Infections respiratoires aiguës

Définition des Infections Respiratoires Aiguës (IRA)

  Les IRA, par définition, sont des affections aiguës d’origine infectieuse, diffuses à l’ensemble des voies respiratoires supérieures (du nez, du pharynx, de l’oreille moyenne) et/ou inférieures (de l’épiglotte, du larynx, de la trachée, des bronches, bronchioles ou des poumons.). Elles surviennent sur des enfants normalement constatés sans anomalies broncho-pulmonaires congénitales et/ou acquises [6]. Les particularités cliniques, évolutives et thérapeutiques des infections respiratoires sont conditionnées par le retard de la consultation médicale, en raison de l’ignorance ou de l’éloignement, et par les associations morbides diverses telles que : la malnutrition, les infections et les parasitoses. Leur incidence varie avec les saisons ; en Afrique, leur fréquence augmente à la saison froide et à la saison de pluies ; en Asie, à la période de mousson. Les agents en causes sont les même qu’en zone tempérée : le Virus respiratoire syncitial joue un rôle plus important que les Adénovirus.

Rhinopharyngite Aiguë

  Ce sont des infections les plus communes de l’enfant. Elles associent avec de la fièvre, une douleur pharyngées, une congestion nasale et pharyngée, la rhinorrhée claire ou purulente, une adénopathie cervicales bilatérales. La rhinopharyngite aiguë peut se compliquée de :
– L’Otite Moyenne Aiguë (OMA) Examen locale : cet examen nous permet de retrouver selon les stades évolutifs : tympan opaque avec congestion marquée
, tympan opaque bombé, tympan perforé avec ou sans écoulement (habituellement).L’examen général doit comporter la prise de la température, un examen somatique complet, l’état d’hydratation et la recherche d’éventuelles complications comme :
o Antro-mastoïdite : disparition du sillon rétro auriculaire, douleur à la palpation derrière ou au dessus de l’oreille.
o Méningites et paralysie faciale
– Une Sinusite aiguë :
C’est une inflammation aigue de la muqueuse des sinus de la face, survenant habituellement dans un contexte de rhinopharyngite aigue. Elle a deux formes cliniques:
Le sinus éthmoïdal est présent dès la naissance. Il est le seul véritablement individualisé jusqu’à l’âge de 6 ans. En conséquence la seule sinusite vraie observée avant l’âge de  ans est l’éthmoïdite
. Le tableau d’éthmoïdite est l’œdème inflammatoire périorbitaire sans suppuration conjonctivale, dans un contexte de syndrome infectieux sévère, écoulement nasal purulent bilatéral.La sinusite maxillaire aiguë n’atteint pas l’enfant avant l’âge de 3 ans. Elle entraîne une fièvre > 39°C, céphalées, rhinorrhée purulente antérieure et/ou postérieure, douleurs faciales, parfois œdème périorbitaire, sensibilité à la pression des sinus maxillaires. Ce tableau correspond à celui d’une rhinopharyngite traînante au delà de 8 jours. Le traitement est symptomatique : Dans tous les cas, Lavages fréquents des fosses nasales : au sérum physiologique à 9 ‰ (ou à défaut préparer une solution « maison » à base de 2 à 3 cuillères à café de sel avec une cuillère à café de bicarbonate dans 1 litre d’eau bouillie). Les lavages se feront avec une seringue. Mouchage volontaire chez l’enfant de plus de 3 ans) Lutter contre la fièvre par des moyens physiques et par des antipyrétiques avec posologie : 60 mg/Kg/24 H en 4 prises (15 mg/Kg/ 6 H). Par voie orale ou par voie rectal. Le traitement antibiotique est justifié, en cas des complications avérées, supposées bactériennes (OMA purulente, sinusite purulente).

