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Modรจle de conception
Pour crรฉer un modรจle de dรฉfinition dโun territoire dans un espace forestier, il est nรฉcessaire, avant toute chose, de dรฉfinir de faรงon brรจve mais claire, les concepts qui lui servent de base, notamment, les concepts de territoire, de terroir et dโaccessibilitรฉ. Voici donc, la dรฉfinition des concepts utilisรฉs dans le modรจle de conception :
Territoire
Le concept de territoire constitue le socle mรฉthodologique des rรฉflexions de cette รฉtude et des outils qui en dรฉcoulent, et rรฉvรจle lโinteraction รฉtroite qui lie les acteurs et lโespace gรฉographique quโils utilisent, amรฉnagent et gรจrent.
Il est donnรฉ en premiรจre approche trois dรฉfinitions du mot territoire (KELLY, 2002), dรฉfinitions ne sโexcluant dโailleurs pas mutuellement et qui se joint ร la prรฉsente recherche. Le territoire peut dรฉsigner un territoire administratif. Il est ainsi dit ร lโรฉchelle nationale malgache de Commune et/ou de Fokontany. Un territoire est ensuite une รฉtendue correspondant ร un espace national. Il est dรฉcrit ainsi le territoire dโun quelconque pays comme le territoire malgache ou le territoire national. Un tel territoire est limitรฉ par des frontiรจres, et abrite une population particuliรจre, voire une nation. Lโรtat possรจde lโautoritรฉ territoriale c’est-ร -dire lโautoritรฉ politique sur tout cet espace, eaux territoriales comprises. La nation vit sur ce territoire quโelle modรจle et amรฉnage. Le troisiรจme sens du terme, le plus utilisรฉ par les gรฉographes, mรชme si son usage est assez rรฉcent, dรฉsigne tout espace socialisรฉ, appropriรฉ par ses habitants, quel que soit sa taille. Ces derniers ont en effet une mรฉmoire, mais aussi une pratique et une reprรฉsentation de cette espace. Un territoire rรฉsulte donc de lโลuvre des hommes et il est appelรฉ territoires des espaces nโayant pas forcรฉment dโunitรฉ naturelle, ou historique, et nโรฉtant pas polarisรฉs par une ville ou organisรฉs par un รtat. Cโest bien sur cette derniรจre dรฉfinition quโintรฉressera plus cette recherche.
Terroir
ยซ Un terroir est un espace gรฉographique dรฉlimitรฉ, dans lequel une communautรฉ humaine construit au cours de son histoire un savoir collectif de production, fondรฉ sur un systรจme
dโinteractions entre un milieu physique et biologique, et un ensemble de facteurs humains. Les itinรฉraires sociotechniques ainsi mis en jeu rรฉvรจlent une originalitรฉ, confรจrent une typicitรฉ, et aboutissent ร une rรฉputation pour un bien originaire de cet espace gรฉographiqueยป. Cette dรฉfinition par lโINRA donne une idรฉe de la complexitรฉ de la notion, pris entre des critรจres environnementaux jugรฉs plus objectifs et des critรจres socioรฉconomiques, basรฉs eux sur lโhistoire, la culture, les perceptions, plus subjectifs (BERARD, 2011). De ce fait, cette รฉtude se contente dโune des dรฉfinitions les plus simples du terroir qui est ยซ l’espace rural gรฉrรฉ par une communautรฉ qui affirme y exercer des droits d’exploitation et d’occupation dans un cadre socio-รฉconomique et culturel dรฉfini ยป. Le terroir n’est pas uniquement un concept de gรฉographie physique et ne saurait se rรฉsumer ร une simple addition des ressources naturelles disponibles (eau, sols, vรฉgรฉtation) (PREVOST, 2010).
Malgrรฉ la diversitรฉ de dรฉfinitions de ce concept et les dรฉbats parfois sรฉmantiques qu’il gรฉnรจre, il est nรฉanmoins admit comme l’unitรฉ de base de gestion des ressources naturelles. Les ruraux lโutilisent comme source de vie commune et ils y consacrent toutes leurs ressources (financiรจres, matรฉrielles, humaines) pour en tirer le maximum de profit. La notion de gestion de terroir fait appel ร l’utilisation la plus rationnelle possible de l’ensemble des ressources du terroir (ressources naturelles, humaines, financiรจres, etc) et sa gestion est indispensable dans un contexte de dรฉveloppement local.
