EPIDEMIOLOGIE DU CHIKUNGUNYA DANS LA ZONE OCEAN INDIEN
Caractères généraux du CHIKV
Morphologie
Le virus Chikungunya est un virus envelopp, sphrique, d’environ 70 nm de diamtre. La nuclocapside est de symtrie icosadrique(Simizu et al., 1984). L’enveloppe du virus prsente 80 spicules. Chaque spicule tant constitu de l’interaction de trois htrodimres de glycoprotines d’enveloppe E1 et E2(Strauss & Strauss, 1994). Figure 2. Reprsentation du virus Ross River. La morphologie est similaire celle du virus Chikungunya. D’aprsStrauss & Strauss, 1994.
Ce document a t cre avec une version d’EVALUATION gratuite d’eXPert PDF. Ce filigrane sera supprim aprs l’achat de la licence de la version complte d’eXPert PDF. Consultez le site www.avanquest.fr pour plus d’informations.
Génome
Le génome est constitué d’un simple brin d’ARN positif, monocaténaire,d’approximativement 12 000 nucléotides (plus exactement de 11 805 nucléotides sans prendre en compte la coiffe, la séquence interne poly-A et la queue poly-A). Sa composition en bases azotées est de 30% d’adénine, 25% de cytosine, 25% de guanine et de 20% de thymine (uracile).Schématiquement, le brin d’ARN est constitué de:
o Deux régions terminales non transcrites (3’NTR et 5’NTR) dans lesquelles on retrouve des séquences nucléotidiques répétées et largement conservées au sein du genre Alphavirus. Ces séquences joueraient un rôle important dans la régulation de la synthèse de l’ARN viral.
o Deux cadres de lecture ouverte de 7 425 et 3 735 nucléotides, séparés par une séquence jonction de 68 nucléotides, codant respectivement pour deux polyprotéines de 2 474 et 1 244 acides aminés (Khan et al., 2002).
Protéines virales
Traduction
Le premier cadre de lecture ouverte, situé dans les deux premier tiers du brin d’ARN côté 5′, est traduit directement. Cette traduction aboutit à la formation d’une polyprotéine contenant l’ensemble des protéines non structurales (nsP1, nsP2, nsP3 et nsP4).
La traduction du second cadre de lecture se déroule quant à elle après une étape de réplication et de transcription. C’est l’ARNm 26S, produit de la transcription du dernier tiers du génome en région 3′, qui est traduit en une polyprotéine contenant la totalité des protéines structurales (C, E3, E2, 6K et E1) (Strauss & Strauss, 1994).
Protéines non structurales
La protine non structurale P1 (nsP1) intervient dans l’initiation de la synthse de l’ARN ngatif et dans la mise en place de la coiffe de l’ARNm 26S et de l’ARN viral de par sonactivit guanylyltransferase et methyltransferase(Sawicki et al., 2006). nsP2 a une activit hlicase et protase (elle permet notamment le clivage de la polyprotine non structurale) et permet l’initiation de la transcription de l’ARNm 26S. nsp4 est une polymrase. Parmi toutes les protines, elle est celle dont la squence est la mieux conserve au sein du genre Alphavirus. Enfin, nsP3 est elle aussi implique dans les mcanismes de rplication de l’ARN viral (Strauss & Strauss, 1994).
Protéines structurales
La protine C est la protine de capside. Elle prsente une rgion N-terminale riche en acides amins chargs positivement et une rgion C-terminale bien conserve chez les Alphavirus. Ces rgions permettent, d’une part, des interactions non spcifiques avec les charges ngatives de l’ARN viral et, d’autre part, des interactions latrales et spcifiques entre protines C, aboutissant la formation de la nuclocapside(Strauss & Strauss, 1994). Les protines E3E2, 6K et E1 sont insre en cours de traduction dans le rticulum endoplasmique granuleux o elles s’ancrent dans la bicouche lipidique au niveau de squences hydrophobes en rgion C-Terminale(Strauss & Strauss, 1994). E3E2 est clive et seule E2 reste ancre dans la membrane des vsicules golgiennes. E3 est quant elle libre dans le cytoplasme de la cellule hte. Ce clivage, qui intervient lors de la migration de la vsicule vers la membrane cytoplasmique, induit un changement de conformation de l’htrodimre E1E2 qui est indispensable pour l’acquisition du caractre infectieux du virion(Strauss & Strauss, 1994). Des phnomnes de glycosylation interviennent sur E1 et E2 et ces dernires s’associent pour former un htrodimre de glycoprotines la base de la formation des spicules la surface du virus. La protine 6K pour rle d’assurer la stabilit de l’htrodimre ainsi que de faciliter l’assemblage du virion(Strauss & Strauss, 1994; Strauss et al., 2002). Au sein de l’htrodimre, E2 est la protine qui permet l’attachement du virus la surface de la cellule cible aprs reconnaissance d’un rcepteur cellulaire de nature protique.
