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La période préindustrielle et les conditions préalables à la révolution
Pour pouvoir comprendre l’essence de la révolution industrielle, il serait convenable d’étudier les réalités de la période préindustriell.Partons d’abord du Moyen âge où l’idée de croissance économique était quasiment absente, la rédominancep du secteur agricole ne peut être ignorée, la production était assurée par lesaysans,p la terre appartenait aux seigneurs qui s’intéressaient plus à la guerre qu’à la recherche de profit, l’église, la seule institution détenteur de pouvoir, reprochait la recherche d’intérêt personnel. Ce n’est que vers la fin du 10ème siècle que l’expansion du commerce6 fit son apparition, un phénomène que Robert S. LOPEZ qualifiait d’être «probablement le virage le plus important enregistrédans l’histoire de notre civilisation »7. Les effets de cette expansion furent diverses : une dégradation petit à petit de l’ordre féodal et seigneurial ; cités et villes commencèrent à s’accroître ; la petite industrie artisanale, et même à l’occasion, la plus grande industrie commencèrent à se développer dans le sillage du commerce en expansion. Ce fut l’essence du processus d’évolution économique. Vers la fin du 15 siècle, la découverte du Nouveau monde et de débouchés nouveaux vers l’Est accrurent les dimensions des marchés ouverts à l’Europe ; ce qui fut le début de ce que l’on appelle « révolution commerciale».
A partir du 16ème siècle, l’importance quantité d’or et des métaux récieuxp en provenance des nouveaux mondes provoqua une hausse générale des prix créant des circonstances économiques favorables dans la mesureoù la hiérarchie sociale et économique traditionnelle a été remplacée par des classes nouvelles (ex : classe bourgeoise) orientées vers la recherche de profit et la finance. En plus, la renaissance et la réforme protestante opéraient de grandes transformations dans la mentalité de la population. Désormais, on s’intéresse beaucoup plus à la recherche du bien être individuel et à la curiosité intellectuelle.
L’église se fait remplacer progressivement par l’Etat où, dans un système mercantile, la recherche du profit individuel est considérée comme un outil permettant de promouvoir la richesse, la puissance et le prestige nationaux. Dès le 17ème siècle, des grandes compagnies commerciales maritimes, comme la Compagnie Anglaise des Indes orientales (1600) montrent les premières formes d’entreprises modernes dans la mesure où elles sont les premières entités à rassembler capitaux, moyens matériels (navires), progrès technologiques (boussole), et force de travail humaine en vue de rechercher « un profit monétaire ». Ainsi, comme Fernand BRAUDEL8 l’a affirmé, les activités du capitalisme marchand et financier sont déjà largement développées à la fin du Moyen âge.
Dans sa publication intitulée « Pour une critique de la doctrine classique du sous- développement », Eric Thosun MANDRARA, auteur et enseignant d’économie politique, a mis l’accent sur le fait que : « jusqu’aujourd’hui, l’explication de l’histoire met en avant la révolution industrielle, la révolution scientifique, politique. On n’a pas mieux à dire et on est content. (…) on peut comprendre comme on n’a jamais compris que ce qui s’est passé depuis la fin du 18ème siècle c’était d’abord la Révolution fiduciaire, on peut tenir la lumière que ce qui avait commandé l’évolution historique étaient ’abord deux grandes révolutions monétaires, celle des pièces frappées et de la monnaie fiduciaire ». En effet, la création de la monnaie fiduciaire fut à la base de la révolution industrielle. Les premières formes juridiques d’entreprises sociétaires, comme le cas des sociétéen commandite, voient le jour vers la fin du 17ème siècle. Ce n’est qu’en 1807 que les premières formes de sociétés de capitaux, comme les sociétés en commandite par actions, furent créées, facilitant les apports en capitaux des investisseurs dans la mesure où leurs responsabilités sont limitées à la hauteur de leurs montants investis et la possibilité de spéculer enbourse.
