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La recherche du bien-être et de l’intégrationociales :
leitmotiv de la pratique du fitness
De nature, l’homme est porté à accorder davantage de soins, de culture et d’entretien à son physique car le corps revêt un caractère déterminant dans le cadre de l’être social. Et, dans ce sens, son identité ne selimite point au plan corporel mais s’étend jusqu’à ses facultés psychosociales. A force de vouloir conserver sa « forme » à travers le temps, il va se faire inventer des supports matériels relevant des apports de la technologie de pointe, et mettre au point des thérapeutiques qui s’avèrent de plus en plus concluantes. Ainsi, tous les efforts entrepris n’ont qu’un seul objectif : lui garder intacte sa silhouette de jeunesse inchangée malgré le poidsde l’âge, ou bien la rétablir en cas de déformation, étant donné que la morphologie influesur l’identité de l’être social.
Aussi les méthodes thérapeutiques mises au point pour l’entretenir ou le rétablir ont-elles évolué à pas de géant depuis les dernières décennies du siècle précédent, si bien que les usagers hésitent quelquefois sur la technique à adopter malgré les encadrements bienveillants des connaisseurs. Le choix varie d’un pays à l’autre, d’une classe sociale à l’autre, et pourquoi pas d’un sujet à l’autre, l’option restant nécessairement liée au pouvoir d’achat.
Parmi les méthodes traditionnellement les plus pratiquées figurent les régimes alimentaires amincissants, souvent supportés à l’aide de produits pharmaceutiques. Cette pratique restait vivement plébiscitée par la classe moyenne, malgré la grande marge de risque qu’elle peut comporter.
En deuxième position se situent les divers matériels associés à des mouvements de gymnastique, selon le sens traditionnel du terme, parmi lesquels on peut inventorier les gaines amincissantes ainsi que tous autres appareillages de gymnastique.
Les chirurgies esthétiques restent la technique la plus sophistiquée. Médicalement efficaces car elles semblent répondreà presque toutes les attentes des « patients », le recours à cette méthode reste pourtant limité. Ainsi, elle demeure pour le moment l’apanage des gens de la minorité très aisée, en raison de ses coûts encore prohibitifs pour le grand public.
Contribution au développement du sens du rythme à travers la pratique du fitness / Mémoire de CAPEN
Et la dernière méthode qui est également la plus envogue actuellement est celle du fitness qui consiste à joindre l’utile à l’agréable : la recherche du bien-être par l’activité physique, à un prix abordable.
Cadre d’étude
Le fitness, ayant toujours été une discipline que ousn avons pratiquée et dans laquelle nous avons progressé pendant nos études à l’Ecole Normale Supérieure – Département Education Physique et Sportive (ENS/EPS), a retenu toute notre attention.
C’est ainsi que nous nous sommes aperçue de la différence entre les gens qui ont le rythme dans leur peau et ceux qui développent moins leur sens du rythme. Toutefois, cette inégalité peut être dépassée grâce à la pratique régulière du fitness.
De ce fait, nous avons réalisé que le sens du rythme peut se développer au fur et à mesure que l’on s’initie au fitness, et motivant ainsi la décision d’en faire notre objet de recherche et son adoption comme thème de mémoirede fin d’études.
Pour bien asseoir la nécessité de cette investigation, nous allons en premier lieu voir l’objet et l’intérêt de l’étude. Ensuite, nousnous pencherons sur le but et la délimitation du sujet à aborder.
Objet et intérêt de la recherche
Notre recherche consistera donc à l’observation et à l’étude des manifestations de la réaction face à la stimulation du sens du rythme par le biais du fitness. Certes, nous ne prétendons pas être la première à nous y intéresser, mais ce qui semble constituer l’originalité de la présente recherche – du moins ànotre humble avis – se situe au niveau des méthodes et des démarches adoptées pour surmonter les difficultés rencontrées. En fait, cette initiative vise un double objectif, dont la mise en valeur de la portée éducative de la pratique du fitness entretenant le sens du rythme, et l’aide apportée aux pratiquants de tout âge et relevant des deux sexes, à percevoir le sens effectif du rythme.
