Besoins en minรฉraux
Ce sont des constituants essentiels du tissu osseux (calcium, phosphore) ou de lโรฉquilibre osmotique de lโanimal(sodium, chlore, potassium). Selon Ferrando (1969),les plus importants sont le phosphore et le calcium qui jouent un rรดle essentiel aussi bien dans lโรฉquilibrehumoral que dans la formation du squelette et de la coquille. Toute recommandation en minรฉraux doit tenir compte dโabord du niveau de production des animaux, puis de certains facteurs externes (dont certains altรจrent lโingรฉrรฉ alimentaire). On peut citer la prรฉsence รฉventuelle sous forme de complexe du minรฉral dans la source utilisรฉe, les interactions entre nutriments, le niveau รฉnergรฉtique des aliments, la tempรฉrature ambiante etles stress dus aux maladies ou ร la surpopulation.
Lโapport de phosphore pose toujours des problรจmes car onle retrouve sous forme phytique dans les graines des vรฉgรฉtaux telles que le maรฏs qui nโa pas de phytases (et non dans les tiges et les feuilles). Ce phosphore nโest pas utilisรฉ par les oiseaux, pour lesquels on ne considรฉrera comme ยซ disponible ยป que le phosphore non-phytique, soit le tiers du phosphore total des graines (INRA,1989).
Lโexcรจs de chlore entraรฎne une grande consommation dโeau,la survenue des diarrhรฉes et tend ร rรฉduire lโutilisation de calcium etdu phosphore. Dans une moindre mesure, lโapport en manganรจsepeut รฉgalement affecter lโassimilation du calcium et du phosphore (Smith, 1992).
La fourniture du chlorure de sodium est indispensable puisque lโalimentation vรฉgรฉtale est largement dรฉficiente en sodium, mais riche en potassium.
Besoins en oligo-รฉlรฉments
Ils sont prรฉsents dans lโorganisme en faible quantitรฉ ou ร lโรฉtat de traces et sont indispensables au dรฉroulement de nombreuses rรฉactions biochimiques du mรฉtabolisme.
Il sโagit du fer, du cuivre, du zinc, du manganรจse, du sรฉlรฉnium, de lโiode, du fluor, du cobalt et du magnรฉsium.
Selon Ferrando (1969), avec un apport de 0,4 % de magnรฉsium, on note une augmentation du gain de poids et une amรฉlioration de lโossification.
Besoins en vitamines
Ce sont des รฉlรฉments organiques agissant รฉgalement ร des doses infimes et indispensables au mรฉtabolisme, ร la protection de lโorganisme et ร une bonne production. Certains facteurs entraรฎnentune augmentation directe des besoins en vitamines. Il sโagit :
– des tempรฉratures รฉlevรฉesqui causent une baisse nette de lโingรฉrรฉ alimentaire, donc de lโapport en vitamines ;
– de la teneur รฉnergรฉtique de la rationdont lโaugmentation entraรฎne la baisse de lโingรฉrรฉ alimentaire. En outre, lโaccroissement de la valeur รฉnergรฉtique de la ration provoque une augmentation spรฉcifique des besoins en vitamines B1, B2, et acide pantothรฉnique qui participent aux rรฉactions du mรฉtabolisme รฉnergรฉtique ;
– de lโaddition de graisse ร la ration qui accroรฎt les besoins en vitamines E dont lโactivitรฉ anti-oxydante permet de limiter la formation de peroxydes toxiques pour la cellule et qui dรฉgradent les vitamines A, D et K ;
– de la teneur en protรฉines de lโalimentdont la baisse augmente les besoins en vitamine A ; lโabsorption de cette derniรจre รฉtant liรฉe ร lโapport protรฉique ;
– des conditions dโรฉlevage, en particulier le stress qui est un mรฉcanisme consommateur dโรฉnergie et de vitamines. Dans ce cas, les apports de vitamines peuvent devenir insuffisants par rapport aux besoins rรฉels.
