Dynamique de la restauration de la forêt dense humide de basse altitude

L’Ile de Madagascar constitue l’une des rares nations mondialement reconnue comme une écorégion unique. Elle compte parmi les centres de biodiversité les plus riches au monde: les niveaux de diversité et d’endémisme de tous les groupes taxinomiques principaux y sont exceptionnellement élevés (Mittermeier et aI. 1977; Mittermeier et al. 1999). De nombreuses familles de plantes et d’animaux ont été isolées sur l‘îIe depuis longtemps; elles offrent ainsi la possibilité incomparable d’étude et d’appréhension du processus évolutive d’écosystème. Mais malheureusement, la nature a payé une lourde tribu à sa cohabitation avec l’homme. Les chiffres à ce sujet sont tellement alarmants qu’il n’est plus la peine d’exagérer pour marquer les consciences. Chaque année, sur le cas mondial on estime que douze millions d’hectares de forêts naturelles et entre 25000 à 50000 espèces disparaissent de la surface de la terre (ONE, 2003).

Madagascar est mondialement connu pour sa biodiversité mais aussi pour la déforestation intense qu’elle subit. On estime qu’en 50 ans, le taux de couverture forestière de l’île est passé de 80% à 22% aujourd’hui, soit 13 millions d’hectares de superficies perdues dont environ 10 millions d’hectares sont des formations naturelles pas ou peu modifiées par l’homme (FAO, 2000). Cette déforestation importante qui perdure jusqu’à aujourd’hui est principalement due à la pression démographique et à la pauvreté, à l’exploitation irrationnelle et illicite des ressources forestières, à la pratique traditionnelle de la culture sur brûlis et à l’utilisation massive de charbon de bois et aux feux de végétation (FAO, 2000).

La dégradation de certains écosystèmes naturels, ainsi que de la prise de conscience de la richesse biologique abritée par ces écosystèmes, a fortement contribué à ce développement : l’homme qui, hier détruisait sans réfléchir aux conséquences, souhaite aujourd’hui réparer ces erreurs à travers le concept de restauration écologique. L’idée générale de la restauration est le fait qu’il est possible de remettre dans un état antérieur ce qui a été dégradé ou détruit par des causes naturelles et/ ou humaines (Donnadieu, 2002).D’où ce sujet intitulé « L’étude de la dynamique de la restauration de la forêt dense humide de basse altitude dans le parc national Andringitra cas d’Ambatolahy ».

L’aire protégée d’Andringitra existe depuis décembre 1927. A cette période, certains ménages habitaient encore la zone dont celle d’Ambatolahy. En 1993, date à la mise en place du : Projet de Conservation et de Développement Intégrés (PCDI), la culture sur brûlis a été abandonnée. Les parties défrichées sont en conséquence devenues des zones de restauration. Le plan de gestion du Parc stipule ainsi la nécessité de suivre l’état de santé de la forêt secondaire. Plusieurs habitats considérés comme des priorités de recherche ont été donc identifiés et se trouvent ainsi comme cibles de conservation par les gestionnaires du parc d’Andingritra. Ainsi cette présente étude qui a obtenu une haute priorité parce que cadrée dans les programmes de recherche lancée par les gestionnaires de Madagascar National Parks.

METHODOLOGIE

MATERIELS ET METHODE 

LES MATERIELS

Pour les matériels de terrain, il s’agit entre autres des matériels classiques connus comme :
– 1 G.P.S (Geographical Positioning System) pour les relevés des coordonnées géographiques
– des flags ; pour matérialiser la délimitation des placettes d’inventaires
– 1 double décamètre et 1 mètre à ruban pour mesurer la DHP (Diamètre à Hauteur de Poitrine) des arbres
– 1 dendromètre pour la mesure des hauteurs
– des fiches d’inventaire pour la collecte des données
– des matériels d’herbier pour l’identification et la confection d’herbiers.

LA METHODOLOGIE ADOPTEE
La méthode adoptée pour cette étude du Parc National Andringitra repose essentiellement sur la synthèse des rapports internes des gestionnaires du parc en ce qui concerne la dynamique forestière ayant existée dans la zone de basse altitude du parc sachant que le cas d’Ambatolohy est dans un lieu protégé et que par conséquent l’action anthropique peut être donc considérer comme nulle. La méthodologie adoptée est basée sur la comparaison des observations de 2001, date de la première collecte des données sur la croissance en diamètre et en hauteur des arbres d’Ambatolahy (Figure 5) et les observations de l’année 2009 issus de l’étude. On peut déduire la tendance de la restauration naturelle de cette forêt.