La réflexion sur le rôle de l’Etat dans les activités économiques se développe principalement au 18ème siècle suite à la publication de l’ouvrage « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations » par Adam SMITH en 1776. En effet, selon Adam Smith: « dans le système de la liberté naturelle, el souverain n’a que trois devoirs à remplir. Le premier, c’est le devoir de défendre la sociétéde tout acte de violence ou d’invasion de la part des autres sociétés indépendantes. Le second,c’est le devoir de protéger, autant que possible, chaque membre de la société contre l’injustice ou l’oppression de tout autre membre ou bien le devoir d’établir une administration exacte de la justice. Et le troisième, c’est le devoir d’ériger et d’entreprendre certains ouvrages publics et certaines institutions que l’intérêt privé d’un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entreprendre, parce que jamais le profit n’en rembourserait la dépense, quoiqu’à l’égard d’une grande société ce profit fasse beaucoup plusqu’en rembourser la dépense » . En d’autre terme, A. SMITH préconise la présence d’unEtat-gendarme assurant d’une part ses fonctions régaliennes et d’autre part des fonctions tutélaires, sans modifier les mécanismes de marché et l’ordre fabriqué par la main invisible. Ainsi, déjà au 18ème siècle, le rôle de l’Etat ne pouvait être minimal.
L’Angleterre était d’ores et déjà le leader en Europe en matière de science et de technique. C’est l’anglais, Sir Isaac NEWTON, qui a vait été le grand personnage en termes d’innovations scientifiques du 17 ème siècle. La création de la « Royal Academy » en 160 avait été à la fois la conséquence et la cause du rogrèsp d’ensemble de l’intérêt envers la science.
Les techniques agricoles n’évoluent de manière significative qu’à partir du 18 ème siècle. La révolution agricole, caractérisée par sdeinnovations techniques, débuta dans le Sud de la Grande-Bretagne vers les années 1720. Nombreux sont les innovations techniques permettant un accroissement de la productivité agricole (drainage, marnage, l’invention du semoir par Jethro Tull en 1701…), toutefois, force est de noter que l’élément le plus important est l’amélioration de la production agricole dû aux mouvements d’enclosure 11 ème utilisés au 15 siècle. Les enclosures, inaugurées en Angleterre par les Enclosure acts en 1760, consistaient à délimiter la terre par des barrières, placée sous neu direction unique et orientée vers une production destinée à être commercialiser, permettant l’application de nouvelles techniques et donc, ainsi, l’accroissement de la production de manière significative. Ici, Karl MARX définit le mouvement d’enclosure comme étant à l’origine du déplacement des paysans sans terre vers les villes pour devenir les premiers ouvriers, premiers prolétaires de la révolution industrielle12. La révolution agricole se poursuit tout au long du 19ème siècle par l’apparition du machinisme agricole (ex : la moissonneuse mécanique de Cyrus Mac CORMICK en 1824).
Pour conclure, le début d’une révolution commerciale et le mercantilisme vers la fin du 15 ème ème siècle, la révolution fiduciaire de la fin du 17 siècle, le libéralisme économique préconisé par A. Smith, les innovations techniqueset scientifiques suivit de la révolution agricole constituent les conditions préalables pourévoluer vers une révolution industrielle.
La révolution industrielle en Angleterre
Dans une perspective linéaire, à la manière de W.W . ROSTOW, la première révolution industrielle débuta en Angleterre dès lemilieu du 18ème siècle13. Jusqu’à cette époque, comme nous l’avons vu, une croissance économique était lente, voire même quasi-absente tant pour l’Angleterre que pour d’autres pa ys. C’est pourquoi on peut caractériser la révolution industrielle par une croissance économique rapide.
La révolution technique :
Les successions de progrès techniques, qui se produisaient en Angleterre durant les dernières années du 18 siècle, constituent les transformations les plus marquantes de la révolution industrielle. Non seulement elles étaien nombreuses, mais surtout, elles ont contribué en grand part à l’amélioration des techniques de production, à développer sa technologie pour satisfaire aux besoins économiques ressentis. Tel que le tableau suivant la montre, les innovations techniques sont utilisées dans le processus de production de biens économiques :
En effet, les innovations techniques du 18ème siècle sont à la fois à la base de la révolution industrielle et la conséquence de celleci-. La preuve est que plus de brevets ont été enregistrés pour des inventions nouvelles dans lestrente années qui ont suivi 1760 que dans le siècle précédent tout entier. Vu les changements apportés dans plusieurs secteur industriel (textile, métallurgie, transport…), la révolution t echnique ne peut être le résultat d’une série d’inventions unique, mais plutôt d’une prise de con science de l’ensemble de possibilités d’évolution technologique en vue d’améliorer les méthodes de production.