On peut noter une augmentation indirecte de ces besoins en cas de biodisponibilitรฉ rรฉelle faible des vitamines de la ration ou lorsquโelles sont dรฉtruites soit lors des opรฉrations de fabrication et de stockage de lโaliment soit par les parasites intestinaux.
Cโest aussi le cas en prรฉsence des antagonistes et des antimรฉtabolites qui inactivent les vitamines dans lโaliment et mรชme en cas de formulation et de fabrication dรฉfectueuses.
Besoins en cellulose
Son importance est faible dans lโalimentation des volailles. Ainsi, chez le poulet de chair, il est recommandรฉ de ne pas dรฉpasser des taux de 5% de cellulose brute afin dโรฉviter une accรฉlรฉration du transit favorable ร une mauvaise utilisation de la ration (Anselme, 1987).
Sous-produits des cรฉrรฉales
Il sโagit des sons dont lโutilisation en aviculture tient compte de leur coรปt faible et de leur importance dans la rรฉgulation du transit digestif dont ils empรชchent les perturbations ร lโorigine dediarrhรฉes et constipation (Parigi-Bini, 1986).
De plus, leurs protรฉines sont disponibles. Les farines basses de riz prรฉsentent lโavantage dโavoir une valeur รฉlevรฉe en minรฉraux, en oligo-รฉlรฉments et en รฉnergie (Larbier et Leclercq, 1991).
Matiรจres grasses
Elles sont issues des huileries (huiles vรฉgรฉtales) ou des abattoirs (suif, graisse, saindoux). Ce sont des sources importantes dโรฉnergie mรฉtabolisable pour lโalimentation des volailles (Scott, 1976). Elles permettent dโaccroรฎtre la valeur รฉnergรฉtique des rations tout en diminuant les indices de consommation. Les lipides facilitent lโutilisation de matiรจres premiรจres riches en protรฉines (tourteaux) mais prรฉsentant des niveaux dโรฉnergie relativement bas (Sakandรฉ, 1993).
Des travaux de Polin et Hussein (1982)montrent que les poussins รขgรฉs dโune semaine retiennent 25 % de lipides de moins que ceuxรขgรฉs de 2 ร 3 semaines, ceci du fait que les sels biliaires impliquรฉs dans la digestion des lipides ne sont pas produits en quantitรฉ suffisante chez le poussin, puisque la sรฉcrรฉtion biliaire augmente avec lโรขge de la volaille.
Selon Sakandรฉ (1993), lโutilisation de matiรจres grasses dโorigine animale, donc riches en acides gras saturรฉs peut entraรฎner la formation de savons mal absorbรฉs par les poussins et occasionner une mauvaise utilisation du calcium et par, consรฉquent, une augmentation de lโincidence dela dyschondroplasie tibiale. Gab-wรฉ (1992) estime que lโhuile dโarachide incorporรฉe au taux de 4 % dans la ration du poulet de chair de 6 semaines dโรขge donne de meilleurs rรฉsultats de croissance.
Farine de sang
Elle est peu utilisรฉe dans les rรฉgions tropicales. On lโobtient en faisant dรฉshydrater le sang recueilli aux abattoirs. Cโest une source trรจs concentrรฉe de protรฉines dont la digestibilitรฉ est diminuรฉe par la prรฉsence de fibrinogรจne. Toutefois, sa teneur en acides aminรฉs permet de couvrir les besoins des volailles. La farine de sang est incorporรฉe ร un taux de 5 % (Larbier et Leclercq, 1991).
SOURCES DE MINERAUX ET DE VITAMINES
Le calcium et le phosphore constituent les principaux minรฉraux que doit contenir la ration des volailles. Carbonate de calcium, coquillages marins, poudre dโos et phosphates en sont les sources majeures.
Un dรฉficit modรฉrรฉ en calcium nโaffecte que les volailles en bas รขge, tandis quโun apport insuffisant en phosphore va se traduire par une anorexie, une baisse de la croissance, des troubles locomoteurs graves et mรชme de la mortalitรฉ (ISA, 1985).
Le chlorure de sodium apporte le sodium et le chlore ร la ration.