Notions dโaccessibilitรฉ
L’accessibilitรฉ se dรฉfinit comme la possibilitรฉ, la capacitรฉ dโun lieu ou de tout autre chose dโรชtre accessible ร un individu ; c’est ร dire que ยซ l’on est en mesure d’atteindre, d’utiliser, de comprendre ยป (GERANDIN, 2010). La dรฉfinition est trรจs large et le terme est aujourdโhui abondamment utilisรฉ pour dรฉcrire des dimensions trรจs diverses. Deux (2) types dโaccessibilitรฉ englobent cette recherche et mรฉrite dโรชtre mentionnรฉs :
– Lโaccessibilitรฉ des personnes : correspond aux potentialitรฉs dโaccรจs des populations aux ressources du territoire. Elle renvoie ร un potentiel social qui peut รชtre interprรฉtรฉ comme une ยซ capacitรฉ ยป individuelle ou collective ร รชtre mobile dans l’espace. Cet aspect fait rรฉfรฉrence ร la notion de ยซ motilitรฉ ยป dรฉfinit comme ยซ la maniรจre dont un individu ou un groupe fait sien le champ du possible en matiรจre de mobilitรฉ et en fait usage pour dรฉvelopper des projets ยป (KAUFMANN, 2004). Le territoire et ses amรฉnagements nรฉcessitent la mobilisation d’un certain niveau de compรฉtences (physiques, cognitives, sensorielles โฆ) par les individus pour accroรฎtre leur potentiel de mobilitรฉ.
– L’accessibilitรฉ du territoire : correspond davantage ร un potentiel spatial qui dรฉtermine la capacitรฉ de diffรฉrentes ressources ร รชtre accessibles en fonction de leur position dans lโespace et de la plus ou moins bonne maรฎtrise des distances. Cโest donc ici la structure spatio-temporelle de l’offre de transport qui dรฉtermine le potentiel spatial de lโaccessibilitรฉ.
Ainsi, lโaccessibilitรฉ est alors ยซ un concept essentiellement spatial, qui vise ร rendre compte de lโeffort ร consentir pour parcourir lโespace, dans le but dโatteindre un lieu qui abrite une ressource ยป (LโHOSTIS, CONESA, 2010).
Modรจle de conception
Lโanalyse spatiale permet de dรฉcrire les caractรฉristiques de lโespace gรฉographique, tant du point de vue de sa structure que de ses dynamiques. Il semble donc quโun enjeu important de la prise en compte des systรจmes spatialisรฉs sociaux et environnementaux en analyse territoriale passe par une intรฉgration des connaissances produites par lโanalyse spatiale (VOIRON, 2005). Un modรจle spatial en tant que tel se doit de comporter trois composantes principales (EASTMAN, 2012). Ce sont successivement : une entrรฉe, des variables et une sortie. A lโissue des premiรจres dรฉfinitions sus citรฉes, lโidรฉe constitue ainsi de produire le modรจle sur base de lโaccessibilitรฉ qui nโest obtenue quโen maitrisant la gรฉographie du milieu dโรฉtude ร travers le traitement dโimage qui va induire ร la connaissance du fond de territoire. Cette premiรจre partie constitue lโentrรฉe du modรจle. Ensuite, le modรจle se basera sur les variables tirรฉes dโanalyse et de dรฉfinition des biens (ou ressources) et des services accessibles dans tout le territoire pour en tirer lโaccessibilitรฉ des personnes ร ces biens et services. Enfin, la sortie du modรจle sera reprรฉsentรฉe par la dรฉlimitation proprement dite du territoire que ce soit sur une petite ou une moyenne รฉchelle. Le modรจle obtenu va constituer un module applicable ร tout milieu dโรฉtude du mรชme type ou de type similaire et va constituer un outil puissant de prise de dรฉcision pour faciliter les projets dโamรฉnagements futurs.