Les innovateurs et inventeurs ne spéculaient en aucun cas au hasard, c’étaient des hommes d’affaires réalistes qui s’efforçaient de résoudre des problèmes bien précis. Ce fut par exemple le cas de l’invention du « procédé de puddlage » permettant de substituer la houille au charbon de bois face à la pénurie de fournitures de bois et charbons de bois vers la fin du 18ème siècle. La construction de canaux est le résultatdu problème de coût de transport dans le transport du charbon. Ainsi, il n’est pas surprenant que les innovations apportées dans le processus de production en Angleterre ont été efficace dans la mesure où elles ont été faites pour s’adapter aux ressources naturelles du pays et aux autres facteurs de production.
La vapeur fut à l’origine la principale source d’énergie. C’est avec la naissance de la thermodynamique que l’idée d’utiliser la vapeur comme source d’énergie est venue. La première machine fonctionnant à vapeur à être utilisée industriellement fut celle de Thomas SAVERY en 1698. A l’origine elle fut utilisée pour pomper l’eau dans les mines à charbon.
La première véritable machine à vapeur, celle dont toutes les machines alternatives descendent, fut celle inventée et construite par Thomas NEWCOMEN en 1712. Frappé par l’intense consommation de la machine de Newcomen en charbon, James WATT l’améliora et en déposa le brevet en 1769. Ensuite, les machines à vapeur seront adaptées aux bateaux et aux locomotives, innovant ainsi le secteur du transport.
Secteurs industriels et machinisme :
L’industrie textile fut la première à être mécanisée, les Premiers entrepreneurs du coton britannique jouant un rôle majeur dès la deuxième moitié du 19 siècle . L’innovation dans l’industrie textile, tout particulièrement dans le secteur du coton, est un autre aspect essentiel de la révolution industrielle anglaise. Au 18ème siècle, une vague d’inventions a en effet révolutionné esl méthodes de filage, de tissage et d’impression des motifs et des couleurs dans l’industrie textile anglaise.
• 1733 : John Kay inventa la navette volante qui permet de tisser quatre fois plus vite et des tissus plus larges. Il fallait donc quatre fileurs pour un tisserand. Cette rupture d’équilibre provoqua d’autres inventions techniques,
• 1765 : James Hargreaves breveta la « Spinning-Jenny » un rouet où l’on peut poser huit broches. Hargreaves était un ouvrier tisserand illettré. Sa machine fut détruite par des ouvriers tisseurs furieux de perdre leur travail, et il mourut dans la pauvreté,
• 1767 : Richard Arkwright breveta la « water-frame », première fileuse mécanique basée sur le modèle de machine à filer brevetée par Lewis Paul en 1738,
• 1779 : Samuel Crompton créa la « mule-jenny » qui mettait en œuvre 400 broches à la fois (eau ou charbon nécessaire),
• 1785 : Edmund Cartwright – un « clergyman » du Leicestershire inventa le premier métier à tisser mécanique,
• 1846 : machine à coudre d’Elias Howe, qui améliore le modèle de Barthélemy Thimonnier de 1829.
Source : encyclopédie wikipédia.
Ensuite vient la métallurgie avec la famille Abraham DARBY qui allait innover la production de fonte, puis le fer en 1750. Ici encore, le charbon et coke15 jouaient encore un très grand rôle. Abraham Darby III construisit le premier pont métallique, Ironbridge, en 1779, considéré depuis comme étant le berceau de larévolution industrielle. La fonte constitue avec le fer et l’acier les 3 degrés de la production sidérurgique. La production de fonte augmenta considérablement à partir de 1750 et le coût de production diminue fortement. Le fer put alors être utilisé en grande quantité dans la production de ponts, de chemins de fer et d’immeubles. Le graphique ci-après donne une idée de l’augmentation massive ed la production de fonte. On doit souligner qu’il ne s’agit pas seulement de la fonte, mais aussi de diverses variantes de produits ferreux, y compris de l’acier (obtenu par alliage du fer avec du carbone ou d’autres métaux).
Suprématie de la Grande-Bretagne dès 1750 :
La suprématie britannique peut être expliquée paruatreq facteurs : l’empire colonial, le système des usines, une spécialisation industrielle précoce et la suprématie financière.