Guide du mémoire de fin d’études avec la catégorie CARACTERISTIQUES DE LA SOUCHE VIRALE DE L’OCEAN INDIEN |
Étudiant en université, dans une école supérieur ou d’ingénieur, et que vous cherchez des ressources pédagogiques entièrement gratuites, il est jamais trop tard pour commencer à apprendre et consulter une liste des projets proposées cette année, vous trouverez ici des centaines de rapports pfe spécialement conçu pour vous aider à rédiger votre rapport de stage, vous prouvez les télécharger librement en divers formats (DOC, RAR, PDF).. Tout ce que vous devez faire est de télécharger le pfe et ouvrir le fichier PDF ou DOC. Ce rapport complet, pour aider les autres étudiants dans leurs propres travaux, est classé dans la catégorie Caractres gnraux du CHIKV où vous pouvez trouver aussi quelques autres mémoires de fin d’études similaires.
|
Table des matières
INTRODUCTION
PARTIE I : LE CHIKUNGUNYA, RAPPELS BIBLIOGRAPHIQUES
2. VIROLOGIE
2.1. Classification et position phylogntique
2.1.1. Classification
2.1.2. Position phylogntique
2.2. Caractres gnraux du CHIKV
2.2.1. Morphologie
2.2.2. Gnome
2.2.3. Protines virale
2.2.3.1. Traduction
2.2.3.2. Protines non structurales
2.2.3.3. Protines structurales
3. LES VECTEURS ARTHROPODES
3.1. Les diffrentes espces vecteurs
3.2. Vecteurs Africains
3.3. Vecteurs Asiatiques
4. LA MALADIE CHEZ L’HOMME
4.1. Aspects cliniques
4.1.1. Symptmes
4.1.1.1. Forme classique
4.1.1.2. Forme asymptomatique
4.1.2. Diagnostic
4.1.2.1. Diagnostic clinique
4.1.2.2. Diagnostic diffrentiel
4.1.2.3. De laboratoire
4.1.3. Traitement
4.1.4. Prvention
4.1.4.1. Prvention individuelle
4.1.4.2. Prvention collective
4.2. Epidmiologie gnrale de l’infection
4.2.1. Modle africain
4.2.2. Modle asiatique
4.3. Cadre lgal franais
PARTIE II: EPIDEMIOLOGIE DU CHIKUNGUNYA DANS LA ZONE OCEAN INDIEN
1. DESCRIPTION DE L’EPIDEMIE
1.1. Chronologie
1.2. Profil pidmiologique et taux d’attaque
2. CARACTERISTIQUES DE LA SOUCHE VIRALE DE L’OCEAN INDIEN
2.1. Origine phylogntique
2.2. Mutation observe
2.2.1. Nature
2.2.2. Consquences
3. DES FORMES CLINIQUES PARTICULIERES
3.1. Formes graves
3.2. Transmission materno-fœtale
3.3. Mortalit
4. AEDES ALBOPICTUS : LE VECTEUR REUNIONNAIS
4.1. Classification et description
4.2. Distribution gographique
4.3. Cycle biologique
4.3.1. Dveloppement
4.3.2. Nutrition et reproduction
4.3.3. Longvit
4.4. Comportement alimentaire et prfrences trophiques
4.5. Rle vecteur d’Aedes albopictus
PARTIE III: LE PROJET CHIKANI: ETUDE DU RLE POTENTIEL DE LA FAUNE SAUVAGE ET DOMESTIQUE DANS L’EPIDEMIE DE CHIKUNGUNYA DANS LES ILES DE L’OCEAN INDIEN.
1. CONTEXTE SCIENTIFIQUE
1.1. Objectif
1.2. Les diffrentes campagnes
2. MATERIEL ET METHODE
2.1. Stratgie d’chantillonnage
2.1.1. Date de prlvements
2.1.2. Zones de prlvements
2.1.2.1. Campagne de 2006
2.1.2.1.1. La Runion
2.1.2.1.2. Mayotte
2.1.2.1.3. Maurice
2.1.2.2. Campagne de 2007
2.1.2.2.1. La Runion
2.1.2.2.2. Mayotte
2.1.3. Espces chantillonnes
2.1.4. Prlvements
2.1.4.1. Nombre d’individus prlevs
2.1.4.2. Types de prlvements
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
Télécharger le rapport complet