EPIDEMIOLOGIE
Europe et Etats Unis
En Europe et aux Etats-Unis, bien queles donnรฉes รฉpidรฉmiologiques soient sous-รฉvaluรฉes, beaucoup de malades dรฉcรฉdaient sans diagnostic ou guรฉrissent spontanรฉment. Lโembolie pulmonaire constitue un problรจme majeur de santรฉ publique par lโincidence et la mortalitรฉ [39].
Aux Etats-Unis, lโincidence annuelle dansla population gรฉnรฉrale est de 1 ร 2 nouveaux cas pour 1000 habitants. Sans traitement, la mortalitรฉ est de 30% (50.000 dรฉcรจs par an). Reconnue et traitรฉe,elle nโest plus mortelle que dans 4 ร 8 % [10].
En France, on estime ร 50.000 ร 100.000 nouveaux cas par an. Non traitรฉe, la mortalitรฉ est de 10 ร 25 % [28, 58].
Asie
En Inde, de 1964 ร 1980, une รฉtude portant sur 7000 autopsies a retrouvรฉ 218 cas dโembolie pulmonaire qui reprรฉsentent une prรฉvalence de 3,1% [21]. En milieu orthopรฉdique indien, dโaprรจs Bagari, la prรฉvalence de lโembolie pulmonaire est de 0,6% [75].
En chine et au Japon, elle est respectivement de 3,9 pour 100.000 habitants et de 0,32 pour 10.000 habitants dans la population gรฉnรฉrale [57]. La mortalitรฉ hospitaliรจre est de 23,8% en Chine [14].
Afrique
En Afrique, au Nigรฉria, Elegbeleye a colligรฉ 54 cas dโembolie pulmonaire de 1966 ร 1972 ; ce qui reprรฉsente parmi les malades hospitalisรฉs, une frรฉquence de 0,1% avec une mortalitรฉ de 78% [27].
Une รฉtude comparative entre communautรฉ de race noire et blanche en Rhodรฉsie montre que la thrombose veineuse profonde nโest pas rare chez le Noir. Par contre la survenue dโembolie pulmonaire serait rare chez le sujet de race noire ; ce qui sโexpliquerait par lโรขge relativement jeune des Noirs enrรดlรฉs dans cette รฉtude [36].
Kingue au Cameroun rapporte 6 cas dโembolie pulmonaire de 1998 ร 1999 avec un taux de mortalitรฉ de50 % (3 dรฉcรจs) [56].
Sรฉnรฉgal
Au Sรฉnรฉgal, Ndiaye en 2002 et Cissรฉen 2005 ont respectivement trouvรฉ en milieu cardiologique une prรฉvalence de 0,3% et de 0,89%. Par contre une รฉtude autopsique des dรฉcรจs en milieu cardiologique de lโhรดpital Aristide LE DANTEC a trouvรฉ une prรฉvalence dโembolie pulmonaire de 38% [16, 73, 85].
ANATOMIE DES POUMONS
Les poumons et les plรจvres sont situรฉsdans la cavitรฉ thoracique. Lโorifice supรฉrieur est situรฉ au niveau de la premiรจre cรดte et au bord supรฉrieur du thorax.
L’orifice infรฉrieur du thorax est large,fermรฉ par le musclediaphragme. Cette cavitรฉ thoracique est divisรฉe en deux par le mรฉdiastin dont l’รฉlรฉment le plus volumineux est le cลur dans le mรฉdiastin antรฉrieur. Le mรฉdiastin sรฉpare les deux hรฉmithorax droit et gauche oรน se placent les poumons droit et gauche (pairs). Chaque poumon a la forme dโune pyramide avec une base infรฉrieure par laquelle il repose sur le diaphragme (facediaphragmatique) et un sommet (apex qui sort de lโouverture crรขniale du thorax et dรฉpasse la premiรจre cรดte en haut [15].
Le poumon droit est divisรฉ en trois lobes (supรฉrieur, moyen et infรฉrieur).
Le poumon gauche est divisรฉ en deux lobes (supรฉrieur et infรฉrieur). ร gauche, la partie lingulaire du lobe supรฉrieur correspond au lobe moyen droit. Les lobes sont sรฉparรฉs par des scissures ; il y en a deux ร droite (la grande ou oblique, et la petite ou horizontale) et une ร gauche (lโoblique) (figure 1).Chaque lobe des poumons est divisรฉ en segments pulmonaires (tableau I)
La vascularisation pulmonaire artรฉrielle est double : le systรจme pulmonaire ou vascularisation fonctionnelle et bronchique ou vascularisation nourriciรจre.
PHYSIOLOGIE
Fonction ventriculaire droiteet circulation pulmonaire
Le rรดle du ventricule droit (VD)a longtemps รฉtรฉ considรฉrรฉ comme nรฉgligeable. Les progrรจs dans la comprรฉhension de la physiologie cardiovasculaire ont permis d’รฉtablir le rรดle prรฉdominant du ventricule droit dans le maintien des basses pressions dans la circulation artรฉrielle pulmonaire [18].
Contraction du ventricule droit
Les particularitรฉs anatomiques se traduisent par un mouvement decontraction du ventricule droit diffรฉrent de celui duventricule gauche. Leventricule droit se contracte dans un mouvement de torsion pรฉristaltique autour du ventricule gauche, constituรฉ detrois phases successives :
โข La contraction du faisceau spiralรฉ du ventricule droit entraรฎne un abaissement de l’anneau tricuspide et un raccourcissement de l’axe longitudinal du ventricule ;
โข Puis survient le mouvement de la paroi libre du ventricule droit vers le septum ;
โข Il est suivi de la contraction du ventricule gauche avec รฉpaississement du septum interventriculaire s’opposant au mouvement de la paroi libre du ventricule droit [71].
Ceci explique la particuliรจre sensibilitรฉ du ventricule droit aux variations aiguรซs de la postcharge [71].
Adaptation du ventricule droit ร la postcharge
La finesse de la paroi libredu ventricule droit conduit ร une incapacitรฉ ร faire face ร une augmentation rapide et importante de la postcharge. Le ventricule droit est plus sensible aux variations de postcharge que le ventricule gauche[18].
Perfusion coronaire droite
La circulation coronaire droite contrairement ร la circulation coronaire gauche, est aussi bien diastolique que systolique. La pression ventriculaire droite tรฉlรฉsystolique infรฉrieure ร la pression aortique systolique ne s’oppose pas ร la perfusion myocardique en systole. Cecin’est plus vrai en cas d’hypertrophie myocardique importante oรน le ventricule droit devient particuliรจrement sensible ร lโischรฉmie [18].
Dรฉpendance interventriculaire
L’interdรฉpendance ventricule gauche/ventricule droit explique la raretรฉ des dรฉfaillances monoventriculaires. Il est nรฉcessaire pour les ventricules d’adapter leurs conditions de charge respectives. Le remplissage du ventricule gauche dรฉpend du volume รฉjectรฉ par le ventricule droit, facteur important de la prรฉcharge gauche. D’autre part, la crรฉation d’une pression systolique par un ventricule participe ร la crรฉation d’une pression au niveau du ventricule controlatรฉral. Ainsi, le ventricule droit intervient pour 4 ร 11 % dans la crรฉation d’une pression par le ventricule gauche, et le ventricule gauche de 18 ร 39 % de la pression gรฉnรฉrรฉe par le ventricule droit et transmise dans l’artรจre pulmonaire.
En cas d’altรฉration de la fonction d’un ventricule, il existe une majoration de ses effets sur l’autre ventricule [18].
Interactions cardio-pulmonaires
Le caractรจre รฉminemment variable du dรฉbit pulmonaire permet une meilleure comprรฉhension des interactions cardio-pulmonaires au cours des diffรฉrentes situations physiopathologiques.
โข Lors de la ventilation spontanรฉe, l’inspiration entraรฎne une augmentation du retour veineux et du dรฉbit ventriculaire droit grรขce ร la loi de Starling, sauf lorsque la pression dans l’oreillette droite devient infรฉrieure ร la pression atmosphรฉrique.
โข Lors de la ventilation en pression positive, l’augmentation de pression intra-thoracique et de la pression auriculaire droite va diminuer le retour veineux droit par diminution du gradientde pression, et ceci malgrรฉ une รฉlรฉvation simultanรฉe de la pression intra-abdominale.
โข Lors de l’inflation pulmonaire, les artรฉrioles et capillaires pulmonaires sont comprimรฉs par l’expansion des alvรฉoles, majorant la postcharge du ventricule droit. Le retour veineux du ventricule gauche est altรฉrรฉ et la ventilation en pression positive entraรฎne une diminution des volumes tรฉlรฉdiastolique et tรฉlรฉsystolique du ventricule gauche [18].
