Les plaies du diabetique

Le diabète est un état qui prédispose à la survenue de nombreuses autres pathologies. Parmi celles-ci, les plaies tiennent une place importante, cause de souffrance, de morbidité et de mortalité, surtout les plaies chroniques qui sont l’apanage du patient diabétique. (1) En effet, un diabète mal contrôlé se complique tôt ou tard d’atteintes au niveau des petits et des gros vaisseaux, aboutissant à un moment donné à l’altération d’un organe noble. Souvent, le diagnostic du diabète n’est posé que lorsque le membre atteint de plaie peut avoir déjà perdu ses fonctions de façon irréversible. Le diagnostic et le suivi du diabète peuvent se faire en consultation de ville, mais la prise en charge d’une plaie chez un diabétique doit se faire en milieu hospitalier. La plaie du diabétique est un fléau car elle occasionne fréquemment arrêt de travail, reclassement professionnel, invalidité, mais aussi un handicap et une dégradation du niveau de vie, et de la vie sociale du malade. Elle devient alors un véritable problème de santé publique. L’Organisation Mondiale de la Santé estime à plus de 170 millions le nombre de diabétiques dans le monde, chiffre qui devrait doubler d’ici 2030. Environ 15% des diabétiques feront une plaie au cours de leur vie et 15% de ces patients subiront une amputation. On estime qu’en assurant une prise en charge et des soins de base, jusqu’à 80 % des amputations du pied peuvent être évitées chez les diabétiques.

LE DIABETE 

Définition

Le terme diabète sucré désigne un ensemble de maladies qui se définit par la présence d’une hyperglycémie chronique, de degré variable due à une anomalie de l’insulinosécrétion et/ou de l’action de l’insuline, responsable à terme, de complications micro- ou macrovasculaires.

Classification du diabète 

La classification du diabète en détermine le mode de traitement. Il existe deux façons de classer le diabète, toutes deux étant nécessaires.

Classification clinique
Elle est fondée sur la conviction qu’a le clinicien de la thérapeutique qui doit être mise en route. D’après cette classification, il existe 4 types de diabètes :
– le diabète insulinodépendant qui correspond au diabète de type 1 auto-immun.
– le diabète non insulinodépendant correspondant au diabète de type 2, et également les diabètes secondaires, les diabètes par anomalies génétiques et les diabètes de type 1 lent ou slow type 1
– le diabète non insulinodépendant mais insulinotraité, également appelé diabète insulinorequérant.
– le diabète gestationnel.

Classification étiologique
Cette classification se sert de la cause initiale pour déterminer le type du diabète. Elle reconnait 4 types :
– Le diabète de type 1, peut être lié à la destruction auto-immune des cellules β langerhansiennes, ou d’origine idiopathique si on ne retrouve pas de cause
– Le diabète de type 2 associant à l’insulino-résistance, une diminution de la sécrétion d’insuline endogène à des degrés variables
– Les autres types de diabète spécifiques
– Le diabète gestationnel .

Diagnostic

Diagnostic clinique
Le diabète de type 1, dans sa forme non compliquée, est évident chez un adulte jeune ou un enfant présentant les signes cardinaux : asthénie, polyurie, polydipsie, amaigrissement spontané malgré une polyphagie. Ces signes imposent la recherche d’une hyperglycémie, d’une glycosurie et d’une cétonurie. Le diabète de type 2 se révèle souvent dans l’âge moyen de la vie, souvent lors d’un bilan systématique ou devant une complication liée au diabète. Les signes cardinaux peuvent être présents avec une surcharge pondérale androïde et une nécrobiose lipoïdique.

Diagnostic paraclinique
Selon les dernières recommandations de l’OMS, le diabète se définit comme la présence d’un des critères suivants :
– Une glycémie veineuse à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l (ou 7 mmol/l) à au moins deux reprises.
– Une glycémie veineuse à n’importe quelle heure de la journée supérieure ou égale à 2 g/l (11,1 mmol/l), à deux reprises
– Une glycémie 2 heures après une charge en glucose (de 75 g pour l’hyperglycémie provoquée par voie orale ou HGPO) supérieure ou égale à 2 g/l (11,1 mmol/l).

En pratique courante, l’HGPO ne sert pas à diagnostiquer le diabète mais c’est un examen qui permet de distinguer :

– L’hyperglycémie modérée à jeun :
– Glycémie veineuse à jeun supérieure ou égale à 1,10 g/l (6,1 mmol/l) et inférieure à 1,26 g/l (7 mmol/l).
– Glycémie veineuse 2 heures après une charge en glucose inférieure à 1,4 g/l (7,8 mmol/l).
– L’intolérance au glucose :
– Glycémie veineuse à jeun inférieure à 1,26 g/l (7 mmol/l) ET.
– Glycémie veineuse 2 heures après une charge en glucose supérieure ou égale à 1,4 g/l (7,8 mmol/l).

