La réforme du secteur financier et les gains d’efficience économique qui résulteraient des privatisations, de la libéralisation du commerce (y compris les initiatives d’intégration régionale) et de la réforme du cadre réglementaire contribueront à stimuler l’épargne et l’investissement privés. En ce qui concerne l’épargne publique, les projections font apparaître que le coût élevé des réformes structurelles et le besoin de restaurer les systèmes éducatif et sanitaire affecteront son niveau au cours des années à venir. Les investissements publics devraient être supérieurs à ceux prévus au titre du DCPE (Document Cadre de Politique Economique) établi initialement pour 1996-1999, afin d’accélérer le développement des infrastructures appuyant l’investissement qui devrait connaître une augmentation constante pour atteindre un niveau supérieur à 16 % du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2001, ce qui devrait s’accompagner d’une amélioration de l’épargne nationale atteignant 13 % du PIB.
La réalisation des objectifs de croissance du programme révisé dépend d’un vigoureux développement des secteurs secondaire et tertiaire, en particulier les mines, la collecte des produits locaux. La mise en valeur du potentiel de croissance de l’agriculture est en fonction de l’amélioration et l’augmentation des infrastructures rurales. A cet égard, le Gouvernement s’efforcera de veiller à ce que des investissements suffisants en infrastructure rurale, ainsi qu’en recherche et en vulgarisation du secteur agricole et du tourisme, facilitant un développement général du secteur rural. Comme il est prévu que l’investissement privé s’orientera surtout vers les secteurs de l’industrie, de l’énergie et des services tels que la commercialisation des produits locaux dans les différentes régions surtout la province autonome de Toamasina. Pour cela, le Gouvernement s’attachera à développer les infrastructures surtout pour les moyennes et petites entreprises dans les régions de cette province.
Et en début de cette année 2005, la politique du Gouvernement malgache a été de développer d’une façon rapide et durable le milieu rural du pays. Donc, pour la province autonome de Toamasina, il y a beaucoup de matières premières surtout en matière de bananes mais le problème c’est que ces derniers ne sont pas encore bien exploités jusqu’à maintenant.
Historique du projet
Pour notre projet, nous allons présenter ci-dessous la généralité sur la situation géographique de la région de Vavatenina et les problèmes politiques et socio économiques, et enfin les principales activités.
Généralité sur la situation géographique
Le district de Vavatenina composé de 09 communes rurales, se situe au nord ouest de Toamasina entre le district d’Amparafaravola et le district de Fénérive-Est et au sud de la ville de Toamasina et au nord le district de Soanierana Ivongo.
➤ Localisation :
Le district de Vavatenina se situe au nord ouest de la ville de Betsimisaraka et possède une superficie totale de 3.202km2 , il fait partie de ce qui est communément désigné comme « Grande ville de la vanille » dans la région d’Analanjirofo. Vavatenina est le seul district qui ne possède pas de façade maritime dans la province autonome de Tamatave.
➤ Délimitation administrative :
Le district de Vavatenina est délimité comme suit :
– A l’Est par le district de Fénérive-Est,
– Au nord par le district de Soanierana Ivongo,
– A l’ouest par le district d’Amparafaravola,
– Et au sud est par le district de Tamatave.
➤ Relief :
Vavatenina est une région qui présente un relief des altitudes qui peuvent atteindre 400 à 700m, formant 75 % de la zone. Il est séparé par un réseau de vallées peu profondes et parfois marécageuses. Le sol est de type ferralitique jaune et rouge suivant l’ancienneté de mise en culture et la durée de mise en jachère. La teneur en matière organique peut varier de 1 à 6,5 %. C’est sur la pente de ces collines que les paysans Betsimisaraka brûlent le peu de forêts qui restent pour y cultiver le riz de tavy. Lorsque le sol est épuisé, ils recommencent plus loin ce système de culture. Cette pratique provoque une érosion intense du sol et élimine son faible horizon humifère.
Devant la falaise Betsimisaraka sont situées les hautes collines à une altitude générale de 800m à 900m avec quelques endroits culminants au-delà de 1.200m. La forêt est de type ombrophile et elle est encore peu défrichée car l’habitat y est clairsemé. Seul le pourtour des cases est débroussaillé et quelques cultures vivrières (riz, manioc, banane) apparaissent.
➤ Climat :
De type « tropical chaud », son climat présente deux saisons distinctes marquant la région d’un été chaud et humide avec forte pluviométrie. La région est soumise aux autres différents types de climat tropical correspondant aux quatre zones de reboisements, à savoir de :
– Au littorale : climat chaud et humide à perhumide, c’est climat est supérieur à 1800mm, avec température supérieur de 20°C, altitude de 0 à 300m,
– A l’est et falaise ombrophile : climat chaud et humide à perhumide, c’est climat est supérieur à 1600mm, avec température supérieur de 20°C, altitude de 300m à 800m,
– Orientale : climat tropical tempéré, c’est climat est supérieur à 1200mm, avec température supérieur de 16-21°C, altitude de 900m à 1600m,
– Occidentale : climat tropical tempéré subhumide, c’est climat est supérieur à 1000 à 1600mm, avec température supérieur de 17-22°C, altitude de 800m à 1400m,
➤ Population :
Dans le district de Vavatenina, le nombre total de la population s’élève à 30.400 habitants.