Diffusion alvรฉolo-capillaire
Lโunitรฉ respiratoire
Lโunitรฉ fonctionnelle se compose dโune bronchiole respiratoire, de canaux alvรฉolaires, dโoreillettes et de sacs alvรฉolaires ou alvรฉoles (au nombre de 300 millions environ dans les 2 poumons). Les parois alvรฉolaires sont extrรชmement minces et renferment un rรฉseau solide de capillaires communicants. Par consรฉquent, un รฉchange gazeux entre les gaz alvรฉolaires et le sang pulmonairesโeffectue ร travers la membrane alvรฉolo-capillaire de toutes les portions terminales des poumons.
Membrane alvรฉolo-capillaire
Les diffรฉrentes couches de la membrane alvรฉolo-capillaire sont :
1. la couche de liquide tapissant lโalvรฉole et contenant le surfactant ;
2. lโรฉpithรฉlium alvรฉolaire composรฉ de trรจs minces cellules รฉpithรฉliales ;
3. la membrane basale รฉpithรฉliale ;
4. un trรจs mince espace interstitiel entre lโรฉpithรฉlium alvรฉolaire et la membrane capillaire ;
5. la membrane basale capillaire qui, en de nombreux points, fusionne avec la membrane basale รฉpithรฉliale ;
6. la membrane endothรฉliale capillaire.
Malgrรฉ le grand nombre de couches, lโรฉpaisseur totale de la membrane alvรฉolocapillaire est en moyenne de 0, 5 microns, sa surface est estimรฉe ร 70 mยฒ [42].
Facteurs affectant la diffusion alvรฉolo-capillaire
Ces facteurs sont :
โข lโรฉpaisseur de la membrane alvรฉolo-capillaire ;
โข la surface de la membrane ;
โข le coefficient de diffusion du gaz dansla substance de la membrane (dans lโeau) ;
โข la diffรฉrence de pression des deux cotรฉs de la membrane [42].
Capacitรฉ de diffusion de la membrane alvรฉolo-capillaire
Cette capacitรฉ se dรฉfinit comme le volume dโun gaz qui diffuse ร travers la membrane par minute pour une diffรฉrence de pression de 1mmHg.
โข La capacitรฉ de diffusion de lโoxygรจne :chez le jeune adulte moyen au repos elle est de 21 ml/mn.Au cours de lโeffort ou dโautres situations qui accroissent lโactivitรฉ pulmonaire, lacapacitรฉ de diffusion de lโoxygรจneatteint chez lโhomme jeune 65 ml/mn.
โข La capacitรฉ de diffusion du gaz carbonique :elle nโa jamais รฉtรฉ mesurรฉe car le gaz carbonique diffuse rapidement ร travers la membrane alvรฉolo-capillaire si bien que la PCO2 moyenne dans le sang pulmonaire nโest pas trรจs diffรฉrente de la PCO2 dans les alvรฉoles. Nรฉanmoins, comme le cลfficient de diffusion du gaz carbonique est 20 fois celui de lโoxygรจne, on pourrait sโattendre ร une capacitรฉ de diffusion pour le CO2,dans les conditions de repos, dโenviron 400 ร 450ml par minute [72].
Rapport ventilation perfusion (VA/Q)
Le rapport ventilation-perfusion influence la capacitรฉ de diffusion pulmonaire.
Dans les alvรฉoles bien ventilรฉes etbien perfusรฉes lโhรฉmatose se fait normalement. Ainsi le sang veineux pauvre en oxygรจne sera bien oxygรฉnรฉ au contact de ces alvรฉoles (figure 3).
Elรฉments plasmatiques
Facteur von Willebrand
Il s’agit d’un polymรจre hรฉtรฉrogรจne composรฉ de multimรจres de poids variable (0,5 ร 15×10 Daltons). Le facteur Willebrand est synthรฉtisรฉ par les cellules endothรฉliales et les mรฉgacaryocytes. Il est prรฉsent dans le plasma et les plaquettes. Dans le plasma, il circule liรฉ au facteur antihรฉmophilique A (facteur VIII). Le facteur Willebrand protรจge le facteur VIII, qui est un facteur labile, contre la protรฉolyse. Une diminution importante du facteur Willebrand entraรฎnera donc une diminution du facteur VIII [42].
