ETUDE DE LA PRODUCTION SCIENTIFIQUE DU SERVICE DE PARODONTOLOGIE

Réseaux de Recherche en Odontologie

       En France, sept réseaux de recherche, un comité interface INSERMOdontologie et un institut de recherche dentaire sont recensés :
− Réseau Européen Action de Recherche Concertée B 23,
− Réseau National d’Etude des Anomalies Dentaires et Oro Faciales,
− Réseau Français en Odontogénétique,
− Réseau de Recherche Clinique et Fondamentale sur la Douleur,
− Réseau INSERM sur les Cellules Souches Somatiques,
− Réseau International « Frontier Research Project H 15 on Tooth Morphogenesis »
− Réseau de Recherche Franco-allemand sur les « Fluides Complexes en Dimension Deux et Demi (GDR F.A) »,
− Comite d’Interface INSERM-Odontologie,
− Institut Français pour la Recherche Odontologique (IFRO).
L’IFRO est une émanation de l’Association Dentaire Française (ADF) en mars 2000. Son objectif principal est d’aider la recherche odontologique sous toutes ses formes afin que progresse la connaissance et que de nouvelles pistes ou de nouvelles technologies soient mises en œuvre ultérieurement par les praticiens. Sa mission est de trouver des fonds et de les redistribuer, à bon escient, soit sous la forme de bourse à un doctorant, soit en contribuant à aider un nouveau pôle d’émergence dans un laboratoire, à condition qu’il soit animé par un jeune chercheur.

Bibliométrie et lexicométrie des thèses en parodontologie

            Les thèses soutenues en parodontologie entre 1978 et 2010 sont au nombre de 96. Badji en 2007 dans une étude bibliométrique des thèses soutenues entre 1974 et 2006 a observé que la moyenne annuelle était de 19,1±9,8 thèses soutenues tous services confondus pour un total de 632 thèses [3]. La courbe de fréquence des thèses dans cette étude montrait une évolution irrégulière (en dents de scie) et dans le sens d’une augmentation des soutenances de 1974 à 2006, avec des pics pour les années 1988, 1993, 1997, 2000 et 2006 [3]. Cette constatation est retrouvée à l’échelle du service de parodontologie dans la présente étude en 1997, 2000 et 2007. L’augmentation de la production des thèses en parodontologie à partir de 1996 pourrait s’expliquer par l’inscription aux fonctions de maître de conférences de 2 membres du service en 1994 et 1996 ayant eu pour effet de créer un engouement de la part des étudiants et de créer une émulation dans le service. La même tendance se poursuit si l’on examine l’évolution de la production de 2000 à 2010 par la présence d’un personnel formé pour la recherche qui s’est traduite par la promotion au grade de maître de conférences agrégé de deux enseignants en 2008 et 2010. Les résultats montrent avec les pourcentages cumulés que près de 80% des thèses en parodontologie ont été soutenues à partir de 1993 et 50% au cours de la dernière décennie. Celle-ci a par ailleurs été marquée par la soutenance de plusieurs thèses de 3ème cycle qui confirme cette émulation. Selon les résultats des travaux de Badji, les soutenances en parodontologie représentent 11,7% des thèses en considérant la période de 1974 à 2006 [3]. Plus des ¾ des études réalisées dans le service sont de type observationnel alors que les études expérimentales représentent moins de 8% des travaux. Cette caractéristique est probablement due au fait que ce type d’étude est plus accessible et demande beaucoup moins de moyens que ceux nécessaires à des études expérimentales qui exigent par ailleurs des protocoles relativement complexes le plus souvent. Le problème de la qualification des encadreurs peut aussi être évoqué. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit à près de 95% de thèses d’exercice qui ne sont pas souvent des projets de recherche au sens strict, car ayant un tout autre objectif. Les pathologies et conditions défavorables (innées ou acquises), les thérapeutiques en parodontie, les facteurs de risque et conditions systémiques constituent les thématiques les plus fréquemment étudiées dans les thèses de parodontologie. Ces thématiques sont le reflet des axes de recherche du service de parodontales qui ont été focalisés esentiellement au cours de ces dernières années sur :
o les facteurs de risques de maladies parodontales au Sénégal,
o les lambeaux d’avancement coronaire dans la prise en charge des défauts inesthétiques muco-gingivaux,
o le parodonte et le sourire,
o les approches non chirurgicales dans le traitement des poches parodontales.
Les études épidémiologiques descriptives sont probablement les plus adaptées à nos conditions d’exercice et font appel à des moyens moins importants que celles nécessaires à des études expérimentales.