Pour revenir aux activités quotidiennes quelquefoisaliénantes pour l’homme en raison de la monotonie des conditions de travail, l’individu reste à sujet tellement sous l’emprise du stress qu’il ne réserve que très peu ‘attentiond à son égard. A ce stade, il a besoin d’assistance, d’encadrement, et pour mener à bien les efforts y afférents, la coordination des mouvements et la maîtrise du rythme s’imposent. Il s’agit en l’occurrence des principales composantes de la psychomotricité.
En tant qu’acteur social, l’homme moderne doit s’acoutumer au rythme imposé par la vie quotidienne et ce, quel qu’en soit le moyen, car celui-ci influe naturellement et constamment sur son existence, sa physiologie (notamment du point de vue cardiaque). En effet, « quand on parle du rythme, on ne peut ignorer le rythme biologique qui affecte les processus vitaux, de la cellule à l’organisme »1.
But et délimitation du sujet
Ainsi, il nous paraît que la prétention de cette étude repose sur le raffermissement de la vocation éducative du fitness, permettant ainsi de redéfinir la place effective de cette pratique en faisant apparaître ses apports tant sur le plan physique que psychologique. De ce fait, la vulgarisation du fitness à travers l’espace s’avère indispensable, étant donné a contribution l’épanouissementà de l’être humain, c’est-à-dire de l’être physique, mécanique et psychique.
Selon cet objectif, la présente recherche pourraitservir de document de référence surtout aux éducateurs en matière de fitness, car lle faciliterait l’exploitation des facultés physiologiques et psychologiques de l’individu à travers des gestes cadencés.
Dans le cadre de la musique et de la danse, le rythme développe le domaine de la psychomotricité. Dans cette optique, de multiples paramètres doivent être exploités, puis travaillés à travers des exercices plutôt orie ntés vers le développement de la coordination motrice tels l’équilibre, la souplesse, l’agilité, la précision, l’adresse, le rythme et la différenciation.
Toutefois, vu l’ampleur des exercices relatifs au développement des facultés psychomotrices, la présente étude ne prétend pas pouvoir cerner tout le domaine. Ainsi, nos activités de recherche ont été focalisées autour de la notion de rythme. D’où, notre option pour l’étude de la faculté du fitness,cette discipline de gymnastique rythmique actuellement très prisée, qui se pratique sous l’impulsion de la musique, sous le tambour du rythme, à aider les sujets qui ont du mal à s’ac coutumer au rythme imposé par la vie quotidienne.
Problématique et hypothèse
Problématique
Les problèmes rencontrés
Dans le cadre des mouvements collectifs à caractère chorégraphique, comme les danses en général, ou gymniques à l’instar du fitness, le rythme généralement entretenu sous une impulsion musicale, dénote le degré d’adaptation de chaque participant au rythme exercé. De fait, séance, il a été constaté l’issueà de chaque une certaine difficulté d’adaptation, au moins à l’un des quatre principaux éléments factuels permettant de déceler la phase musicale, pour ne citer que le rythme. Les sujets risquent en effet de souffrir de cette tare, mais seulement à un degré d’affection variable. A ce titre, on peut citer les éventualités ci-après :
Primo, l’individu dispose du sens du rythme, mais éprouve de la difficulté au niveau de l’exécution et de !a coordination des mouvements. Dans ce cas, le sujet ne peut pas s’exprimer totalement ;
Secundo, le sujet réussit à exécuter le mouvement mais en dehors du temps, c’est-à-dire qu’il ne parvient pas à se soumettre au rythme exigé par la cadence. Alors, une discordance se fait repérer entre la musique etle mouvement du pratiquant.