Problème politique socio-économique
En matière agricole, le district de Vavatenina a une potentialité certaine surtout pour les bananes. Néanmoins, cette potentialité se trouve limitée car il n’y a pas de spécialiste qui exploite des produits à base de bananes et la technique agricole traditionnelle reste peu innovatrice. En ce qui concerne l’élevage, le zébu traditionnel, celui de bœufs mais à un nombre insuffisant. Contrairement, celui du porc se trouve modernisé et très lucratif. Pour ce qui est du produit de la ferme, le district possède une ferme de poulets. La pêche constitue une activité importante dans la région dans la mesure où elle constitue une activité pour tous les mondes surtout les personnes qui ne terminent pas leurs études même dans la classe de primaire. De plus, la pratique de la rizipisciculture est encore restreinte. Concernant l’artisanat, généralement considéré comme activité d’appoint, l’artisanat du district de Vavatenina est caractérisé par l’utilisation de matières premières en bois et de ressources humaines provenant de la localité. Signalons, entre autres, que la fabrication de la charrette, l’exploitation minière, la fabrication de charbon, aident les gens à survivre.
Les principales activités
Ce projet sera effectué deux activités qui sont la collecte et la commercialisation de bananes dans le district de Vavatenina, à l’occurrence :
– De la collecte des bananes,
– De la commercialisation de ces produits.
Donc, nous allons voir successivement ci-après la caractéristique des activités réalisées dans le district de Vavatenina. Voyons tout d’abord la collecte des bananes,
Collecte :
Pour notre projet, la collecte se fait auprès des cultivateurs dans le district de Vavatenina. Pour cela, le responsable d’achat achète des bananes vertes au prix unitaire en kilo de Ar 5,00 jusqu’à Ar 7,00. Pour maîtriser la collecte, il est nécessaire de mettre en place des points de ventes aux différentes communes dans le district de Vavatenina. Le projet crée aussi de bazar de bananes dans la ville de Vavatenina en vue d’obtenir plus des bananes, au moins de 10 tonnes par jours.
Commercialisation :
La commercialisation est assurée par le service commercial du projet. Pour cela, le commercial assure la fiabilité et la liquidation de ces bananes envers les grossistes dans la capitale et aussi dans la ville de Betsimisaraka. Il cherche la politique et stratégie aux points de ventes de chaque commune. Et chaque point de vente collecte jusqu’à 3 tonnes au minimum par jours. Donc, chacun essaie alors de produire de son côté une petite quantité de bananes. Abordons maintenant la caractéristique du projet.
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Table des matières
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : IDENTIFICATION DU PROJET
CHAPITRE I : PRESENTATION DU PROJET
Section 1 : Historique du projet
Section 2 : Caractéristiques du projet envisagé
CHAPITRE II : ETUDE DE MARCHE VISE
Section 1 : Description du marché visé
Section 2 : Analyse de l’offre
Section 3 : Analyse de la demande
Section 4 : Politiques marketing envisagées et stratégies à suivre
CHAPITRE III : THEORIE GENERALE SUR LES OUTILS, LES CRITERES D’EVALUATION, ET SUR LES STRUCTURES
Section 1 : Outils d’évaluation du projet
Section 2 : Critères d’évaluation du projet
Section 3 : Structures financières
DEUXIEME PARTIE : CONDUITE DE PROJET
CHAPITRE I : TECHNIQUE DE REALISATION
Section 1 : Ressources à mettre en œuvre
Section 2 : Caractéristique de l’approvisionnement
CHAPITRE II : LA CAPACITE DE COLLECTE ENVISAGEE
Section 1 : Différents facteurs de réalisation
Section 2 : Dépense en matières premières
Section 3 : Prévision de vente
CHAPITRE III : ETUDE ORGANISATIONNELLE
Section 1 : Structure organisationnelle
Section 2 : Description des tâches principales de chaque responsable
Section 3 : Chronogramme
TROIXIEME PARTIE : ETUDE FINANCIERE DU PROJET
CHAPITRE I : COUT D’INVESTISSEMENTS ET COMPTES DE GESTION
Section 1 : Coût des investissements
Section 2 : Tableau d’amortissement
Section 3 : Plan de financement
Section 4 : Tableau de remboursement des dettes
Section 5 : Compte de gestion
CHAPITRE II : ANALYSE DE LA RENTABILITE ET ETUDE DE FAISABILITE
Section 1 : Compte de résultat prévisionnel et la rentabilité
Section 2 : Plan de trésorerie
Section 3 : Tableau des grandeurs caractéristiques de gestion
Section 4 : Bilan prévisionnel
CHAPITRE III : EVALUATION DU PROJET
Section 1 : Evaluation économique
Section 2 : Evaluation financière
Section 3 : Evaluation sociale
CONCLUSION GENERALE