Fibrinogรจne
Cette molรฉcule est un dimรจre. Chaque monomรจre est composรฉ de trois chaรฎnes (alpha, bรชta, gamma). La molรฉcule du fibrinogรจne comporte un domaine central E et deux domaines latรฉraux D. Le fibrinogรจne interviendra dans l’hรฉmostaseย primaire mais aussi dans la coagulation [42].
Dรฉroulement de l’hรฉmostase primaire
Temps vasculaire
La premiรจre rรฉaction de l’organisme est une vasoconstriction localisรฉe qui peut soit arrรชter les hรฉmorragies, soit au moins rรฉduire le flux sanguin et modifier les conditions hรฉmodynamiques, favorisant le processus d’hรฉmostase.
Adhรฉsion plaquettaire
Les plaquettes dรจs leur sortie du vaisseau adhรจrent ร la structure sous endothรฉliale mise ร nu par la brรจche vasculaire. L’adhรฉsion seproduit en grande partie par la glycoprotรฉineIb qui se colle au sous-endothรฉlium grรขce au facteur Willebrand qui sert de ciment. Une premiรจre couche monocellulaire de plaquettes se constitue ainsi.Les plaquettes adhรฉrentes s’activent et recrutent d’autres plaquettes circulantes.
L’agrรฉgation plaquettaire
Sur la premiรจre couche de plaquettes se fixent d’autres plaquettes, par des phรฉnomรจnes de membrane : l’agrรฉgation plaquettaire se fait grรขce au fibrinogรจne qui รฉtablit un pont entre les plaquettes par l’intermรฉdiaire des glycoprotรฉines Ia prรฉsentes ร la surface des plaquettes activรฉes [42].
Coagulation
Schรฉmas globaux de la coagulation
Le thrombus plaquettaire est fragile. Il sera renforcรฉ par l’apparition concomitante d’un autre thrombus, le thrombus rouge rรฉsultant de la coagulation.
Dans le plasma circule une substance soluble, le fibrinogรจne. Le processus de coagulation permet la transformation du fibrinogรจne soluble en un gel de fibrineinsoluble qui obture la brรจche vasculaire et consolide le caillot.
La coagulation est une cascade de rรฉactions enzymatiques. L’enzyme qui permettra de transformer le fibrinogรจne en fibrine est la thrombine. Son processus de formation est complexe. Il comprend une sรฉrie ordonnรฉe d’activations enzymatiques qui surviennent ร la surface des phospholipides membranaires de certaines cellules (plaquettes, cellules endothรฉliales, monocytes). Dans le plasma circulent des proenzymes inactifs, appelรฉs facteurs de coagulation (exemple : facteur X, facteur VII). Lorsque ces proenzymes sont activรฉs, on parle de facteurs de coagulation activรฉs (exemple : facteur Xa, VIIa).
Deux facteurs de la coagulation sontdรฉpourvus d’activitรฉ enzymatique, le facteur VIII et facteur V. Ce sont des cofacteurs qui augmentent la vitesse d’activation des autres enzymes.
On dรฉcrit classiquement deux voies d’activation de la coagulation, la voie extrinsรจque et la voie intrinsรจque qui se rejoignent au niveau de l’activation dufacteur X [42].
|
Table des matiรจres
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : RAPPEL
I. HISTORIQUE
II. EPIDEMIOLOGIE
2.1. En Europe et Etats-Unis
2.2. En Asie
2.3. En Afrique
2.4. Au Sรฉnรฉgal
III. ANATOMIE DU POUMON
IV. PHYSIOLOGIE PULMONAIRE
4.1 Fonction ventriculaire droiteet circulation pulmonaire
4.1.1 Contraction du ventricule droit