Les oligo-รฉlรฉments tels que lezinc, lโiode et le magnรฉsium, les vitamines et les additifs alimentaires sont apportรฉs par les prรฉmix ou C.M.V. (complรฉments minรฉrauxvitaminรฉs).
DIFFERENTES FORMES DE PRESENTATION DES ALIMENTS POUR VOLAILLES
Picard et al. (1999)รฉcrivent que le comportement alimentaire dโune volaille peut se diviser en trois phases : lโidentification, laprรฉhension et lโingestion. La premiรจre dรฉpend en grande partie des expรฉriences acquises et vรฉcues par lโanimal. Dans cette phase, tous les signaux sensoriels et plusparticuliรจrement la vision sont mis ร contribution. La prรฉhension utilise aussi la vue mais aussi le toucher. Cela souligne toute lโimportance des caractรฉristiques physiques des aliments (taille, forme, duretรฉ et รฉlasticitรฉโฆ). Les caractรฉristiques nutritionnelles interviennent dans la derniรจrphase : lโingestion qui est aussi influencรฉe par lโenvironnement.
REGULATION THERMIQUE ET SES FACTEURS
Les tempรฉratures ambiantes รฉlevรฉes rรฉduisentla croissance des poulets et ceci quelle que soit lโorigine gรฉnรฉtique des animaux (Washburn et Eberhart, 1988). La zone de bien-รชtre thermique se situe entre 16 et 20ยฐ C. Au delร et en dessous de ces limites, le mรฉtabolisme sโaccroรฎt sensiblement et traduit une perte dโรฉnergie pour lutter contre la chaleur ou contre le froid, par une sรฉrie de moyens constituant la rรฉgulation thermique.
Les oiseaux sont des รชtres vivants capables demaintenir leur tempรฉrature interne quasi – constante. Leur corps est recouvert de plumes et dรฉpourvu de glandes sudoripares. Ils ont en gรฉnรฉral une tempรฉrature plus รฉlevรฉe que les mammifรจres (41-42ยฐ C pour un coq adulte), ce qui les rendrait comparativement moins sensibles au stress thermique (Meltzer, 1983). Chez le poussin dโun jour, la tempรฉrature rectale est de 39,5ยฐ C. On comprend donc la nรฉcessitรฉ pour la volaille de vivre dans des conditions idรฉales (tempรฉrature ambiante, vitesse et humiditรฉ de lโair, รฉtat de la litiรจre) depuis le stade du poussin jusquโau stade du poulet. Ce dโautant plus que lโรฉcart thermique maximal tolรฉrรฉ chez le poussin est de 0,5ยฐC.
Toutefois, le maintien de lโhomรฉothermie impose que la production de chaleur gรฉnรฉrรฉe par le mรฉtabolisme soit exactement en รฉquilibre avec les pertes de chaleur. La tempรฉrature ambiante au-dessus de laquelle ilnโy a plus รฉquilibre entre productions et pertes entraรฎnant une augmentation significative de la tempรฉrature rectale semble se situe autour de 32ยฐ C chez les volailles domestiques (Smith et Oliver, 1971).
PRODUCTION DE CHALEUR OUTHERMOGENESE CHEZ LE POULET DE CHAIR
Lโensemble des synthรจses et dรฉgradations nรฉcessaires au maintien des fonctions vitales (mรฉtabolisme) est ร lโorigine de la grande partie de la chaleur produite par lโorganisme. Le bilan รฉnergรฉtique reprรฉsentant les diffรฉrentes composantes de la dรฉpense รฉnergรฉtique est prรฉsentรฉ par la figure 3.