Pneumopathies aigues communautaires

  Toute pneumopathie acquise en milieu extrahospitalier. C’est une atteinte directe du parenchyme pulmonaire, d’origine Virale, bactérienne surtout Streptococcus pneumoniae, Mycoplasma pneumoniae, Chlamydiae pneumoniae [10]. Elles présentent deux tableaux cliniques :
– Pneumopathie franche lobaire aiguë (PFLA) à pneumocoque : altération de l’état général brutale, toux et fièvre supérieure à 38,5˚C, râles crépitants en foyer, syndrome alvéolaire systématisé a la radiographie du thorax. La pneumopathie franche lobaire aigue est associée à des signes extra respiratoires (OMA ou méningisme, douleur abdominale fébrile).
– Pneumonie atypique (Mycoplasma pn, Chlamydiae pneumoniae) ou virale : bon état général, installation progressive d’une toux coqueluchoïde, fièvre modérée associée à des signes extra pulmonaires (myalgie, éruption cutanée), syndrome interstitielle diffuse à la radiographie du thorax [22]. En cas de PFLA, le traitement de première intention est l’Amoxicilline 80 à 100mg/kg/j en 3 prises pendant 10j. En cas d’allergie ou pneumonie atypique, l’Erythromycine 50mg/kg/j en 3prises pendant 14j est recommandé. Avant 5 ans, en cas de vaccination non faite ou incomplète contre le Hib et en cas de coexistence d’OMA, l’Amoxicilline-acide clavulanique 80mg/kg/j en 3prises per os est recommandée. Certains antibiotiques ne sont pas recommandés quelque soit l’âge de l’enfant en raison de leur activité insuffisante sur le pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline (PSDP). Ce sont : le cotrimoxazole, les céphalosporines de première, deuxième et troisième génération par voie orale.

Modalités de la kinésithérapie :

1ère étape : Lavage des fosses nasales et mouchage rhinopharyngé rétrograde : L’enfant couché sur le côté, on instille lentement, sans forcer (pour ne pas provoquer de fortes pression sur l’oreille moyenne) le sérum physiologique jusqu’à obtenir un écoulement dans la narine controlatérale. Cette technique doit être enseignée aux parents. Mouchage rhinopharyngé rétrograde : C’est une technique de reniflement chez le nourrisson, elle est passive. Pour l’obliger à « renifler », on lui ferme la bouche.
2ème étape: recueil des sécrétions: Les sécrétions cheminant dans l’arrière gorge sont récupérées par nettoyage de la bouche au doigt.
3ème étape: Technique d’accélération du flux expiratoire: Désencombrement des bronches vers la trachée (accélération rapide du flux expiratoire).Le nourrisson est sur le dos ou légèrement surélevé, on place une main sur le thorax l’autre main bloquant l’abdomen puis on appuie sur le thorax lors de l’expiration du nourrisson, en rentrant le ventre pour amplifier l’expiration. Lorsque le nourrisson pleure, son expiration devient assez longue et assez puissante pour entraîner les sécrétions.Entre les manœuvres on laisse le temps de la récupération pour ne pas épuiser le nourrisson. Pour désencombrer les bronchioles principales, on utilise la même technique de pression thoracique mais réalisée de façon beaucoup plus lente (accélération lente du flux expiratoire).
4ème étape: Evacuer les sécrétions: Technique de la toux provoquée : Une fois que les sécrétions sont dans les grosses bronches ou dans la trachée, il faut faire tousser le nourrisson. La toux est déclenchée par une pression sur la trachée juste à sa sortie thoracique (incisure sternale). On guette le fond de la cavité buccale (oropharynx) pour apercevoir l’expectoration propulsée dans l’oropharynx sous l’effet de la toux puis on l’enlève avec une compresse.