L’empire colonial britannique :
L’Empire colonial britannique est le plus étendu dumonde au XIXe siècle avec environ 33 millions de km2 pour une population représentant environ le quartde la population mondiale totale d’alors c’est-à-dire 500 millions d’habitants. Adoptant une stratégie coloniale différente des autres nations, notamment de la France, le Royaume-Uni opte très tôt pour le libre-échange avec ses colonies mais également avecles autres nations. Le traité Eden-Rayneval, signé le 26 septembre 1786 entre la Grande-Bretagne et la France, illustre bien cela, rendant la circulation des grains quasiment libre et interdit l’exportation de machines anglaises et l’émigration d’ouvriers britanniques.
Spécialisation industrielle précoce dès 1750 :
L’agriculture est sacrifiée au profit de l’industrie ; la part de l’activité agricole dans le PIB de la Grande-Bretagne passe de 20 % en 1850 à 6 % en 1906. L’agriculture sacrifiée, les efforts tournés vers l’industrie, la domination industrielle de la Grande-Bretagne est assurée, au moins pendant une grande partie du XIXe siècle. Ainsi, la production industrielle s’accroît fortement, notamment dans les productions de charbon (qui augmente de 100 % entre 1830 et 1845), textile et sidérurgique dans lesquelles se pécialise la Grande-Bretagne. Cette domination s’appuie notamment sur une main-d’œuvre, abondante grâce à l’essor démographique, acquise aux nouvelles méthodes notamment organisationnelles avec la division du travail selon les conceptions d’Adam Smith. Elle s’appuie en outre sur la disponibilité des matières premières, fer et charbon, sur les colonies et sur de nombreuses innovations.
Le système des usines :
L’accélération des innovations techniques en Angleterre vont aboutir à une réorganisation fondamentale de la structure industrielle dans la naissance du système des usines. L’usine, qui n’était pas du tout inconnue de l’ancienne Angleterre, allait faire sa première apparition sur la scène de l’industrie mondiale. Force est de noter que plusieurs définitions du mot « usine » ont été préconisés,utefoisto les éléments essentiels à savoir sont les suivants16 :
– Les usines nouvelles avaient davantage recours au capital et aux machines que les unités industrielles antérieures et produisaient plus qu’elles.
– Les usines nouvelles se caractérisaient par la centralisation de la production dans un seul atelier ou bâtiment.
– Les usines nouvelles conduisaient à une « division du travail » plus poussée et à un écart encore plus grand entre employeur et employé.
– Les usines nouvelles exigeaient de la part des travailleurs une « discipline » nouvelle, du fait que la cadence de travail ne résultait plus de l’humeur ou des habitudes des travailleurs, mais était fonction d’un processus de production synchronisé et en particulier du rythme des machines. L’usine peut donc être définit comme étant une forme d’organisation industrielle dans laquelle de nombreux facteurs de développementéconomique (accroissement des outils de production, spécialisation, augmentation du capital investi par travailleur, innovation technique) se trouvaient réunis en vue de produire des augmentations massives en matière de production globale et de productivité.
Suprématie financière :
La Grande-Bretagne a dominé incontestablement durant toute la première moitié du XIXe siècle. La « City », place financière de Londres, est incontournable dans le domaine financier ; c’est la place la plus importante en termes de transaction, de reconnaissances de dettes, d’émission d’actions, d’emprunt… Cette situ ation est d’autant plus forte que la Grande-Bretagne dispose de plus vaste empire colonial, et est le plus important investisseur à l’étranger17. De plus, la monnaie de référence pour les échanges internationaux fut la « livre sterling ».
La révolution industrielle de la France
La révolution industrielle de la France fut spécifique du fait qu’elle n’a pas suivi le modèle linéaire établi par W. W. Rostow en termes eddéveloppement économique. En effet, certains auteurs comme Jean MARCZEWSKI18 considèrent que la révolution industrielle en France fut une exception par l’absence de la phase de « take-off » (décollage) selon les critères établis par Rostow. Selon ce dernier, rappelons-le, toute société suit un processus de croissance en cinq étapes qu’il définit dans «Les Étapes de la croissance économique » (1960), dont un est primordial : celle du take-off. Cela correspond à un investissement total représentant 10% du PIB total, l’existence de secteurs moteurs, et à un cadre politique et social favorable. Or, selon Maurice Lévy-Leboyer, le début de la révolution industrielle en France se caractérise par :
– Un contexte historique marqué par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes (1789-1815) ;
– Un développement industriel, malgré tout, aux côtésde la Grande-Bretagne (1830-1860) ;
– Un ralentissement économique (1860-1905) ;
– Une forte reprise à partir de 1905.