ACTIVITE PHYSIQUE
Van Kampen (1976)constate que chez les pondeuses, la station debout accroรฎt la production de chaleur de 25 % par rapport ร la position de repos. Mac Leod et al. (1982) considรจrent quโau maximum 15 % de production de chaleur journaliรจre proviennent de lโactivitรฉ physique des pondeuses et que ce taux peut descendre jusquโร 6% selon les gรฉnotypes. Dans leurs travaux, Murphy et Preston (1988)remarquent que les poulets passent 65% de leur temps couchรฉs avec de frรฉquentes interruptions pour manger, boire ou se dรฉplacer. Geraert (1991)explique le phรฉnomรจne en disant quโau moment de la station debout, les oiseaux produisent un bref efflux de chaleur et augmenteraient la surface corporelle disponible pour la perte de chaleur par diminution du contact avec les voisins ou le sol. Chezles poulets en croissance, 7 % de lโEM ingรฉrรฉe est utilisรฉe pour lโactivitรฉ physique, mais le rationnement alimentaire pourrait augmenter cette proportion jusquโร 15 %, estiment Wenk et Van Es (1976). Ceci montre toute lโimportance quโil y a de bien formuler les rations pour cette catรฉgorie dโanimaux.
Outre le dรฉplacement, le halรจtement fait partie de lโactivitรฉ physique. Ainsi, chez le poulet exposรฉ ร des tempรฉratures รฉlevรฉes, laproduction de chaleur est supรฉrieure ร la quantitรฉ produite dans la zonede neutralitรฉ thermique. En fait, le halรจtement a un coรปt รฉnergรฉtique puisquโil contribue ร augmenter la frรฉquence cardiaque, mettant ainsi en jeu une participation active des muscles cardiaques. Geraert (1991)estime que sous une tempรฉrature ambiante de35 ร 40ยฐ C, le halรจtement reprรฉsente 12 % de lโaugmentation de la thermogenรจse, alors que la frรฉquence respiratoire passe de 30 ร 150/minute. Il suffirait de rรฉduire la demande des autres tissus pour compenser cette augmentation de la demande รฉnergรฉtique due ร la respiration, ceci maintiendraitconstante la production de chaleur (Hillman et al., 1985).
EXTRACHALEUR OU THERMOGENESE ALIMENTAIRE
Lโextrachaleur peut se dรฉfinir comme รฉtant lโรฉnergie produite lors de lโingestion et de la digestion de lโaliment ainsi que lors de lโutilisation mรฉtabolique des nutriments rรฉsultant de cette digestion. On lโestimeร 15-30 % de lโEM pour les aliments complets. Elle dรฉpend de la composition de lโaliment. Ainsi, les rations qui prรฉsentent une extrachaleur รฉlevรฉe sont dรฉconseillรฉes en pรฉriode de chaleur. Tasaki et Kushima (1979)montrent que les protรฉines prรฉsentent la plus forte contribution ร la thermogenรจse alimentaire par rapport aux glucides et aux lipides. De plus, tout apport dโacides aminรฉs en excรจs par rapport aux besoins entraรฎne un catabolisme accru et une production de chaleur augmentรฉe. Dรจs lors, tout retard de croissance ne saurait รชtre comblรฉ par un rรฉajustement du niveau des protรฉines alimentaires. Des travaux de Husseini et al. (1987)ont montrรฉ que les meilleurs gains de poids des poulets รฉtaient obtenus pour les rรฉgimes renfermant 20 % de protรฉines et 14,27 MJ/kg.. Waldroup (1982)suggรจre quโune rรฉduction de lโapport alimentaire dโacides aminรฉs pourrait se faire si on utilisait des protรฉines debase supplรฉmentรฉes enacides aminรฉs de synthรจse. Toutefois, une lรฉgรจre augmentation de la fourniture en lysine sโavรจre bรฉnรฉfique lorsque la tempรฉrature devient lรฉgรจrement รฉlevรฉe (Mc Naughton et al.,1983).
THERMOLYSE PAR CHALEUR SENSIBLE
El Boushy et Van Marle (1978)estiment quโen climat tempรฉrรฉ, prรจs de 75 % de la thermogenรจse chez les oiseaux est รฉliminรฉe par la voie sensible.
Les pertes par rayonnement (ou par radiation) ne reprรฉsentent que 5 % du flux total de chaleur, prรฉcise Walsberg en 1988.Mitchell (1985) affirme que la perte thermique due au rayonnement baisse avec lโaugmentation de la tempรฉrature.