Complications dégénératives du diabète 

Le diabète mal équilibré est responsable à long terme de complications vasculaires pouvant mettre en jeu le pronostic vital et fonctionnel du patient.

Macroangiopathies
Les macroangiopathies sont des lésions des gros vaisseaux qui peuvent toucher les artères du cœur et provoquer angine de poitrine, infarctus du myocarde, les artères du cerveau et provoquer des accidents vasculaires cérébraux, les artères des membres inférieurs et provoquer une artérite oblitérante.

Microangiopathies
Les microangiopathies sont des lésions des petits vaisseaux pouvant atteindre les vaisseaux de la rétine (responsables de la rétinopathie diabétique). Elles peuvent atteindre aussi les capillaires des reins entrainant une néphropathie, ce qui favorise l’apparition d’une hypertension artérielle et évolue vers l’insuffisance rénale, ou encore atteindre les vasa nervorum à l’origine de neuropathie.

Traitement

Le traitement du diabète a pour objectif principal un équilibre glycémique, pour prévenir les complications vasculaires à long terme et éviter les complications métaboliques aiguës. L’objectif est de maintenir une HbA1c à moins de 6,5% en prenant en compte le risque hypoglycémique. Mais le traitement exige aussi le contrôle des facteurs de risque associés (tabagisme, hypertension artérielle, dyslipidémies). Avant tout traitement pharmacologique, l’éducation thérapeutique assure au patient la maitrise des gestes techniques d’auto-surveillance et d’auto traitement. Le contrôle du poids requiert l’application de mesures hygiéno-diététiques et l’usage de l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Celui-ci doit être inférieur à 25 kg/m². (6) En cas d’échec de la diététique, le traitement est complété par la prescription d’une statine chez les patients présentant une dyslipidémie ou d’un fibrate dans le cas d’intolérance aux statines ou d’hypertriglycéridémie exclusive. Les diabétiques de type 1 sont traités par l’insuline et l’auto-surveillance glycémique est systématique et pluriquotidienne. Les diabétiques de type 2, tant qu’ils ne sont pas insulino-requérants, sont traités avec des antidiabétiques oraux (sulfamides hypoglycémiants, biguanides, inhibiteurs de l’α-glucosidase, thiazolidinediones).

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE
I. DIABETE
I.1. Définition
I.2. Classification du diabète
I.2.1- Classification clinique
I.2.2- Classification étiologique
I.3. Diagnostic
I.3.1- Diagnostic clinique
I.3.2- Diagnostic paraclinique
I.4. Complications dégénératives du diabète
I.4.1- Macroangiopathies
I.4.2- Microangiopathies
I.5. Traitement
II. LA PLAIE CHEZ LE DIABETIQUE
II.1. Définition de la plaie
II.2. Pathogénie de la plaie chez le diabétique
II.3. Classification des plaies
II.4. Ecosystème d’une plaie chez le diabétique
II.5. Diagnostic
II.5.1. Examen clinique
II.5.2. Examens paracliniques
II.5.2.1. Examens biologiques
a. Examen bactériologique
L’antibiogramme
b. Autres examens complémentaires
II.5.2.2. Examens d’imagerie
II.5.3.Critères d’infection du pied diabétique
II.6. Prise en charge
II.6.1. Prise en charge hospitalière
II.6.1.1. Buts
II.6.1.2. Les mesures d’urgence
II.6.1.3. Les moyens médicamenteux
II.6.1.4. La chirurgie orthopédique
II.6.1.5. Surveillance
II.6.2. Suivi après l’hospitalisation
II.6.2.1. But
II.6.2.2. Eléments de surveillance
II.6.2.3. Education du patient
DEUXIEME PARTIE : MATERIELS ET METHODE
I. METHODOLOGIE
I.1. Type d’étude
I.2. Critères d’inclusion
I.3. Critères d’exclusion
I.4. Paramètres
I.5. Nature des prélèvements
II. RESULTATS
II.1. Données démographiques
II.1.1. Répartition selon l’âge
II.1.2. Répartition selon le sexe
II.1.3. Répartition selon la profession
II.2. Données cliniques
II.2.1. L’indice de masse corporelle
II.2.2. Les antécédents et facteurs de risque
II.2.3. Le type de diabète
II.2.4. Age de découverte du diabète
II.2.5. Siège de la plaie
II.2.6. Mode de survenue de la plaie
II.2.7. Autres complications du diabète
II.3. Données bactériologiques : les germes retrouvés par l’examen et l’antibiogramme
II.4. Données thérapeutiques et évolutives
II.4.1. Durée d’hospitalisation
II.4.2. Issue des patients
TROISIEME PARTIE : COMMENTAIRES ET SUGGESTIONS
I. COMMENTAIRES
I.1. Données démographiques
I.2. Données cliniques
I.3. Données bactériologiques
I.4. Données thérapeutiques et évolutives
II. SUGGESTIONS
CONCLUSION
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE

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