Contexte historique :
Les débuts de la révolution industrielle en Francesont marqués par les troubles consécutifs aux guerres révolutionnaires et napoléoniennes dont le coût est humain mais également économique ; la France perd son dynamismedémographique. D’autre part, le blocus continental mis en place par Napoléon I en 1806 provoque une perte de débouchés pour les grands ports français, comme Bordeaux, Mar seille ou Nantes qui perdent de leur activité et de leur population, partie vers les régions industrielles du Nord-est. C’est ainsi que le Blocus continental a favorisé une spécialisationindustrielle et inversé les pôles de l’industrie en France. Il a de plus accentué la spécialisation commerciale française vers le commerce continental. De la Révolution, la France a également hérité des valeurs de la philosophie des Lumières. Ainsi, à la fois teintée de libéralisme et de conception plus « sociales », la France adoptera une voie intermédiaire entre le libéralisme britannique et le protectionnisme allemand.
Les décisions Etatiques :
Dès la fin de la Révolution, le pouvoir en place s’empresse de “libérer les forces” du marché par la suppression des corporations (décretd’Allarde, 1791) et l’interdiction de toute coalition (loi Le Chapelier, 1791). Par ailleurs, la France se dote sous le Consulat d’une monnaie, la “franc germinal” et d’une Banque centra le, la Banque de France ; permettant ainsi au pays de retrouver des bases monétaires stables et un système centralisé.
La France procéda à de nombreuses réformes comme la création des lycées permettant la formation d’une élite dans le cadre d’un processus de rationalisation de l’État entamé dès le milieu du XVIII siècle avec, par exemple, la création de l’École Royale des Ponts et Chaussées en 1747. Mais la réforme majeureà retenir est celle de l’instauration du Code Civil par Napoléon en 1804. En effet, il encadre le droit de propriété privée, élément essentiel dans le processus de révolution industrielle. Mais il permet également de se servir de la propriété privée en définissant le droit contractuel ; la propriété privée est un bien cessible et permet donc l’accumulation.
Puissance agricole et industrielle :
Le juridisme est le principal instrument de l’Etat pour soutenir la croissance économique de la France. On peut citer par exemple la loi Guizot de 1842 qui favorise l’extension du chemin de fer (qui est primordial dans le processus de révolution industrielle), les grands travaux, le plan Freycinet (1879-1882) pour relancer l’activité économique par le chemin de fer et l’amélioration des infrastructures… L’État est parfois à l’origine de négociations favorisant le libre-échange, parfois àl’origine de mesures protectionnistes. On retrouve là encore la voie intermédiaire choisie par la France, ni tout à fait libérale, ni totalement protectionniste. Dans le premier cas, il établit des accords commerciaux (comme le traité Eden-Rayneval). Dans le second cas, il prend des mesures protectionnistes comme l’adoption de la loi Méline en 1892 permettant d’augmenter les droits de douane sur les céréales et la viande en cas de surproduction.
L’agriculture conserve une place bien plus importante dans l’économie française que dans l’économie britannique à la même époque. Desnventeursi contribuent aux progrès de l’industrie agricole comme André Grusenmeyer. Son importance est telle en France qu’il suffit que l’agriculture prospère pour que l’ensemble de l’économie s’en trouve améliorée.
Puissance financière :
Bien que largement derrière la puissance financièrede la Grande-Bretagne, le poids de la France en matière financière n’en demeure pasmoins important. En effet, la France dispose du plus important stock d’or privé et représente le principal marché financier des gouvernements européens. Les liens entre banques etindustries demeurent cependant faibles et marquent une différence avec la Grande-Bretagne.
