Données de l’examen clinique
L’examen clinique de nos patients avait recherché les différents signes d’atteinte médullaire. En regroupant les signes objectifs et/ou subjectifs, on avait recherché les différents syndromes : lésionnel, sous lésionnel et rachidien témoignant d’une compression médullaire.
Syndrome rachidien
Noté chez 162 patients (86%), il était sous forme de douleurs rachidiennes à la palpation des apophyses épineuses chez 159 cas (94%). Par ailleurs, l’examen du rachis a mis en évidence une atteinte de la statique rachidienne chez 16 patients (9,8%), dont 9 cas de cyphose dorsale, 3 cas de cyphoscoliose dorsale, 2 cas d’hyperlordose lombaire et 2 cas de cyphose lombaire importante.
La raideur rachidienne était présente chez 42 malades soit 22,3%, dorsale dans 21 cas, lombaire dans 12 cas et cervicale dans 9 cas.
Syndrome lésionnel
Traduit l’ateinte d’une ou plusieurs racines au niveau de la lésion, et il indique le niveau de la compression .Ces radiculalgies ont été notées chez 58 patients (30,8%), elles étaient à type de sciatalgies dans 38 cas et de névralgies cervicobrachiales dans 13 cas, cruralgies dans 3 cas, et 4 cas de névralgie intercostale.
Syndrome sous lésionnel
Troubles moteurs
Présents chez 173 patients (92%) sous forme de :
Paraplégie flasque dans 31 cas (18%).
Paraplégie spasmodique dans 14 cas (8%).
Paraplégie flasco-spasmodique dans 5 cas (3%).
Paraparésie chez 90 patients (52%).
Monoparésie était présente chez 21 cas (12%), dont 5 cas au niveau du membre supérieur et 16 cas au niveau du membre inférieur.
Tétraparésie dans 11 cas (6,5%).
Un cas d’hémiparésie gauche. (Figure 7)
Troubles des réflexes
Les réflexes ostéo-tendineux étaient abolis chez 56 patients (30%) et vifs dans 32 cas (17%). Un signe de Babinski était retrouvé chez 21 malades (11%) et il était bilatéral chez 18 patients. De plus, on avait noté un réflexe cutanéo-abdominal aboli chez 18 malades (9,5%) et une trépidation épileptoïde chez 4 malades (2,1%).
Troubles sensitifs
Une atteinte sensitive était objectivée chez 110 cas (58,5%), elle était à type de :
Hypoesthésie dans 80 %
Anesthésie dans 9%
Atteinte de la sensibilité profonde dans 5,5 %.
Anesthésie en selle dans 5,5 %.
Troubles trophiques
Des troubles trophiques ont été trouvés chez 4 patients, à type d’amyotrophie des MI dans 3 cas, et amyotrophie des interosseux dans 1 cas.
Examen général
Quarante-cinq de nos patients soit 24% présentaient une altération de l’état général, une hypertrophie prostatique au toucher rectal était retrouvée chez 6 patients, alors que chez deux patients nous avons objectivé un nodule thyroïdien palpable.
formes topographiques cliniques
Les formes cervicales
Un syndrome de compression médullaire cervical était suspecté dans 13 cas (7%), devant les cervicalgies, Névralgies cervicobrachiales, torticolis et une tétraplégie.
Les formes dorsales
Un syndrome de compression médullaire dorsale était évoqué dans 98 cas(52%), révélée par un syndrome rachidien dorsal, un syndrome parapyramidal, ou par des troubles sensitifs avec un niveau dorsal.
Les formes lombaires
Un syndrome de compression médullaire lombaire était retrouvé chez 29 malades (15,3%) , sous forme de tableau de syndrome rachidien lombaire avec troubles sensitifs
Les formes étagées
Elles étaient présentes chez 48 de nos malades (25,6%), dont 5 cas (10,4 %) associant une atteinte cervicale et dorsale, 36 cas (75%) associant une atteinte dorsale et lombaire et 7 cas (14 ,6%) associant une atteinte lombaire et sacrée. (Figure 8)
EXAMENS PARACLINIQUES
Radiographies standard du rachis
Réalisée chez 164 patients (87%), elle était anormale dans 87 cas (53%). Elle avait montré :
• Une image de lyse vertébrale dans 36 cas (41,3%).