Les pertes par convection dรฉpendent du niveau de ventilation ambiante. En effet, il suffirait que lโair arrivant au niveau de lโanimal soit plus frais que le corps de ce dernier pour quโil cรจde des calories.
La conduction thermique a surtout lieu dโune part au niveau des appendices cรฉphaliques (crรชtes et barbillons) pouvant reprรฉsenter jusquโร 7 % de la surface totale du corps (Freeman, 1983)et des pattes dโautre part. Ces parties dรฉpourvues de plumes peuvent servir ร exporter prรจs de la moitiรฉde lโรฉnergie due ร la thermogenรจse en raison dโune importante vasomotricitรฉ qui amรฉliore les รฉchanges thermiques via lโaccroissement du flux sanguin. Cetteaffirmation rejoint celle de Geraert (1991), disant que le flux sanguin versla peau emplumรฉe et les organes internes diminue lors de lโexposition au chaud. Mitchels et al. (1985)รฉvoquent les modifications physiques (รฉpilation) et gรฉnรฉtiques (gรฉnotype cou nu) de lโemplumement comme รฉtant favorables aux pertes sensibles. Le comportement des volailles en vuede se dรฉbarrasser de lachaleur ainsi que la rรฉduction des densitรฉs dโรฉlevage sont aussi des atouts permettant larรฉalisation de la voie sensible.
THERMOLYSE PAR CHALEUR LATENTE
Lorsque le poulet a chaud, il augmente lathermolyse รฉvaporatoire, font remarquer El Boushy et Van Marle (1978). Dawson (1982)estime que le poulet peut perdre par la peau, les 40 % voire plus de lโรฉvaporation totale lorsquโil est en zone de neutralitรฉ thermique. Cependant, lโaugmentation de la tempรฉrature fait que la voie respiratoire devient la plus sollicitรฉe. Vers 28-29ยฐ C, lehalรจtement apparaรฎt et se traduit par une trรจs forte augmentation de la frรฉquence respiratoire. Il est sous la dรฉpendance de rรฉcepteurs mรฉdullaires et hypothalamiqueset ce nโest quโaprรจs รฉlรฉvation des tempรฉratures hypothalamiques et cloniques, quโa lieu le halรจtement (Woods et Whittow, 1974). Le nerf vague assure la transmission des influx. Les consรฉquences de ce phรฉnomรจne sont : hyperthermie, hypocapnie et alcalose respiratoire ร lโorigine dโune baisse de croissance, asphyxie et mort.
Une hygromรฉtrie รฉlevรฉe saturelโatmosphรจre en vapeur dโeau, rรฉduisant ainsi les possibilitรฉs dโรฉvaporation. Elle favorise dรจs lors la sensation de stress thermique.
En augmentant la vitesse de lโair qui arriveau niveau des animaux, en rรฉduisant les densitรฉs et en adoptant des rรฉgimes adaptรฉs, on arrive ร amรฉliorer les pertes de chaleur, mais surtout ร diminuer la thermogenรจse. Une autre solution consisterait ร lโacclimatation des oiseaux ; cela passe par une adaptation prรฉcoce aux tempรฉratures รฉlevรฉes. Comme le suggรจre Mac Leod (1984), si le mรฉtabolisme basal est diminuรฉ par lโacclimatation, une plus grande extrachaleur sera tolรฉrรฉe avec pour consรฉquence unaccroissement de lโingรฉrรฉ รฉnergรฉtique. Lโindividu adaptรฉ au chaud peut augmenter soningรฉrรฉ sans accroรฎtre sa thermogenรจse, conclut Geraert (1991).
REACTIONS DES VOLAILLES EN FONCTION DE LA TEMPERATURE
REGULATION THERMIQUE EN ZONE DE NEUTRALITE THERMIQUE
La neutralitรฉ thermique reprรฉsente les tempรฉratures idรฉales ; le confort thermique des animaux est maximum et permet ainsi une rรฉgulation thermique et une conversion alimentaire optimales. En dehors de cette zone, on note une baisse de la croissance et donc, de la productivitรฉ. La neutralitรฉ thermique varie en fonction de lโรขge de la volaille ; les tempรฉratures recommandรฉes รฉtant prรฉsentรฉes dans le tableau VII.