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Table des matières
INTRODUCTION
PARTIE I : LES EXPERIENCES PASSEES : DE LA FIN DU 18EME SIECLE A LA MOITIE DU 20EME SIECLE
Chapitre I: LA PREMIERE REVOLUTION INDUSTRIELLE, une époque peu interventionniste
section I. Définition et origine de la révolution industrielle
section II. La période préindustrielle et les conditions préalables à la révolution
section III. La révolution industrielle en Angleterre
III.1. La révolution technique
III.2. Secteurs industriels et machinisme
III.3. Suprématie de la Grande-Bretagne dès 1750
3.1. L’empire colonial britannique
3.2. Spécialisation industrielle précoce dès 1750
3.3. Le système des usines
3.4. Suprématie financière
section IV. La révolution industrielle de la France
IV.1. Contexte historique
IV.2. Les décisions Etatiques
IV.3. Puissance agricole et industrielle
IV.4. Puissance financière
Chapitre II: LA DEUXIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE, période de large intervention Etatique .
section I. Les innovations techniques
section II. La généralisation de l’industrialisation
section III. L’industrialisation aux Etats-Unis
III.1. La période de l’expansion des chemins de fer
III.2. Les facteurs favorisant l’essor industriel des États-Unis
2. 1. Territoire à ressources minières et énergétiques abondantes
2. 2. Une production industrielle organisée
2. 3. La généralisation de la concentration industrielle
section IV. L’industrialisation de l’Allemagne
IV.1. Le Deutscher Zollverein
IV.2. L’Etat et le processus d’industrialisation
IV.3. Faiblesse financière de l’Allemagne
section V. La naissance de l’industrie moderne au Japon
V.1. Réformes sur le plan militaire
V.2. Un développement accéléré de l’agriculture
V.3. Une large intervention de l’Etat
Chapitre III: L’Etat et l’Economie du 19ème siècle
section I. Mercantilisme et interventionnisme
section II. Les interventions de l’Etat dans les pays earlycomers
II.1. Deux pays peu interventionnistes
II.2. L’intervention de l’Etat est toutefois incontournable
section III. Les interventions de l’Etat dans les pays latecomers
III.1. L’interventionnisme en Allemagne et aux États-Unis
1.1. L’interventionnisme tempéré de l’Etat allemand
1.2. L’interventionnisme modéré des États-Unis
III.2. Le cas du Japon et de la Russie
2. 1. La Russie, un interventionnisme systématique après 1870
2. 2. Le Japon, un interventionnisme limité dans le temps
section IV. Schéma de synthèse des interventions de l’Etat durant la révolution industrielle
PARTIE II : LA REVOLUTION INDUSTRIELLE EN AFRIQUE FACE AUX ENJEUX DE LA MONDIALISATION
Chapitre I: L’Etat et les imperfections du marché
section I. Les imperfections au niveau du marché des produits
I.1. Les externalités
1.1. Les externalités liées aux technologies et innovations techniques
1.2. Les externalités liées au développement du capital humain
1.3. Les externalités pécuniaires
1.4. Les solutions préconisées
I.2. L’économie dynamique
I.3. L’économie statique
3.1. Economie d’échelle
3.2. Economie de gamme
3.3. L’internationalisation
I.4. Les solutions préconisées face aux économies dynamique et statique
section II. Les imperfections sur le marché des facteurs
II.1. L’imperfection sur le marché financier
II.2. Les solutions préconisées
Chapitre II: Les réussites du Tiers-monde
section I. La croissance économique rapide des pays de l’Asie de l’Est
I.1. Les caractéristiques du miracle est-asiatique
I.2. Les facteurs de réussites de l’Asie de l’Est
2. 1. Les courants de pensée économique
2. 2. Capital humain et physique accru
2. 3. Une bonne gestion budgétaire et stabilité macroéconomique
2. 4. Epargne et investissement élevé
2. 5. Des réformes efficaces d’allocation et de productivité
section II. La croissance industrielle du Brésil
II.1. Les caractéristiques de l’industrialisation du pays
II.2. Les facteurs de croissance industrielle
2. 1. Les entreprises publiques
2. 2. Les aides publiques directes et indirectes à l’industrie
2. 3. Les investissements étrangers
Chapitre III: Les leçons pour l’Afrique
section I. L’environnement industriel en Afrique
section II. Les dimensions de politiques industrielles
II.1. Stabilité macroéconomique
II.2. Dépenses publiques
II.3. Investissement et croissance
II.4. Pouvoir d’achat et Demande
II.5. Epargne
II.6. Productivité et capacité productive
section III. Soutenir l’agriculture et ses chaînes de valorisation
CONCLUSION
GLOSSAIRE
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