Prรฉsentation du milieu dโรฉtude et du Bassin Versant du Maningory
Lโรฉtude a รฉtรฉ conduite uniquement au niveau des espaces boisรฉs du Bassin Versant du Maningory situรฉ au Nord-Est de lโรฎle (Carte 1). Ces zones forestiรจres sont gรฉnรฉralement formรฉes par une forรชt dense humide dominรฉe par la Rรฉserve Spรฉciale du Zahamena avec quelques forรชts communautaires, sans oublier les forรชts secondaires ainsi que les cultures de rente. Ces zones englobent une grande partie de la Rรฉgion Analanjirofo – dont principalement les sous-prรฉfectures de Vavatenina et une partie de celle de Fรฉnerive Est, ces deux รฉtant sรฉparรฉes de la sous-prรฉfecture dโAmbatondrazaka par le rideau forestier du Zahamena.- et une partie de la Rรฉgion Alaotra Mangoro.
Le bassin en question possรจde neuf affluents principaux provenant de ses sous-bassins versants et ayant comme tributaire le plus grand fleuve de la zone qui est le fleuve de Maningory (Chaperon et al, 1993). Ces riviรจres sont courtes et drainent, le plus souvent, des zones marรฉcageuses ร faible pente. Leurs sources se situent vers 1000 m d’altitude sauf celle de la Sahabe qui naรฎt, au sud, vers 1 300 m. L’exutoire du lac Alaotra est constituรฉ par le Maningory. Le niveau de base du lac est fixรฉ par les seuils rocheux d’Ambatomafana ร partir duquel le Maningory suit une direction Est-Ouest et descend de 14 m/km environ ร travers le systรจme montagneux de l’Est, jusqu’ร la cote 200 (FERRY, 2009).
Aprรจs Anjahanibe, le Maningory prend une direction Sud-Ouest/Nord-Est jusqu’au confluent avec la Sandratsio, son principal affluent rive gauche. Le fleuve se dirige alors vers l’Est, jusqu’ร la mer dans la commune dโAmpasina Maningory qu’il atteint avec une pente de 1 m/km. Le Maningory et les affluents supรฉrieurs du lac Alaotra drainent un bassin versant de 12 645 km2. La longueur totale du fleuve, depuis la source de la Sahabe, est de 260 km (CHAPERON et al, 2005).
Le bassin du Maningory est dรฉlimitรฉ au Nord par la Rรฉgion Analanjirofo, au Sud par le District Moramanga, ร lโEst par lโOcรฉan Indien et ร lโOuest par la Rรฉgion Analamanga (Annexe 1). Il est localisรฉ entre les points dont les coordonnรฉes gรฉographiques sont les suivantes :
– Nord-Ouest : S 17ยฐ 02.000โ – E 48ยฐ 14.000โ
– Nord-Est : S 17ยฐ 05.000โ – E 48ยฐ 40.000โ
– Sud-Est : S 17ยฐ 58.000โ – E 48ยฐ 33.000โ
– Sud-Ouest : S 18ยฐ 10.000โ – E 48ยฐ 00.000โ
Matรฉriels
Dans un souci de pouvoir crรฉer un modรจle pouvant dรฉfinir le territoire en partant dโune approche terroir dans les espaces forestiers du Bassin du Maningory, diffรฉrents types de donnรฉes entrent en jeu avec pour objectifs finaux de redรฉfinir les cartes des limites administratives existantes sur la zone dโรฉtude. Pour cela, il est essentiel de dรฉfinir dโun cรดtรฉ les donnรฉes relatives ร lโentrรฉe du modรจle ร concevoir et de lโautre les donnรฉes utilisรฉes comme variables du modรจle. La grande partie des donnรฉes utilisรฉes pour cette รฉtude reposent sur des donnรฉes spatiales basรฉes sur le principe dโaccessibilitรฉ. Les donnรฉes utilisables dans le cadre de ce concept sont :
– Un fond de territoire qui est une image fournissant la localisation des principaux รฉlรฉments gรฉographiques, bรขtiments et amรฉnagements de ce territoire. Plusieurs informations y sont considรฉrรฉes dont les informations cadastrales (ensemble des bรขtiments prรฉsents), lโoccupation du sol (forรชts, surfaces agricolesโฆ), le rรฉseau routier carrossable, le rรฉseau hydrographique, etc. Le fond de carte est lโimage sur laquelle va รชtre construite la carte de temps de parcours et cโest sur ce fond de carte que les itinรฉraires seront reprรฉsentรฉs. Il est basรฉ sur une image Landsat ETM+ datรฉe du 17 Mars 2014 montrant les espaces boisรฉs du Bassin Versant du Maningory (Annexe 2).