4.1.2 Adaptation du ventriculedroit ร la post-charge
4.1.3 Perfusion coronaire droite
4.1.4 Dรฉpendance interventriculaire
4.1.5 Interaction cardio-pulmonaireโฆ
4.2 Diffusion alvรฉolo-capillaire
4.2.1 Lโunitรฉ respiratoire
4.2.2 Membrane alvรฉolo-capillaire
4.2.3 Facteurs affectant la diffusion alvรฉolo-capillaire
4.2.4 Capacitรฉ de diffusion de la membrane alvรฉolo-capillaire
4.2.5 Rapport ventilation perfusion
4.3 Hรฉmostase
4.3.1 Hรฉmostase primaire
4.3.1.1 Elรฉments cellulaires
4.3.1.2 Elรฉments plasmatiques
4.3.1.3 Dรฉroulement de lโhรฉmostase
4.3.2 Coagulation
4.3.3 Fibrinolyse
V. PHYSIOPATHOLOGIE DE LโEMBOLIE PULMONAIRE
5.1. Origine du caillot
5.1.1 Embolie par caillot sanguin
5.1.1.1 La triade deVIRCHOW
5.1.1.2 Le schรฉma de SEVITT
5.1.1.3 Les phases รฉvolutives dโune thrombose veineuse
5.1.2 Embolie par autre matรฉriel
5.2. Lโobstruction artรฉrielle pulmonaire
5.2.1 Un facteur obstructif
5.2.2 Un facteur nerveux vasoconstrictif
5.3. Les consรฉquences hรฉmodynamiques de lโembolie pulmonaire
5.3.1 Les rรฉsistances vasculaires pulmonaires
5.3.2 Les consรฉquences cardiaques
5.3.2.1 Fonction ventriculaire droite
5.3.2.2 Consรฉquences sur leventriculaire gauche
5.3.2.3 Consรฉquences sur lacirculation coronaire
3.3.3 Vue intรฉgrรฉe de la physiopathologie et du traitement de la dรฉfaillance ventriculaire droite dans lโembolie pulmonaire
5.3.3 Les consรฉquences respiratoires
5.3.3.1 Maldistribution des rapports ventilation/perfusion
5.3.3.2 Altรฉration de la diffusion pulmonaire
5.3.3.3 Infarctus pulmonaire
5.4 Facteurs extrapulmonaires
5.5 Le devenir de lโembol
VI. ETIOLOGIES
6.1 Les facteurs de risque permanents (liรฉs au sujet)
6.1.1 Age
6.1.2 Les facteurs de thrombophilie constitutionnelle
6.1.2.1 Dรฉficit en antithrombine III
6.1.2.2 Dรฉficit en protรฉine C
6.1.2.3 Dรฉficit en protรฉine S
6.1.2.4 Facteur V Leiden ou rรฉsistance ร la protรฉine C activรฉe
6.1.2.5 Facteur II G20210A
6.1.2.6 Hyperhomocystรฉinรฉmie
6.1.2.7 Autres facteurs de thrombophilie
6.1.3 Les facteurs de thrombophilie acquis
6.1.3.1 Les syndromes des anticorps antiphospholipides
6.1.3.2 Antรฉcรฉdents personnels de maladie thrombo-embolique
6.1.3.3 La maladie de Behรงet
6.1.3.4 Lโhรฉmoglobinurie nocturne paroxystique
6.1.4 Cancer
6.1.5 Les mรฉdicaments
6.1.5.1 Contraception oestro-progestative
6.1.5.2 Hormonothรฉrapie substitutive de la mรฉnopause
6.1.5.3 Chimiothรฉrapie
6.1.6 Insuffisance cardiaque et infarctus du myocarde
6.1.7 Les maladies neurologiques
6.1.8 Lโhypertension artรฉrielle
6.1.9 Le tabac
6.1.10 Lโobรฉsitรฉ
6.1.11 Compressions veineuses
6.1.12 Les troubles mรฉtaboliques
6.2 Les situations ร risque
6.2.1 Chirurgie
6.2.2 Traumatisme
6.2.3 Grossesse et post-partum
6.2.4 Immobilisation
VII. SIGNES
7. 1 Signes
7.1.1 Signes cliniques
7.1.1.1 Signes fonctionnels
7.1.1.2 Signes dโexamen
A. signes gรฉnรฉraux
B. signes physiques
7.1.2 Signes paracliniques
7.1.2.1 Biologie
A. Bilan standard
B. Gaz du sang
C. D-Dimรจres
7.1.2.2 Electrocardiogramme
7.1.2.3 Radiographie du thorax
7.1.2.4 Echo-Doppler cardiaque
7.1.2.5 Echo-Doppler veineux
7.1.2.6 Angioscanner
7.1.2.7 Scintigraphie pulmonaire de perfusion et de ventilation