VITAMINES, OLIGO-ELEMENTS ET LA PRODUCTIVITE DU POULET DE CHAIR
GENERALITES SUR LA PRODUCTIVITE DU POULET DE CHAIR
Le but visรฉ en รฉlevage de poulet est la productivitรฉ maximale (un maximum de kilogrammes de gain de poids pour unminimum de kilogrammes dโaliment).
Quatre facteurs rรฉgissent la productivitรฉ en aviculture. Il sโagit de lโalimentation, la gรฉnรฉtique, la pathologie et lโenvironnement. De lโaction combinรฉe de ceux-ci, dรฉpendent les performances zootechniques du poulet de chair. En gรฉnรฉral, les objectifs de productivitรฉ visent la consommation alimentaire, le gain de poids, lโindice de consommation et la mortalitรฉ.
CROISSANCE ET SES FACTEURS DE VARIATION
Croissance
La croissance se dรฉfinit chez lโรชtre vivantcomme รฉtant la capacitรฉ quโont les cellules de son organisme dโaugmenter leur nombre et leur taille. Lโensemble des rรฉactions biochimiques permettant ร lโorganisme de croรฎtre et de renouveler la matiรจre vivantesโappelle le mรฉtabolisme ; il consiste enla synthรจse de lamatiรจre nouvelle (anabolisme) et en la dรฉgradation degrosses molรฉcules (catabolisme).
Chez le poulet de chair, la croissance est trรจs rapide, le poussin pouvant passer de 40 g ร 1 jour ร 2000 g ร 7 semaines dโรขge (Smith, 1990). Elle est associรฉe ร une efficacitรฉ alimentaire (aptitude de lโanimal ร transformer lโaliment en muscle) รฉlevรฉe et consiste en une synthรจse protรฉique ร partir des acides aminรฉs alimentaires d’oรน lโimportance dโune ration riche en protรฉines.
Pour contrรดler la croissance, on recommande de peser 10 ร 20 % des sujets choisis au hasard tous les sept jours. Ainsi, il est possible de comparer le poids moyen obtenu ร celui attendu au mรชme รขge et prรฉvu par lefournisseur des poussins. Cela permet dedรฉceler un retard de croissance dรป ร une erreur dโรฉlevage. De mรชme, cela donne une idรฉe sur lโhomogรฉnรฉitรฉ du troupeau : en cas dโรฉcarts pondรฉraux trop importants (15 – 20 % par rapport ร la moyenne du cheptel), il faut sรฉparer les individus les plus petits des autres animaux afin deleur permettre de rattraper leur retard en les mettant dans des ยซ parcs de rattrapage ยป. La pesรฉe hebdomadaire de la quantitรฉ dโaliment consommรฉe sert ร dรฉduire lโindice de consommation qui est laquantitรฉ dโaliment consommรฉ permettant de produire un kilogramme de poids vif.
La croissance est un processus physiologique qui est sous la dรฉpendance dโhormones.
Selon Wright et al. (1972), les hormones qui interagissentpour faciliter la synthรจse protรฉique sont : lโhormone de croissance, lโinsuline, les hormones thyroรฏdiennes, lesandrogรจnes et les hormones surrรฉnaliennes et testiculaires. Chez le poulet ร croissance rapide, elle dรฉpend deplusieurs facteurs.