Formulation de la problématique
En réalité, il s’agit là d’approfondir, ensuite dedébloquer certaines tendances dialectiques chez les pratiquants du fitness en essayant d’apporter quelques éléments de réponse à la question : « Comment développer le sen du rythme chez un sujet pratiquant du fitness ? »
Hypothèse
Tout être humain a besoin d’une activité physique ourp s’équilibrer. Les activités intellectuelles effectuées par l’homme anéantissentl’ tant que celles-ci ne sont pas contrebalancées par des activités lui permettande se distraire et de s’échapper des contraintes de la vie pratique. Et ce selon le proverbe latin : « mens sana in corpore sano » – traduction libre : « un esprit sain dans un corps sain ». Toutefois, la pratique d’une activité physique est conditionnée par le choix d’une discipline qui doit veiller à la fois à la culture du corps et à celle de l’intellig ence.
Pour parvenir à cette fin, plusieurs opportunités pratiques s’offrent aux intéressés et parmi lesquelles on peut distinguer esl disciplines pouvant s’exécuter individuellement ou collectivement. Parmi les disciplines individuelles, on peut citer les différentes figures de gymnastique, l’athlétisme, les variétés de cultures physique ou body building, … tandis que les sports d’équipe onstituentc généralement ce que nous entendons par sports collectifs.
De ce fait, le choix du fitness repose sur le fait que cette discipline se définit comme étant celle la plus en vogue parmi tant d’autres, mais qui est surtout la seule à englober toutes les activités d’aérobic dites d’endurance, musculaires et cardio-pulmonaires. Le fitness est surtout pratiqué à titre de distraction comme il est toujours accompagné d’une musique. Le sens du rythme y est oujourst remis en question. Le fait de susciter fréquemment ce facteur de la psychomotricité permet de le développer car à force de répéter des mouvements sur une même musique, il est constaté que l’on s’habitue au rythme et que l’on acquiert petit à petit ce rythme dans la peau.
C’est ainsi que l’on a pu formuler l’hypothèse suivante : « La pratique du fitness contribue au développement du sens du rythme qui a un caractère inné chez tout individu. »
Cette hypothèse constituera le principal axe directeur de notre étude et elle sera vérifiée ultérieurement dans le cadre de la méthodologie d’expérimentation.
De la sorte, au long de la première partie du travail, notre étude portera essentiellement sur la délimitation du cadre théorique, c’est-à-dire l’environnement lié au concept de Fitness et de la psychomotricité. En effet, pour définir nettement les objectifs réels de cette approche et afin de mieux justifier le mobile du choix de la démarche méthodologique adoptée, il faudra d’embléesoulever quelques régies relatives à cette pratique.
D’abord, il est à préciser que nos activités de recherche revêtent un caractère essentiellement didactique, accordant ainsi une importance particulière au concept d’apprentissage. A ce titre, l’étude mettra l’accent sur l’apprentissage ainsi que sur certaines notions qui sous-tendent cette forme d’éducation.
Dans le cadre du choix de la méthode d’approche, une telle option suscite la mise en œuvre de tout un système de dispositions ad aptées et, à ce niveau, il est indispensable de définir préalablement le lieu de ratiquep qui convient le mieux. Enfin, l’étude de l’historique et des différentes activités précédera l’inventaire des apports bénéfiques du fitness.
Jusqu’à maintenant, le fitness est perçu sous l’opt ique d’une discipline spécialisée, réservée à une minorité de personnesEn. fait, il s’agit d’une pratique qui pourrait fasciner le public par la simplicité des mouvements requis, par la joie qu’il procure, par la satisfaction qu’il occasionne grâce à la coordination des mouvements à la musique, au sens inné du rythme chez chaque sujet. Pour atteindre cet objectif, les mouvements liés à la cadence de la mélodie doivent être dosés en fonction de l’état physique et psychologique de l’individu.
Avant de procéder à l’étude approfondie de la musique et de la psychomotricité, nous allons donc essayer en premier lieu de définirles notions, et ensuite analyser sur quelle base celles-ci se fondent. Enfin, nous apprécierons les apports de la discipline sur le plan de la coordination motrice vis-à-vis du rythme mélodique. Ce qui nous amène à cerner la notion de musique, en nous efforç ant de préciser quels en sont les principales composantes ainsi que .les liens internes qui les unissent entre elles, sans omettre d’évoquer les impacts de celle-là sur les acteurs.