Maladies parodontales et facteurs de risque associés

        Les maladies parodontales ne sont pas le seul fait des bactéries pathogènes du biofilm microbien. Elles sont comme le rappelle Genco (20) en 1996, sous l’influence de facteurs de risque qui vont déterminer leur apparition ou moduler leur progression. Les travaux ont porté sur les pathologies parodontales chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte jeune en raison de certains aspects liés aux conditions de vie dans nos pays en développement et à la prise en charge de cette population fragile. Ils ont eu aussi trait à la santé de la reproduction, aux maladies parodontales liées à une pathologie d’origine génétique et héréditaire (l’épidermolyse bulleuse dystrophique), à l’infection par le VIH, à la drépanocytose, au syndrome de Gougerot-Sjögren et, à des facteurs environnementaux pouvant influer sur la physiopathologie parodontale.

Infection par le VIH

        Une étude chez 90 patients dont 53 séropositifs et 37 séronégatifs a évalué la prévalence des manifestations buccales et parodontales. Les résultats ont montré que l’hygiène bucco-dentaire évaluée par l’indice d’hygiène orale simplifié était moins bonne chez les patients vivant avec le VIH (PVVIH) que dans le groupe de patients séronégatifs (IHOS supérieur à 2=37,5%). L’inflammation gingivale était toujours présente et plus sévère chez les PVVIH (indice gingival supérieur à 1= 73,5%). Un érythème localisé à la gencive marginale était généralement observé ainsi qu’une candidose buccale. Des pertes d’attache supérieures ou égales à 4 mm ont été mesurées et étaient plus importantes chez les PVVIH. La gingivite (GVIH) ou la parodontite (PVIH) associée au sida semble être une manifestation parodontale spécifique à cette affection même si leur fréquence et leur intensité peuvent être sensiblement abaissées par l’antibiothérapie et les traitements anti-rétroviraux. Ces gingivites ou parodontites vont évoluer rapidement en raison de l’immunodépression. Il s’agit d’emblée de lésions ulcéro-nécrosantes qui amputent la totalité de la papille interdentaire et la gencive attachée au collet des dents et qui peuvent aller jusqu’à découvrir l’os sous-jacent qui se nécrose secondairement.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : APPROCHE D’ORGANISATION DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE AU SENEGAL
I – VISION DE LA RECHERCHE DU GOUVERNEMENT [28]
1- Contraintes de la politique de recherche
1.1-Les ressources financières
1.2 – Les moyens physiques
2-Opportunités
3-Objectifs globaux
4-Ressources Humaines
II-ORGANISATION DE LA RECHERCHE A L’UCAD [16]
1-Potentiel humain
2-Axes de Recherche
3-Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontologie
4-Organisation
5-Les Ecoles doctorales
III- LA RECHERCHE EN ODONTOLOGIE EN FRANCE
1-Les équipes de recherches labellisées
1.1-Les équipes Inserm
1.2-Les équipes d’accueil reconnues par le Ministère de la
Recherche
2-Effectif des Equipes Labellisées
3-Thématiques de recherche
4-Réseaux de Recherche en Odontologie
IV-LA RECHERCHE AU SERVICE DE PARODONTOLOGIE DE DAKAR 
1-Organisation au Département d’Odontologie de Dakar
1.1-Présentation du Département
2-Objectifs éducationnels
2.1-Définition
2.2-Niveaux d’objectifs
3-Organisation administrative
3.1-Chef de Département
3.2-Secrétariat
3.3-Commission Pédagogique
3.4-Autres commissions
3.5-Services pédagogiques, administratifs et techniques
2-De l’enseignement de la parodontologie à la thèse
2.1-Organisation des études
2.2-Enseignements de la parodontologie
2.3-Présentation de la thèse
2.4-Vers la réforme système LMD
2.5 -Evolution du personnel du service de parodontologie
DEUXIEME PARTIE : LA PRODUCTION SCIENTIFIQUE AU SERVICE DE PARODONTOLOGIE
I-JUSTIFICATION
II-OBJECTIF
III – MATERIEL ET METHODE
1-Type d’étude
2-Méthodologie
3-Critères de jugement
4-Organisation de l’étude
5-Variables
6-Analyse des données
IV-RESULTATS
1-Données métriques
1.1-Distribution selon la valeur du diplôme
1.2-Evolution de la production des thèses
1.3-Distribution des thèses selon le type d’étude réalisée
1.4-Répartition des thématiques étudiées
2-Exploitation des thèses
2.1-Type d’étude et exploitation
2.2-Forme d’exploitation des thèses
2.3-Distribution du nombre d’articles publiés
2.4-Supports de publication des thèses
3-Production globale d’articles scientifiques du Service de parodontologie de 1982 à 2010
3.1-Liste chronologique des revues de publication du Service de parodontologie
3.2-Bases de données d’indexation des revues
3.3-Evolution des publications du Service de parodontologie selon les années
V-COMMENTAIRE DES DONNEES ET ANALYSE DES TRAVAUX
1-Limites de l’étude
2-Bibliométrie et lexicométrie des thèses en parodontologie
3-Valorisation des thèses
4-Analyse des travaux
4.1-Maladies parodontales et facteurs de risque associés
4.2-Prise en charge des affections parodontales au Département d’Odontologie
4.3-Perception de l’enseignement et de la pratique de la parodontologie au Sénégal
4.4-Divers
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE

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