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Table des matiรจres
INTRODUCTION
Premiรจre partie: ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I : ALIMENTATION DU POULET DE CHAIR
1.1. PHYSIOLOGIE DIGESTIVE DU POULET
1.1.1. CAVITE BUCCALE
1.1.2. ลSOPHAGE
1.1.3. PROVENTRICULE ET GESIER
1.1.4. INTESTIN
1.1.5. CLOAQUE
1.2. GENERALITES SUR LโALIMENTATION
1.3. BESOINS ALIMENTAIRES DU POULET DE CHAIR
1.3.1. DIFFERENTS TYPES DE BESOINS
1.3.1.1. Besoins en eau
1.3.1.2. Besoins en รฉnergie
1.3.1.3. Besoins en protรฉines
1.3.1.4. Besoins en minรฉraux
1.3.1.5. Besoins en oligo-รฉlรฉments
1.3.1.6. Besoins en vitamines
1.3.1.7. Besoins en cellulose
1.4. FACTEURS DE VARIATION DES BESOINS
1.4.1. AGE
1.4.2. SOUCHE
1.4.3. CONDITIONS DโAMBIANCE
1.5. MATIERES PREMIERES COURAMMENT UTILISEES ET LEURS APPORTS
1.5.1. SOURCES DโENERGIE
1.5.1.1. Cรฉrรฉales
1.5.1.2. Sous-produits des cรฉrรฉales
1.5.1.3. Matiรจres grasses
1.5.2. SOURCES DE PROTEINES
1.5.2.1 Sources de protรฉines vรฉgรฉtales
1.5.2.1.1. Tourteau de soja
1.5.2.1.2. Tourteaux dโarachide et de coton
1.5.2.1.3. Levures
1.5.2.2. Sources de protรฉines animales
1.5.2.2.1. Farines de poisson
1.5.2.2.2. Farine de sang
1.5.3. SOURCES DE MINERAUX ET DE VITAMINES
1.6. DIFFERENTES FORMES DE PRESENTATION DES ALIMENTS POUR VOLAILLES
CHAPITRE II : REGULATION THERMIQUE ET SES FACTEURS
2.1. PRODUCTION DE CHALEUR OU THERMOGENESE CHEZ LE POULET DE CHAIR
2.1.1. METABOLISME BASAL
2.1.2. ACTIVITE PHYSIQUE
2.1.3. EXTRACHALEUR OU THERMOGENESE ALIMENTAIRE
2.1.4. CONTROLE HORMONAL DE LA THERMOGENESE
2.1.4.1. Thyroรฏde
2.1.4.2. Glandes surrรฉnales
2.2. THERMOLYSE OU PERTE DE CHALEUR CHEZ LE POULET DE CHAIR
2.2.1. THERMOLYSE PAR CHALEUR SENSIBLE
2.2.2. THERMOLYSE PAR CHALEUR LATENTE
2.3. REACTIONS DES VOLAILLES ENFONCTION DE LA TEMPERATURE
2.3.1. REGULATION THERMIQUE EN ZONE DE NEUTRALITE THERMIQUE
2.3.2. REGULATION THERMIQUE SOUS LA ZONE DE NEUTRALITE THERMIQUE
2.3.3. REGULATION THERMIQUE AU-DELA DE LA ZONE DE NEUTRALITE THERMIQUE
2.3.3.1. Au plan comportemental
2.3.3.2. Au plan de son aspect
2.3.3.3. Au planrespiratoire
2.3.3.4. Au plan alimentaire
CHAPITRE III : VITAMINES, OLIGO-ELEMENTS ET LA PRODUCTIVITE DU POULET DE CHAIRย
3.1. GENERALITES SUR LA PRODUCTIVITE DU POULET DE CHAIR
3.1.1. CROISSANCE ET SES FACTEURS DE VARIATION
3.1.1.1 Croissance
3.1.1.2 Facteurs de variation de la croissance
3.1.1.2.1. Facteurs intrinsรจques
a) Gรฉnotype
b) Sexe
3.1.1.2.2. Facteurs extrinsรจques
a) Conduite de lโรฉlevage
b) Aliment
3.1.2. AUTRES COMPOSANTES DE LA PRODUCTIVTE DU POULET DE CHAIR
3.1.2.1. Consommation et indice de consommation
3.1.2.2. La mortalitรฉ
3.2. EFFETS DES VITAMINES ET OLIGO-ELEMENTS SUR LES PERFORMANCES DU POULET DE CHAIR
3.2.1. EFFETS DES VITAMINES SUR LES PERFORMANCES DU POULET DE CHAIR
3.3. EFFETS DES OLIGO-ELEMENTSSUR LES PERFORMANCES ET LA SANTE DE POULET DE CHAIR
3.3.1. IMPORTANCE DES OLIGO-ELEMENTS
3.3.2. OLIGO-ELEMENTS ET PERFORMANCES DE PRODUCTION
3.3.2.1. Cuivre (Cu)
3.3.2.2. Zinc (Zn)
3.3.2.3. Autres oligo-รฉlรฉments
3.3.3. OLIGO-ELEMENTS ET DEFENSE IMMUNITAIRE DES OISEAUX
3.3.3.1. Zinc (Zn)
3.3.3.2. Sรฉlรฉnium (Se)
3.3.4. METABOLISME DES OLIGO-ELEMENTS ET INFECTION
3.3.5. OLIGO-ELEMENTS ET SQUELETTE
Deuxiรจme partie: PARTIE EXPERIMENTALE: EVALUATION DE L’EFFET DU VOLIHOT SUR LA PRODUCTIVITE DE POULET DE CHAIRย
CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODESย
1.1. MATERIEL
1.1.1. SITE ET PERIODE DU TRAVAIL
1.1.2. CHEPTEL EXPERIMENTAL
1.1.3. MATERIEL DโELEVAGE ET DE CONTROLE DE PERFORMANCE
1.1.4. RATIONS ALIMENTAIRES
1.1.5. PRESENTATION DU VOLIHOT
1.2. METHODE
1.2.1.CONDUITE DES OISEAUX
1.2.1.1. Prรฉparation du local
1.2.1.2. Arrivรฉe des poussins
1.2.1.3. Alimentation
1.2.1.4. Occupation du poulailler
1.2.1.5. Eclairage
1.2.2. COLLECTE DES DONNEES
1.2.2.1. Consommation alimentaire et ambiance
1.2.2.2. Poids vif
1.2.2.3. Mortalitรฉ
1.2.2.4. Poids carcasse
1.2.3. CALCUL DES VARIABLES ZOOTECHNIQUES
1.2.4. ANALYSE CHIMIQUE DES ALIMENTS
1.2.5. ANALYSES STATISTIQUES DES DONNEES
CHAPITRE II : RESULTATS ET DISCUSSIONSย
2.1. RESULTATS-
2.1.1. LES PARAMETRES DโAMBIANCE
2.1.2.1. Poids vif
2.1.2.2. Gain moyen quotidien
2.1.3. EFFET DU VOLIHOT SUR LES CARACTERISTIQUES DE LA CARCASSE
2.1.3.1. Poids carcasse
2.1.3.2. Rendement carcasse
2.1.4. EFFET DU VOLIHOT SUR LA CONSOMMATION ET LโEFFICACITE ALIMENTAIRE
2.1.4.1. Consommation alimentaire
2.1.4.2. Consommation dโeau
2.1.6. ETUDE ECONOMIQUE
2.2. DISCUSSION
2.2.1. METHODOLOGIE
2.2.2. PARAMETRES DโAMBIANCE
2.2.3. EFFET DU VOLIHOT SUR LA CROISSANCE
2.2.4. EFFET DU VOLIHOT SUR LES CARACTERISTIQUES DE LA CARCASSE
2.2.5. EFFET DU VOLIHOT SUR LA CONSOMMATION ET LโEFFICACITE ALIMENTAIRE
2.2.6. EFFET DU VOLIHOT SUR LA MORTALITE
2.2.7. ANALYSE ECONOMIQUE DE LโEFFET DโUNE SUPPLEMENTATION EN VOLIHOT
SUR LA PRODUCTIVITE
2.3. RECOMMANDATIONS
2.3.1. RECOMMANDATION EN DIRECTION DES ELEVEURS
2.3.2. RECOMMANDATION EN DIRECTION DES FABRICANTS
2.3.3. RECOMMANDATION EN DIRECTION DE LโETAT
CONCLUSION GENERALE