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Table des matières
Introduction
PREMIERE PARTIE : CONSIDERATION THEORIQUES
1- CONSTAT GENERAL :
1.1. Aperçu global
1.1.1. Sens du rythme
1.1.2. La recherche du bien être et de l’intégration sociale
1.2. Cadre d’étude
1.2.1. Objet et intérêt de la recherche
1.2.2. But et délimitation du sujet
1.3. Problématique et Hypothèse
1.3.1. Problématique
1.3.1.1. Les problèmes rencontrés
1.3.1.2. Formulation de la problématique
1.3.2. Hypothèse
II- MUSIQUE ET PSYCHOMOTRICITE
2.1.1 Généralités
2.1.2. Eléments de la musique
2.1.3. Liens internes de la musique
a – Définition
b – Caractéristique des mesures
c- Structures de temps
d- Nombre de temps dans la mesure
e- Réalisation pratique des mesures
f- Syncope et contretemps
2.1.3.2. Tempo et cadence
a- Tempo
b- Cadence
b-1- Structure rythmique
2.1.3.3. Le battement par minute
2.1.3.4. Métronome
2.1.4. Impacts de la musique sur les auditeurs
2.2. Psychomotricité
2.2.1. Evolution de la nation psychomotrocité
2.2.2. Eléments de base de la psychomotrocité
2.2.3. Interactions psychisme/motricité
2.2.3.1. Le psychisme
2.2.3.2. La motrocité
2.2.4. La coordination motrice
2.2.4.1. Implications de la coordination d’un mouvement
2.2.4.2. Analyse des mécanismes physiologiques de la coordination motrice
III- SENS DU RYTHME
3.1. Généralités
3.2. Fonctionnement naturel du rythme chez l’être humain
3.2.1. Le domaine du rythme
3.2.2. Evolution du sens du rythme
3.3. Utilisation du rythme en EPS
IV- LES FITNESS
4.1. Généralités
4.2. Historiques
4.3. Activités
V- DEVELOPPEMENT DU RYTHME
5.1. Education du rythme
5.2. Processus d’Apprentissage
5.3. Prévalence Fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux
DEUXIEME PARTIE PROTOCOLE EXPERIMENTAL
6.1. Description, du protocole expérimentale
6.1.1. Eléments d’analyse
6.1.2. Populations
6.1.3. Temps et espaces
6.1.4. Objet de l’expérimentation
6.2. Choix de la méthode
VII- EXPERIMENTATION
7.1. Etats des lieux
7.1.1. Renseignements sur les pratiquants
7.1.2. Explication de la démarche méthodologiques
7.2. Déroulement de l’expérimentation
7.2.1. Les indications du rythme
7.2.2. Procédure utilisé
7.2.3. Passation
7.2.3.1. Etude musicale
7.2.3.2. Démarche pédagogique
7.3. Résultats obtenus
7.3.1. Résultats de départ
7.3.2. Résultats finals
7.4. Traitements des résultats
7.4.1. Cas de la cadence
7.4.2. Cas du tempo
7.4.3. Résultats dérivés
7.4.4. L’âge
7.4.5. Degré de complexité
VIII- INTERPRETATION DES RESULTATS
8.1. Résultats du khi carré
8.1.1. Cas de la cadence
8.1.2. Cas du tempo
8.2. Les résultats en pourcentages
IV- SUGGESTIONS
9.1. L’âge proposé par l’Apprentissage du rythme
9.2. Contenu du travail sur le développement du rythme
9.3. Exemple de leçon d’EPS
9.3.1. Emplacement des élèves
9.3.2. Place du maître par rapport aux élèves
9.3.3. Démonstration
9.3.4. Commandements
9.3.4.1. Commandements préparatoires
9.3.4.2. Commande de l’exécution
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
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