Facteurs favorisants et les facteurs de risques

Saison La saison est déterminante. Les infections respiratoires sont plus fréquentes en hiver qu’en été, dans les pays développés. Elles sont deux à trois fois plus fréquentes par temps froid. Dans les zones tropicales, où sont situés le plus souvent les pays en développement, le froid peut agir sur les voies respiratoires supérieures .
Environnement La pollution atmosphérique dans les pays industrialisés et dans le milieu urbain en général est un facteur de risque non négligeable. Près de 2 millions de personnes meurent prématurément des maladies dues à la pollution de l’air à l’intérieur des habitations provenant des combustibles ménagères solides. Près de 50% des décès par pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans sont dus aux particules en suspension inhalées à cause de la pollution de l’air à domicile. Les poussières sont des causes possibles d’inflammation des voies respiratoires. Le rôle de l’habitation malsaine et infectée semble évident dans la fréquence des épidémies familiales de pneumonie. Les pneumopathies peuvent être dues à l’inhalation des poussières minérales, de poussières de charbon, de poussières organiques, de produits chimiques toxiques [29]. Le tabac constitue une préoccupation majeure des services de santé. La comparaison entre l’enfant des non fumeurs et l’enfant de parents fumeurs a mis en évidence un taux plus élevé de symptômes respiratoires et une baisse significative des fonctions respiratoires chez les derniers .
Conditions socio-économiques Lorsque les conditions socio-économiques sont défavorables, il semble que les porteurs des bactéries pathogènes soient plus nombreux [31]. Ce qui explique que la proportion des enfants hospitalisés est plus forte dans les classes défavorisées, dues à des conditions d’hygiène précaires : habitat insalubre, promiscuité, habitudes anachroniques .Pour les enfants dont la mère est sans instruction, la probabilité de mourir avant l’âge de 5ans est de 222 pour 1000, soit trois fois plus élevée que celle des enfants qui ont des mères atteignant le niveau secondaire (66 pour 1000).
Facteurs de risques La promiscuité, l’insuffisance pondérale à la naissance, l’âge de l’enfant, une faible couverture vaccinale, les carences nutritionnelles spécifiques comme les avitaminoses A, les carences martiales sont aussi des facteurs de risques de l’infection respiratoire aiguë. Le mode d’allaitement peut aussi conditionner la virulence des agents infectieux car les petits enfants qui ne sont pas nourris aux seins de leurs mères sont beaucoup plus vulnérables.

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Table des matières

INTRODUCTION 
PREMIERE PARTIE : GENERALITE SUR LES IRA
I-GENERALITES

1-2 Définition des Infections respiratoires aiguës
1-2 Epidémiologie
1-3 Infections respiratoires aiguës hautes 
1-4 Infections respiratoires aiguës basses
1-5 PCIME sur les IRA 
1-6 Agents étiologiques et les facteurs favorisants
1-6-1 Agents étiologiques 
1-6-2 Facteurs favorisants 
1-7 Programme national de lutte contre les IRA
DEUXIEME PARTIE : METHODES ET RESULTATS
II- METHODES 

2-1 Cadre de l’étude 
2-2 Type d’étude 
2-3 Période étudiée
2-4 Durées de l’étude 
2-5 Population d’étude 
2-6 Critères d’inclusion 
2-7 Critères d’exclusion 
2-8 Mode d’échantillonnage
2-9 Taille de l’échantillon 
2-10 Variables étudiées 
2-11 Mode de collecte des données 
2-12 Mode de traitement des données 
2-13 Considération éthique 
2-14 Limite de l’étude
III- RESULTATS
3-1 Fréquence des IRA par rapport au nombre total de consultations
3-2 Variation saisonnière des IRA en 2010 – 2011
3-3 Fréquence des IRA en fonction de diagnostic en 2010 – 2011 
3-4 Profil des enfants atteints d’IRA 
3-5 Caractères socio-économiques et environnementaux
3-5-1 Niveau socio-économique des parents des enfants atteints d‘IRA
3-5-2 Facteurs de risques environnementaux d‘IRA
3-6 Connaissances attitudes et pratiques des mères
3-6-1 Connaissances des mères sur la grippe
3-6-2 Attitude des mères face à la grippe
3-6-3 Pratiques des mères enquêtées face à un traitement donné
TROISIEME PARTIE : DISCUSSION
IV- DISCUSSION 

4-1 Prévalence des IRA
4-2 Concernant les enquêtes
4-2-1 Profil des enfants présentant de la grippe
4-2-2 Niveau socio-économique des enfants présentant de la grippe
4-2-3 Présences des facteurs de risques environnementaux de la grippe
4-2-4 Concernant les CAP des mères 
V – CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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