Les rapports de suivi écologique du Parc National Andringitra et les rapports disponibles de suivi de la restauration concernant la forêt dense humide de basse altitude de la zone étudiée ont été pris comme les données de base de cette étude.

LA PHASE PREPARATOIRE BIBLIOGRAPHIQUE

Cette étape de la recherche correspond à la phase des recherches bibliographiques. Elle s’avère être le moyen le plus efficace pour obtenir le maximum d’informations existants concernant l’objet d’étude. Cette phase bibliographique constitue ainsi une partie non négligeable de la recherche, qui précède tout le travail de terrain. Ces principaux buts sont donc d’avoir des données sur :
• Les caractéristiques de la forêt dense humide de basse altitude ;
• Les espèces dominantes ;
• La succession végétale ;
• Les conditions favorables pour le développement de la couverture forestière ;
• Le mode de régénération de la forêt.

Travaux d’inventaire floristique
Sur chaque sous-parcelle, la hauteur et le diamètre à la hauteur de la poitrine (DHP) des espèces végétales ont été enregistrés. Les noms et le nombre de pieds de chaque espèce répertoriée ainsi que leur vitalité sont aussi notée. Ces paramètres ainsi considérés ont permis de déterminer la surface terrière, le taux de régénération, la croissance et la vitalité et la structure (stratification : strate inférieure, strate moyenne, strate supérieure) de la végétation étudiée. De même, quelques paramètres écologiques tels que : la pente du terrain, l’altitude, les coordonnés géographiques, l’exposition par rapport au soleil. A partir de ces paramètres, la préférence écologique de la plante peut être déterminée.

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela chatpfe.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

INTRODUCTION
I-1-PROBLEMATIQUE
I-2-LES HYPOTHESES A VERIFIER
I-3-OBJECTIF DE L’ETUDE
I-4-PRESENTATION GENERALE ET SITUATION DE LA FORET D’ANDRINGITRA
I-4-1-Localisation géographique
I-4-2-Historique
I-4-3-Milieu physique
I-4-3-1-Climat
I-4-3-2-Pédologie
I-4-3-3-Relief
I-4-3-1-Hydrographie
I-4-4-Milieu biotique
I-4-4-1-La flore et la végétation
I-4-4-2- La faune
I-4-4-3-La population
I-4-4-4-Le milieu d’étude proprement dit
I-5- LA RESTAURATION D’AMBATOLAHY
II.METHODOLOGIE
II-1-MATERIELS ET METHODES
II-1-1-Les matériels
II-1-2-La méthodologie adoptée
II-1-3-La phase préparatoire bibliographique
II-2-L’ETUDE DE TERRAIN
II-2-1-Les relevées écologiques
II-3- LES PARAMETRES A ETUDIER
II-3-1- La Surface terrière
II-3-2-Le taux de régénération
II-3-3- La croissance de l’arbre
II-3-4- L’abondance
II-3-5- La densité
II-3-6- Comparaison des espèces forestières par rapport
aux espèces secondaires
II-3-7- La viabilité
II-3-8- La vitalité
II-3-9- La diversité
II-3-10-Comparaison des résultats 2001 jusque 2009
II-4-METHODE D’ANALYSE DES RESULTATS DES RELEVES ECOLOGIQUES
II-4-1-Structures diamétriques
II-4-2-Structures de la hauteur
III-RESULTATS ET INTERPRETATIONS
III-1-RESULTATS DES RELEVES ECOLOGIQUES
III-1-1-Surface terrière
III-1-2-Taux de régénération
III-1-3- La croissance
Croissance en diamètre
Croissance en hauteur
III-1-4- l’abondance
Abondance absolue
Abondance relative
III-1-5-La densité
III-1-6- Comparaison des espèces forestières par rapport aux espèces secondaires
III-1-7- La Viabilité
III-1-8- La Vitalité
III-1-9-La diversité
III-1-10-Comparaison des résultats de 2001 et 2009
III-11-Richesse floristique du site d’étudie
III-1-12- Succession végétale
III-1-13-Caractéristique de la forêt secondaire
III-1-14-Vitesse de la restauration
III-1-15- Les conditions de régénération
III-2-RESULTATS PAR RAPPORT A LA VEGETATION
III-2-1-Forêt primaire
III-2-2-Interprétations
IV-DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
IV-1-DSCUSSIONS
IV-2-RECOMMANDATIONS
IV-3-CONCLUSSION GENERALE

Lire le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *