Marche du travail et logique de comportements psychosociaux

Précision de la thématique

Notre thème tourne sur le marché du travail et la logique de comportements psychosociaux. Nous entendons par le marché du travail, un lieu de rencontre de l’offre du travail ou la demande de l’emploi, faite par la population active et, de la demande du travail ou l’offre d’emploi, faite par les entreprises pourvoyeuses d’emplois. Les comportements sont des attitudes adoptées par l’individu ou la société face à une situation donnée. C’est notre réponse aux messages sociaux que nous appelons comportement psychosocial. Est « psychosocial », tout ce qui concerne l’individuel et le social. Nous remarquons qu’il y a une relation d’interdépendance entre l’emploi et le comportement dans une société donnée. Puisque nous sommes les produits de l’histoire et de la société, les événements de notre époque dans cette dernière nous affectent et modélisent notre comportement. Ainsi, les mécanismes du marché du travail peuvent-ils influencer le comportement des individus et provoquer l’action sociale.

Analyse du contexte

Un des domaines très importants pour la bonne marche de l’économie, l’analyse et l’étude du marché de travail deviennent indispensable pour toute société. Pour les pays développés, la population est un atout pour la croissance économique à côté du développement des techniques et de la nouvelle technologie de l’information et de la communication ou NTIC. Dans les pays européens, une diminution du taux de chômage est enregistrée. Mais malgré cela, l’offre demeure insuffisante face à la demande sur ce marché. Dans les pays africains, il est encore loin de compromettre un équilibre entre l’offre et la demande d’emploi. L’Afrique en général, se trouve confrontée à de multiples défis : économie fragile, croissance démographique rapide, urbanisation accélérée, valorisation insuffisante du capital humain, à cause de la carence observée dans le domaine de l ‘enseignement et de la formation, ainsi que dans le secteur de la santé, problème d’insécurité alimentaire, pauvreté, etc… Dans l’Afrique développée, en raison de l’insuffisance de qualification et de compétence d’un bon nombre de la population, les entrepreneurs implantent leurs sociétés hors du pays. Au contraire dans les pays africains en développement, le problème de l’insuffisance du travail reste encore majeur, puisque la demande est strictement supérieure à l’offre. Le manque de travail est un grand défaut pour l’économie africaine. Dans le cas de Madagascar, le problème de l’emploi occupe le devant de la scène économique. Le marché du travail est caractérisé par l’importance particulière de la dégradation de l’offre du travail, la mauvaise qualité de celle-ci, la faible productivité, les déséquilibres des structures de l’emploi, la faible incidence de l’emploi décent, la faiblesse de l’emploi salarié et la prédominance du secteur informel. C’est en grande partie les causes de la fragilité de l’économie et de la pauvreté de Madagascar parce que le taux de chômage est fortement élevé et le chômage déguisé ainsi que le petit commerce se sont répandus partout dans l’île. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’entamer une étude sur le marché du travail, à commencer par une étude dans la ville d’Antananarivo.

NECESSITE DU TRAVAIL, TRAVAIL EN VILLE ET LOGIQUE DARMEE DE RESERVE 

Concepts du travail et de l’emploi

Conceptions et définitions

Du latin « tripalium », l’étymologie du travail désigne un instrument de torture et le verbe « tripaliar »signifie torturer. Le travail est donc perçu immédiatement comme une activité féroce et pénible, une tâche douloureuse. Dans le sens courant du terme, le travail est un ensemble d’activités en vue d’un résultat utile (« Dictionnaire de la langue française », Encyclopedia Bordas, Paris 1994). Il suppose un effort conscient et réfléchi, si nous prêtons un point de vue philosophique. Ce n’est pas seulement une souffrance, mais aussi une action intelligente de l’Homme pour dominer la nature. Le travail est donc considéré comme un effort douloureux pour sortir d’une situation donnée. Dans les sociétés antiques , l’homme libre ne travaille pas, leur activité se résume dans la pratique du sport ou des actes politiques. Tandis que pour le christianisme, travailler est un devoir pour pouvoir vivre et faire vivre sa famille. Le travail est donc indispensable pour la survie. Dans un point de vue économique, le travail est une activité économique. C’est une activité professionnelle régulière et rémunérée. Cette activité économique est en vue de faire fonctionner le marché, et elle est caractérisée par une production de biens et de services, de répartition, de distribution et de consommation de ces derniers. L’activité économique est réalisée par les agents ou acteurs économiques qui se différencient selon leur fonction principale. Les entreprises, les administrations, les institutions financières et le reste du monde qui sont à la fois les fournisseurs de biens, de services et d’emploi, les ménages qui sont attribués à la consommation et à la ressource humaine pour l’emploi. Dans un sens « le travail» et « l’emploi » sont les mêmes. Ils se rapportent aux notions de fonction et d’occupation. Mais d’une manière générale, le travail renvoie à une activité que l’on use de notre temps, tel que, l’activité professionnelle pour être rémunéré ou pour avoir du profit. Tandis que l’emploi fait référence à un rapport de domination, où il y a employeur et employés. Les employés étant des personnes qui exercent contre salaire une fonction auxiliaire, sont généralement dans le commerce et dans l’industrie, ou dans l’entreprise du service. Par exemple, nous pouvons avoir un travail en exerçant une activité qui rapporte du profit sans avoir recours à contacter un employeur.