7.1.2.8 Imagerie par rรฉsonnance magnetique (IRM)
7.1.2.9 Angiographie
7.1.3 Lโรฉvolution
7.2 Les formes cliniques
7.2.1 Lโembolie pulmonaire grave
7.2.2 Tableau dโinfarctus pulmonaire
7.2.3 Tableau de dyspnรฉe isolรฉe
7.2.4 Autres formes
VIII. DIAGNOSTIC
8.1 Stratรฉgie diagnostic
8.2 Diagnostic diffรฉrentiel
9.2.1 Pleuro-pneumopathies
9.2.2 Maladies cardio-vasculaires
8.3 Diagnostic รฉtiologique (voir rappel รฉtiologique)
IX. LE TRAITEMENT
9.1 Les buts
9.2 Moyens
9.2.1 Le traitement symptomatique
9.2.1.1 Oxygรจnothรฉrapie
9.2.1.2 Ventilation mรฉcanique
9.2.1.3 Expansion volumiqueโฆ
9.2.1.4 Traitement inotrope
9.2.1.5 Vasodilatateurs pulmonaires
9.2.2 Le traitement curatif
9.2.2.1 Les anticoagulants
A. Les hรฉparines
A.1 Lโhรฉparine non fractionnรฉe
A.2 Lโhรฉparine de bas poids molรฉculaire
A.3 Les complications des hรฉparines
A.4 Les autres hรฉparines
B. Les antivitamines K
9.2.2.2 Les thrombolytiques
A. classification
B. Agents thrombolytiques utilisรฉs dans lโEP
B.1 Streptokinase
B.2 Urokinase
B.3 Actilyse
C. Conduite de la thrombolyse
9.2.2.3 Lโembolectomie percutanรฉe
9.2.2.4 La chirurgie
9.3 Les indications
9.3.1 Embolie pulmonaire non grave
9.3.2 Embolie pulmonaire grave
9.3.3 Traitement des complications
9.4 La prรฉvention
9.2.1 Prรฉvention secondaire
9.2.2 La prรฉvention primaire
DEUXIEME PARTIE : TRAVAIL PERSONNEL
I. CADRE DE LโETUDE : Le service de cardiologie lโhรดpital gรฉnรฉral de Grand Yoff (ex-CTO)
1.1 Lโunitรฉ dโhospitalisation
1.2 Lโunitรฉ dโexplorations fonctionnelles
1.3 Le personnel
II. PATIENTS ET METHODOLOGIE
2.1 Type dโรฉtude
2.2 Les critรจres de sรฉlection
2.3 Les paramรจtres รฉtudiรฉs
2.3.1 Donnรฉes cliniques
2.3.2 Donnรฉes paracliniques
2.3.3 Traitement
2.3.4 Evolution
2.4 Analyse statistique
III. LES RESULTATS
3.1 Nos observations
3.2 Les caractรฉristiques รฉpidรฉmiologiques
3.2.1 La prรฉvalence
3.2.2 Le sexe
3.2.3 Lโรขge
3.2.4 La durรฉe dโhospitalisation
3.3 Les aspects รฉtiologiques
3.3.1 Facteurs orthopรฉdiques
3.3.2 Phlรฉbite
3.3.3 Cardiopathie
3.3.4 Les antรฉcรฉdents de maladie thrombo-embolique
3.3.5 Les facteurs gynรฉco-obstรฉtricaux
3.3.6 Les facteurs nรฉoplasiques
3.3.7 Lโรขge avancรฉ
3.3.8 Alitement
3.3.9 Obรฉsitรฉ
3.3.10 Dilatation bilatรฉrale des artรจres pulmonaires
3.3.11 Autres anomalies
3.4 Les aspects diagnostiques
3.4.1 Les aspects cliniques
3.4.1.1 Signes fonctionnels
3.4.1.2 Signes gรฉnรฉraux
3.4.1.3 Signes physiques
3.4.1.4 Score de probabilitรฉclinique de Wells
3.4.1.5 Signes de gravitรฉ
3.4.2 Les aspects paracliniques
3.4.2.1 Biologie
3.4.2.2 Electrocardiogramme
3.4.2.3 Radiographie du thorax
3.4.2.4 Echo-Doppler cardiaque
3.4.2.5 Echo-Doppler veineux des membres
3.4.2.6 Angioscanner
3.4.2.7 Anomalies aux diffรฉrents examens paracliniques
3.5 Evolution
3.6 Traitement
IV. COMMENTAIRES
4.1 La mรฉthodologie
4.2 Les rรฉsultats
4.2.1 Les aspects รฉpidรฉmiologiques
4.2.2 Les aspects รฉtiologiques
4.2.3 Les aspects diagnostiques
4.2.3.1 Signes cliniques
4.2.3.2 Signes paracliniques
4.2.4 Les aspects thรฉrapeutiques
4.2.5 Les aspects รฉvolutifs
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE