Parc Naturel des Hautes Fagnes-Eifel

Parc Naturel des Hautes Fagnes-Eifel

Le Parc naturel Hautes Fagnes-Eifel est un site particulièrement reconnu en Belgique et en Europe pour ses paysages et les biotopes qui s’y trouvent. Le parc couvre une surface de 72 000 hectares répartis entre la Belgique et l’Allemagne. Cette superficie est constituée principalement de landes, tourbières, forêts et rivières. Il est divisé en plusieurs régions dont celles de Entenpfuhl, du Brackvenn et de Aachener Kreuz, situées sur le Plateau des Hautes Fagnes, dans lesquelles les missions de ce stage ont été effectuées. (« Hautes Fagnes-Eifel », s. d.) .

Le Plateau des Hautes Fagnes est le point culminant de la Belgique avec une altitude maximale de 694m au signal de Botrange (« Hautes Fagnes-Eifel », s. d.). Cette localité, classée réserve naturelle et couvrant environ 5 000ha (Tout savoir sur le Parc naturel des Hautes Fagnes – Cantons de l‘Est, s. d.), est d’autant plus intéressante qu’elle bénéficie d’un microclimat provoqué par la rencontre des masses d’air venant de l’ouest avec ces reliefs. Cette situation climatique a pour conséquences des précipitations annuelles importantes avec une moyenne de 1400mm/an et des hivers particulièrement rigoureux au vu de l’altitude relativement faible (Erpicum et al., 1991). Ce microclimat fait ainsi du Plateau des Hautes Fagnes un environnement similaire aux plateaux du Haut-Jura.

Vipère péliade (Vipera berus) 

Identification

La vipère péliade (Vipera berus) est un reptile de l’ordre des squamates appartenant à la famille des vipéridés. Il s’agit du seul serpent venimeux présent sur le territoire Wallon. La vipère péliade est une vipère de taille moyenne mesurant en moyenne 65cm à l’âge adulte. (Speybroeck et al., 2018) Des individus atteignant la taille exceptionnelle de 104cm ont quant à eux été observés en Scandinavie. On distingue la vipère péliade des autres Vipera grâce à son museau arrondi ou très légèrement retroussé, à la tache en V ou X sombre sur leur tête, à son iris orange à rouge ainsi que par le zigzag sombre parcourant son dos allant de brun rouge à gris clair (Ursenbacher, 2010). En plus de cela, une écaillure caractéristique permet aussi la détermination de l’espèce. En effet, l’écaillure céphalique est composée d’une grande plaque frontale et de deux plaques pariétales ainsi que deux à quatre plaques parafrontales et deux apicales (Ursenbacher, 2010). De plus, ses écailles labiales supérieures sont, le plus souvent, blanches (Figure 3) (Speybroeck et al., 2018).

En parallèle de ces critères morphologiques interspécifiques, la vipère péliade présente un dimorphisme relativement important au sein de l’espèce. Cela s’illustre notamment par la présence d’individus mélaniques (Speybroeck et al., 2018). Un dimorphisme sexuel est aussi présent au sein de cette espèce. Cela s’observe notamment avec la longueur de la queue qui est plus courte chez les femelles que chez les mâles (Ursenbacher, 2010). Plus généralement, la femelle est plus grosse et plus grande que le mâle. La coloration varie elle aussi, les mâles sont le plus souvent jaunâtres ou grisâtres avec le zigzag dorsal sombre et très contrasté. Les femelles sont quant à elles brunâtres ou roussâtres avec un zigzag dorsal moins sombre et moins contrasté (Paquay & Graitson, 2007) (Figure 2).

Biologie

Au niveau phénologique et biologique, la vipère péliade sort d’hivernation de mi-février à début avril. Les mâles sortent deux à trois semaines plus tôt que les femelles et les juvéniles afin d’effectuer leur première mue. Cette mue précède obligatoirement l’accouplement et rend le dimorphisme sexuel encore plus visible (Ursenbacher, 2010). A partir de la mi-avril, les couples se forment à proximité des hibernaculums . Il est alors possible d’assister à des combats rituels entre les mâles (Paquay & Graitson, 2007). Après l’accouplement, les femelles mettent bas de mi août à mi-octobre donnant naissance à une portée de 5 à 13 vipéreaux (Ursenbacher, 2010) mesurant entre 15 et 20cm (De Witte, 1948). Ces vipéreaux atteindront ensuite la maturité sexuelle à l’âge de 3 ans pour les mâles et de 4 ans pour les femelles (Schiemenz, 1995). Celles-ci donneront naissance à une portée tous les 2 ou 3 ans en fonction de la localité. Toutefois, une fraction importante des femelles meurt après la première reproduction, seulement 20% d’entre elles se reproduisent une seconde fois (Guiller et al., 2019). Cette périodicité de reproduction pose encore question en Wallonie (Paquay & Graitson, 2007). Il est important de noter que, bien que les vipéreaux soient fortement sujets à la prédation avec un taux de survie de seulement 7% (Ursenbacher, 1998), les adultes ont quant à eux un taux de survie très élevé avoisinant les 90% (Paquay & Graitson, 2007).

Les diverses phases que représentent les mues, l’accouplement, la gestation et la mise bas sont coûteuses en énergie. C’est pourquoi, de par leur caractère ectotherme , les vipères péliades doivent s’exposer au soleil afin de pratiquer leur thermorégulation. Cette thermorégulation est fortement impactée au niveau journalier et annuel par les conditions météorologiques et saisonnières. C’est pourquoi, en fonction de la période de l’année ou de la météo, les individus d’une population donnée ne sortiront pas aux mêmes horaires et durant la même durée (Ursenbacher, 1998). Ainsi, les périodes les plus favorables pour l’observation de cette espèce seront les journées couvertes avec une pluie fine intermittente ou les journées avec la présence de soleil entrecoupée de nuages élevés. De la même façon les observations ne se feront pas aux mêmes heures de la journée tout au long de l’année. Il sera possible d’observer la vipère péliade de environ 9h au coucher du soleil durant le printemps et l’automne et le matin et le soir en été (Paquay & Graitson, 2007; Ursenbacher, 1998).

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Table des matières

Introduction
Remerciements
I) Contexte général
A. Présentation de la structure d’accueil
B. Présentation de la mission
1) Parc Naturel des Hautes Fagnes-Eifel
2) Vipère péliade (Vipera berus)
3) Contexte de la mission
II) Déroulé de la mission
A) Stations d’étude
B) CMR (Capture Marquage Recapture)
C) Analyse des données
1) Détermination des effectifs
2) Détermination des densités
3) Mise en évidence des déplacements individuels
4) Analyse des points d’observations
5) Autres analyses
III) Résultats de l’étude
A) Récapitulatif des sessions de capture
B) Habitats et conditions environnementales privilégiées
1) Végétation
2) Conditions météorologiques
C) Caractéristiques de la population : phénotypes et sexes
1) Distribution des sexes au cours de l’année
2) Résultats sur les phénotypes
D) Estimations des effectifs et densités de la population
1) Effectif de population
2) Densité de population
E) Déplacements des individus
F) Points d’observations au cours de l’année
IV) Discussion de l’étude
A) Habitats et conditions environnementales privilégiées
1) Végétation
2) Conditions météorologiques
B) Caractéristiques de la population : phénotypes et sexes
1) Sexes
2) Phénotypes
C) Estimations et densité
A) Estimation
B) Densité
V) Conclusion de l’étude
VI) Conclusion du stage
Conclusion
Bibliographie
Annexes

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