– Un rรฉseau routier, de pistes et de chemins spatialisรฉs et gรฉolocalisรฉs ร moyenne รฉchelle, qui est essentiel pour dรฉfinir la notion de distance dans la zone mais รฉgalement pour permettre le calcul de lโaccessibilitรฉ au niveau des espaces forestiers. Il sโagit des donnรฉes issues de la base de donnรฉes
gรฉnรฉrique existante, comme la BD1001. En effet, cette รฉchelle correspond bien ร une surface plus grande comme le bassin versant.
– Des donnรฉes altimรฉtriques comme celle de la SRTM. Lโinclusion de ce type de donnรฉe permet dโaffiner les calculs dโaccessibilitรฉ pour la prise en compte du relief qui est une contrainte au dรฉplacement au sein de la zone.
– Des donnรฉes spatiales sur les derniers essais de dรฉlimitation des limites administratives communales fournies dans la BD_Commune acquis en 2008 qui vont servir de rรฉfรฉrence par rapport aux nouvelles cartes produites.
Le matรฉriel utilisรฉ comprend un GPS (Global Positioning System) prรฉsentant une bonne prรฉcision planimรฉtrique pour prendre les coordonnรฉes gรฉographiques des sites jugรฉes facteurs ou variables de la dรฉfinition du territoire dans les espaces boisรฉs ou ยซ point dโintรฉrรชts ยป.
Outre Envi Exelis 5.0 pour permettre les phases de traitement et de classification dโimage satellite et ArcGIS 10.3 qui va servir dans le calcul de lโaccessibilitรฉ et pour la majoritรฉ des modules de conception du modรจle, le logiciel QGIS Vienna 2.8 a รฉtรฉ utilisรฉ pour la sortie des cartes en raison de sa facilitรฉ dans la manipulation et lโusage mais aussi au niveau de la nettetรฉ et lโรฉlรฉgance des cartes en sorties quโelle offre.
1 BD100 : base de donnรฉes gรฉographiques mise en place par lโInstitut gรฉographique et hydrographique national (FTM), contenant les donnรฉes sur les rรฉseaux de piste et de route, ร partir des cartes de base de
Madagascar, ร lโรฉchelle 1/100 000.
Conception du fond de territoire
Prรฉtraitement dโimage
Le prรฉtraitement des images sโeffectue ร travers une correction radiomรฉtrique, une calibration atmosphรฉrique et une correction gรฉomรฉtrique afin de minimiser les effets dโaltรฉration de lโimage au cours des traitements ultรฉrieurs. Dโune part, Envi dispose de lโoutil FLAASH (ATMOSPHERIC Correction) qui permet dโattรฉnuer lโeffet atmosphรฉrique en fournissant le modรจle de soustraction d’objet foncรฉ ou Dark Substract, de compenser les diffรฉrences des conditions de prise de vues, et de calibrer les capteurs. Les paramรจtres additionnels nรฉcessaires (angles dโรฉlรฉvation solaire et de visรฉe, Offset/Gainโฆ) sont fournis par les mรฉtadonnรฉes accompagnant lโacquisition de la scรจne Landsat. Dโautre part, les corrections gรฉomรฉtriques sont destinรฉes ร corriger lโimage des dรฉformations systรฉmatiques dues ร la prise de vue (ellipsoรฏde terrestre, dรฉfilement du satellite, variation du sol, technologie du capteur) ainsi quโร rendre lโimage superposable ร une carte. Elles sont effectuรฉes soit ร partir de paramรจtre dโorbite et dโaltitude enregistrรฉe durant le vol, soit ร lโaide des lois de dรฉformations pour rendre lโimage conforme ร un type de projection cartographique connu. Lโรฉtude utilise la projection Laborde (ELLIPSOIDE_International_1925).