Valorisation du travail

L’homme accorde une importance capitale au « travail » non seulement par sa façon d’être mais pour sa survie.

Travail : spécifiquement humain et libération

Selon Marx « le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l’homme et la nature…notre point de départ. C’est le travail sous forme, qui appartient exclusivement à l’Homme ». C’est Marx qui a su distinguer la spécificité du travail humain par rapport au travail animal : « Mais ce qui distingue le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte c’est que l’architecte construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche ». Le phénomène est spécifiquement humain, il implique un plan et un projet spirituel et se différencie ainsi de l’opération animale. Le travail est la vocation essentielle de l’homme et le distingue aux autres êtres vivants, dominés par l’instinct. Dans le travail, en effet, l’homme existe « pour-soi », car non seulement il extériorise son individualité mais aussi son être social, donc « pour-leur ». C’est dans son travail qu’il exprime son humanité et que son objet convient aux besoins des autres. Le travail est donc un besoin fondamental pour l’homme pour accomplir son essence et son humanité, mais il est aussi nécessaire pour sa survie car l’homme doit travailler pour se nourrir. Pour Calvin, le travail n’est pas considéré comme un moyen, mais plutôt comme un résultat promettant le salut. Il ne s’agit pas d’accumuler des richesses, ou encore de procurer du plaisir, ou seulement pour vivre. Le travail c’est « le fruit normal de la vie intérieur de l’Homme », qui va de soi naturellement. L’homme en transformant la nature se construit et se réalise lui-même. Il se façonne la nature à son image et accède ainsi à la conscience et à la liberté. Ceci est bien élucidé dans la « Phénoménologie de l’esprit » lorsque Hegel explique « la dialectique du maître et de l’esclave ». Si dans la lutte des consciences opposées le maître domine l’esclave et l’esclave va se libérer par le travail. Le maître se contente de jouir passivement des fruits du travail de l’esclave alors que l’esclave extériorise sa conscience et ses projets dans le monde. Ainsi le maître demeure-t-il dans une jouissance instantanée et l’esclave acquièret-il petit à petit son autonomie car le travail dans lequel la conscience objective est la voie de la libération humaine Il est le chemin de l’autonomie, il forme et éduque, il civilise et transforme le monde. C’est donc par le travail que l’on se définit et se réalise en tant qu’Homme.

Importance du travail dans les sociétés occidentales modernes

La Modernité est ce moment où l’homme se réapproprie le monde, se désigne comme source unique du sens et comme fondement des pouvoirs auxquels il se soumet. La Modernité et la Postmodernité sont les temps venus de l’individualisme, mais la Modernité est celui d’un individualisme civique où le moi individuel se grandis de se soumettre à l’universalité citoyenne. Au coté de la Modernité surgissent la révolution technique et celle des sciences dans le cadre de servir les industries et les travaux dans les usines. La science est un édifice technico-scientifique lié à l’expérimentation, à sa preuve et à sa source, à partir des résultats, des produits techniques induits par le savoir humain. La technique précèdera parfois la théorie et lui posera les problèmes qui la feront progresser car il s’agira de faire scientifiquement afin d’en permettre l’extension. Le rôle donné à la technique et à l’entreprise va induire tout un ensemble de conceptions, où la matérialité du « faire » devient cause productrice du social (ARON(A) et ANSART(P) « Dictionnaire de sociologie »). Parce que la Modernité est l’affirmation de l’égalité, elle sera le monde où l’économie devient la norme de toute chose. Le capital et le travail deviennent la base de la vie moderne. Ce que la Modernité n’a pas prévu dans l’harmonisation de la vie sociale, c’est le phénomène de dysfonction.

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Table des matières

Introduction générale
PARTIE I : Conception du marché de travail et environnement de Ville à Antananarivo
Chapitre I : Nécessité du travail, travail en ville et logique d’armée de réserve
Chapitre II : La complexité du marché du travail
PARTIE II : Comportements psychosociaux en fonction du cas du marché du travail
Chapitre III : Fluctuations dans le mouvement du marché du travail
Chapitre IV : Faits psychologiques et sociaux
Chapitre V : Accommodation à l’informel
PARTIE III : Prospective d’harmonisation du marché de l’emploi
Chapitre VI : Quid du plein emploi
Chapitre VII : Management de projet et marché du travail
Conclusion générale
Bibliographie
Table des matières
Listes
Listes des annexes
CV et résumé

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