
4-Evolution
4-1complications générales
4-2complications spécifiques à la technique
CONCLUSION
RESUME
BIBLIOGRAPHIE
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