Classification orientรฉe objet ou Rule Based Classification
Lโamรฉlioration de la rรฉsolution spatiale introduit une certaine rรฉvolution dans lโutilisation des donnรฉes de tรฉlรฉdรฉtection : la rรฉsolution mรฉtrique change profondรฉment la vision du terrain en incluant la dimension verticale des objets dรฉtectรฉs (bรขtiments, vรฉgรฉtation) et les ombres. Dรจs lors, les techniques de classification automatique dโimage ne sont plus opรฉrationnelles ; cโest lโanalyse de formes basรฉes sur les notions dโobjet qui devient essentiel. La classification orientรฉe objet est basรฉe sur lโidรฉe que lโimportante information sรฉmantique nรฉcessaire ร lโinterprรฉtation dโune image nโest pas reprรฉsentรฉe dans les pixels individuels, mais dans des images-objets significatives et leurs relations mutuelles. La classification par objets est donc basรฉe sur des groupes de pixels associรฉs. Elle permet dโรฉviter certains รฉcueils des classifications pixel ร pixel, ร condition dโavoir bien rรฉsolu au prรฉalable la dรฉfinition des limites et des objets dโintรฉrรชt, qui doit รชtre claire et non ambiguรซ (YIJUN, 2003).
La premiรจre รฉtape de cette approche est la segmentation de lโimage. Ce procรฉdรฉ permet dโagrรฉger les pixels en extrayant des objets sans connaรฎtre lโappartenance de ceux-ci. Lโalgorithme de segmentation ne repose pas que sur les informations de valeurs des pixels individuels, mais aussi sur le voisinage du pixel (texture, forme, topologie). Il existe diffรฉrents types de segmentation:
(1) multiresolution, (2) quadtree, (3) chessboard (Annexe 3). La segmentation utilisรฉe dans le cadre de ce travail est la multirรฉsolution car elle privilรฉgie lโhomogรฉnรฉitรฉ des รฉlรฉments de lโimage pour restituer
la taille des objets ร identifier. Une succession de segmentations peut รชtre rรฉalisรฉe sur lโimage en fonction du rรฉsultat recherchรฉ. La premiรจre sโeffectue au niveau des pixels. Il est ensuite possible de segmenter ร nouveau les autres niveaux obtenus (LASSIEUR, 2006).
La deuxiรจme รฉtape est la classification. Elle consiste ร regrouper en classes les objets partageant la mรชme structure de donnรฉe et le mรชme comportement. Les classes sont identifiรฉes soit manuellement (mรฉthode experte), soit automatiquement. Dans le cadre de cette รฉtude, la classification sโest faite manuellement en se basant sur les signatures spectrales dโune bande manuellement formรฉe qui est le NDVI ou Indice Normalisรฉ de Vรฉgรฉtation. Grace ร ce type dโimage, il est plus facile dโextraire et de distinguer trois classes gรฉnรฉrales qui sont : 1) Forรชt, 2) Non Forรชt et 3) Plan dโeau.
Le dernier type dโoccupation de sol est facile ร distinguer car ces valeurs NDVI vont de lโordre de -1 ร 0, le reste a fait lโobjet de tรขtonnement.
Ainsi, la classification par segmentation comporte une notion de hiรฉrarchie. Chaque niveau de segmentation correspond ร ยซ un niveau objet ยป. Entre les diffรฉrents niveaux hiรฉrarchiques, il est possible dโobtenir une multitude dโinformations statistiques sur la surface des objets, la proportion de sub-objets (classรฉs en dessous) ou bien dโhyper-objets (classรฉs au-dessus). Ce processus est menรฉ jusquโร atteindre le niveau dโextraction souhaitรฉ.
Classification non supervisรฉe : mรฉthode de K-mean
Ce type de classification aura pour objectif de sรฉparer les trois groupes dโoccupation du sol obtenus dans la classification orientรฉe objet de sorte de distinguer pleinement les principales occupations du sol. Ce procรฉdรฉ associรฉ ร la premiรจre รฉtape constitue une variante de la classification binaire oรน un procรฉdรฉ de classification permet de rendre plus prรฉcis un autre. Dans cette approche, l’ordinateur analyse l’ensemble des signatures spectrales de tous les pixels de l’image, et dรฉtermine des groupements naturels, c’est-ร -dire regroupe les pixels sur la base de signatures spectrales similaires.
Une classification non supervisรฉe de l’image prรฉcรฉdemment crรฉรฉe sโest rรฉalisรฉe et ce, en utilisant l’algorithme K-means, et le module Classification > Unsupervised > K-means dans ENVI 5.0.