• Une image de tassement vertébral dans 26 cas (30%).
• Une image de condensation osseuse dans 10 cas soit (11,5%).
• Un scalloping du corps vertébral dans 5 cas (5,7%).
• Elargissement d’un trou de conjugaison dans 2 cas soit (2,3%).
• Anomalie de la statique rachidienne dans 8 cas (9,2%).
• Cet examen n’a pas détecté d’anomalie chez 77 patients (47%). (Tableau II)
Imagerie par résonance magnétique
Elle était réalisée dans les 3 plans de l’espace, en séquences pondérées T1 avant et après injection de Gadolinium et en séquences pondérées T2. (Voir partie iconographie).
Elle avait permis d’étudier le contenu du canal rachidien, surtout l’état de la moelle épinière et des racines. Elle a été réalisée chez 144 patients (77%). Elle a confirmé la topographie lésionnelle dans tous les cas et fait évoquer le diagnostic histologique dans 96 cas (67%),
Ainsi elle a montré
o une lésion au niveau cervical dans 17 cas (11,8%), dorsale dans 52 cas (36,1%), lombaire dans 19 cas (13,2%) et étagée dans 56 cas (38,9%).
o une compression postérieure dans 104 cas (72,3%), antérieure dans 22 cas (15,2%) et latérale dans 18 cas (12,5%).
Tomodensitométrie (TDM)
La TDM permet de réaliser un bilan lésionnel osseux précis. Cet examen a été réalisé chez 65 malades, soit 34,5 % des cas. Le siège de la lésion était confirmé dans tous les cas, en objectivant : un processus intracanalaire dorsal dans 17 cas, lombaire dans 10 cas, une image d’ostéolyse dans 32 cas, alors qu’on a eu des images mixtes d’ostéolyse et d’osteo-condensation dans 3 cas.
Cet examen a été complété secondairement par l’IRM chez 31 patients.
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Table des matières
INTRODUCTION
PATIENTS & METHODES
I. Matériel et méthodes
II. Méthodologie du travail
III. Critères d’inclusion
IV. Critères d’exclusion
V. Le but du travail
RESULTATS
I. EPEDEMIOLOGIE
1. Fréquence
2. Répartition selon le sexe
3. Répartition selon l’age
4. Délai d’évolution
5. Antécédents
II. DONNEES CLINIQUES
1. Signes fonctionnels
2. Données de l’examen clinique
3. formes topographiques cliniques
III. EXAMENS PARACLINIQUES
1. Radiographie standard
2. Imagerie par résonance magnétique
3. Tomodensitométrie (TDM)
4. Autres examens
5. bilan biologique
IV. LA PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
1. Le traitement médical
2. Le traitement chirurgical
3. Données de l’examen anatomopathologique
4. La radiothérapie
5. La chimiothérapie
6. La Rééducation
V. EVOLUTION
1 Evolution selon l’age
2. Evolution selon le sexe
3. Evolution selon l’état neurologique à l’admission
4. Evolution selon le nombre de vertebres atteintes
5. Evolution selon le traitement institué
6. Evolution selon le type histologique de la tumeur
ICONOGRAPHIE
DISCUSSION
I. EPIDEMIOLOGIE
1. Fréquence globale
2. Age des patients
3. Sexe des patients
4. Délai d’évolution
II. ETUDE CLINIQUE
1. Interrogatoire
2. Données de l’examen neurologique
III. LES FORMES TOPOGRAPHIQUES CLINIQUES
1. Les formes topographiques en hauteur
2. Les formes topographiques « en largeur »
IV. LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES
1. Imagerie
2. La biologie
3. Autres examens paracliniques
V. LE TRAITEMENT
1. Taitement médical
2. Traitement chirurgical
3. La radiothérapie
4. La chimiothérapie
5. Hormonothérapie
6. La rééducation
VI. ETIOLOGIES
1. Causes extradurales
2. Les causes intramédullaires
3. Les causes intramédullaires
VII. EVOLUTION
1. Evolution globale
2. Les élements pronostiques
CONCLUSION
ANNEXES
RESUMES
BIBLIOGRAPIHIE
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