La mรฉthode des ยซ K-means ยป est une mรฉthode de classification gรฉomรฉtrique bien adaptรฉe aux espaces vectoriels de grande dimension. Elle est d’ailleurs rรฉguliรจrement utilisรฉe pour effectuer des classifications non-supervisรฉes d’images multi spectrales comme dans le cas prรฉsent. L’algorithme des K-means s’efforce de trouver les centroรฏdes les plus reprรฉsentatifs de lโespace de faรงon itรฉrative et groupe les pixels dans la classe la plus proche ร l’aide d’une technique de distance minimale. Chaque itรฉration recalcule des nouvelles moyennes de classes et reclasse les pixels par rapport ร ces nouvelles moyennes. Ce processus se poursuit jusqu’ร ce que le nombre de pixels dans chaque classe varie de moins du seuil de changement sรฉlectionnรฉ ou le nombre maximum d’itรฉrations soit atteint. Dans notre รฉtude, 20 itรฉrations ont รฉtรฉ mises en ลuvre grรขce ร la performance des matรฉriels informatiques et du logiciel utilisรฉ avec lโintention dโafficher prรจs de 15 classes dโoccupations du sol. Il est ร noter que certaines classes pourront faire lโobjet de combinaison due ร leur ressemblance.
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Table des matiรจres
INTRODUCTION
Partie 1 : Problรฉmatique et hypothรจses
1.1. Problรฉmatique
1.2. Hypothรจses
Partie 2 : Matรฉriels et mรฉthodes
2.1. Modรจle de conception
2.1.1. Territoire
2.1.2. Terroir
2.1.3. Notions dโaccessibilitรฉ
2.1.4. Modรจle de conception
2.2. Prรฉsentation du milieu dโรฉtude et du Bassin Versant du Maningory
2.3. Matรฉriels
2.4. Conception du fond de territoire
2.4.1. Prรฉtraitement dโimage
2.4.2. Classification orientรฉe objet ou Rule Based Classification
2.4.3. Classification non supervisรฉe : mรฉthode de K-mean
2.5. Crรฉation des friction surfaces ou matrice de friction
2.6. Dรฉfinition et analyse des facteurs ou variables du modรจle
2.7. Production des cartes de facteurs de dรฉlimitation de territoire
2.8. Simulation et dรฉfinition des territoires hypothรฉtiques dans la zone
2.8.1. Dรฉlimitation de lโespace proprement dite
2.8.2. Validation
2.9. Limites mรฉthodologiques :
2.10. Cadre opรฉratoire de la recherche
Partie 3 : Rรฉsultats et interprรฉtations
3.1. Fond du territoire et conception de la matrice de friction
3.1.1. Rรฉsultats de classification
3.1.2. Dรฉfinition de la matrice de friction
3.2. Dรฉfinition et analyse des influences des facteurs
3.2.1. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ au marchรฉ ยป
3.2.2. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ ร lโeau ยป
3.2.3. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ aux routesยป
3.2.4. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ aux riziรจres ยป
3.2.5. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ aux zones de charbonnageยป
3.2.6. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ aux zones dโexploitation ยป
3.2.7. Calcul de pondรฉration du critรจre ยซ accessibilitรฉ aux culture de rente ยป
3.2.8. Calcul de la pondรฉration des diffรฉrents facteurs
3.3. Conception du modรจle
3.3.1. Conception du modรจle proprement dit
3.3.2. Application du modรจle au niveau Commune et validation
3.3.3. Application du modรจle au niveau Fokontany
Partie 4 : Discussions et Recommandations
4.1. Discussions
4.1.1. Discussions mรฉthodologiques
4.1.1.1. Traitement de lโimage
4.1.1.2. Calcul dโaccessibilitรฉ
4.1.1.3. Subjectivitรฉ des Fokontany hypothรฉtiques
4.1.2. Implications des rรฉsultats
4.1.3. Application du modรจle ร une รฉchelle nationale
4.1.4. Application du modรจle ร une รฉchelle locale
4.2. Dรฉfinition du territoire du point de vue de lโaccessibilitรฉ
4.3. Recommandations
4.3.1. Amรฉlioration de la mรฉthode par une cartographie participative
4.3.2. Recommandations techniques
4.3.3. Opรฉrationnalisation de la recherche
5. CONCLUSION
6. RรFรRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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