Aperçu sur les ressources en eau au niveau mondial
L‘eau douce, essentielle à la vie, l’environnement et le soutien d’activités économiquement productives n’est pas une ressource infinie, elle est inégalement repartie par la nature sur la surface de la terre. A l’heure actuelle, 1.1 milliard de personnes (17 %) de la population n’a pas accès a un approvisionnement sur en eau, tandis que 2.4 milliard de personnes (40 %) manque d’installations sanitaires adéquates. La majorité des personnes concernées habitent en Afrique et en Asie (d’après la FAO 1999). Par ailleurs, la croissance démographique, l’urbanisation rapide et le développement économique pèsent lourdement sur les ressources hydriques. Dans les pays en voie de développement l’approvisionnement en eau dépend de larges fluctuations saisonnières (sècheresse et inondation). Les réserves en eau disponibles à la surface du globe sont de l’ordre de 1386 millions Km3 (Detay, M 1997). Les mers et les océans constituées d’eau salée representent 97 % du stock d’eau au niveau mondial et les 3 % restant representent les eaux continentales (eau souterraine, glaciers, rivières et lacs) .
Les trois quart (75 %) d’eau douce constituent les glaciers, très peu accessibles et moins de 1 % de l’eau totale forme les eaux souterraines alors que moins de 0.01 % de l’eau forme les eaux de surface .
Aperçu sur les ressources en eau au niveau national
Le pays est subdivisé en cinq bassins hydrographiques d’une superficie totale de 2243229 Km2 regroupant 19 bassins versants. Les ressources en eau superficielle renouvelables totales sont estimes à 13.2 Km3 /an dans l’ensemble du pays dont le Sahara, bassin le plus important par la surface, ne renferme que 0.6 Km3 (d’après la FAO). Les ressources en eau souterraine renouvelables contenues dans les nappes du Nord du pays sont estimées à près de 1.7 Km3 /an, ces nappes sont alimentées essentiellement par les précipitations dont la répartition demeure irrégulière à la fois dans l’espace et dans le temps. Le Sud du pays est caractérisé par l’existence de la nappe du Continental Intercalaire (eau souterraine fossile très peu alimentée vu les conditions climatiques actuelles) dont l’alimentation est estimée à 8.5 m3/s en 1992, contre des sorties de l’ordre de 23m3/s (UNESCO, 1972 et Dubost, 1992) et celle du Complexe Terminal qui abrite elle même trois aquifères à importance variable (Fig : 3). La capacité totale des 48 barrages des 5 bassins hydrographiques est d’environ de 6 Km3 en 2003, cependant avec l’envasement de ces ouvrages il est estimé que cette capacité a diminuée de 25 %. Le dessalement de l’eau de mer existe déjà avec 14 stations dans 3 des bassins hydrographiques pour une capacité de 47000 m3 /jour soit 17.155 millions de m3 /an (FAO 1999). Les ressources en eau (souterraine et superficielles) prélevées en 2000 sont estimées à 6074 millions m3 dont 3938 millions de m3 pour l’irrigation (65 %), 1335 millions de m3 pour les usages domestiques (22 %) avec un volume rejeté de 600 millions de m3 (eau usée domestique) et 801 millions de m3 pour l’industrie (13 %) avec un volume rejeté de 20 millions de m3 (eau usée industrielle).
Aperçu sur les ressources en eau au niveau du bassin Constantinois SeybouseMellegue
La région du (Constantinois-Seybouse-Mellegue) couvre une superficie de 44348 Km2 et regroupe les bassins versants suivants: (ABH 2002)
• Kebir Rhumel avec 8811 Km2.
• Seybouse avec 6471 Km2.
• Medjerda-Mellegue avec 7942 Km2.
• Hauts Plateaux Constantinois avec 9615 Km2.
• Côtiers Constantinois avec 11509 Km2.
Le bassin hydrographique (Côtiers Constantinois) est situé dans le littoral nord de l’Est Algérien .il est subdivisé à son tour en trois bassins versants :
• Côtiers Ouest avec 2724 km2 soit 23.67 % de la superficie totale.
• Côtiers Est avec 3203 Km2 soit 27.83 % de la superficie totale.
• Côtiers Centre avec 5582 Km2 soit 48.50 % de la superficie totale. (Terrain d’etude).
Les ressources du bassin global sont les suivantes :
• les ressources souterraines mobilisées sont de 489 hm3 / an (1798 forages).
• Les ressources superficielles mobilisées sont de 932 Hm3 / an (15 barrages). Soit un Volume total mobilisé (souterrain et superficiel) de 1421 hm3 / an.
APERÇU GENERAL SUR LA ZONE D’ETUDE
Situation géographique
La région d’etude (Skikda) est située au Nord Est de l’Algérie ses principales limites sont :
• Au Nord la mer méditerranée.
• Au Sud la wilaya de Constantine et de Guelma.
• A l’Est la wilaya de Annaba.
• A l’Ouest la wilaya de Jijel et Mila.
contexte démographique:
La wilaya de Skikda s’étend sur une superficie de 4138 Km2 (ABH) elle comprend 13 Daïras regroupant en total 38 communes. Sa population est en évolution constante selon le RGPH de 1995 elle comptait 840302 habitants actuellement (2005) avec un taux d’accroissement moyen de 3.32 % sa population est de 1129295 habitants (Fig : 5) Les parties les plus peuplées sont les grandes agglomérations telles que :
o Skikda (Daira) avec 212266 habitants en 1995 et 285267 habitants en 2005.
o El Harrouch avec 109034 habitants en 1995 et 146532 en 2005.
o Azzaba avec 100035 habitants en 1995 et 134046 en 2005.
o Collo avec 69115 habitants en 1995 et 92614 habitants en 2005.
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Table des matières
Chapitre I : Introduction générale
I.1 Aperçu sur les ressources en eau au niveau mondial
I.2 Aperçu sur les ressources en eau au niveau national
I.3 Aperçu sur les ressources en eau dans les bassins CSM
I.4 Aperçu général sur la zone d’étude
I.4.1 Situation géographique
I.4.2 Contexte démographique
I.4.3 Contexte agricole
I.4.4 Contexte industriel
I.4.5 Présentation du travail
Chapitre II : Aperçu géologique
Introduction
II.1 Le socle Kabyle
II.1.1 L’unité de Bougaroune
II.1.2 L’unité de Beni Ferguene (oued Zhour)
II.1.3 L’unité supérieure
II.2 Dorsale Kabyle
II.2.1 La dorsale interne (chaîne calcaire interne)
II.2.2 La dorsale médiane (chaîne calcaire médiane)
II.2.3 La dorsale externe (chaîne calcaire externe)
II.3 Les séries à caractère Flyschs
II.3.1 Flyschs Mauretanien
II.3.2 Flyschs Massylien
II.3.3 Flyschs numidien
II.4 Les séries telliennes
II.4.1 Les séries ultra telliennes
II.4.2 Les séries telliennes
II.4.3 Les séries peni-telliennes
II.5 L’Oligomiocéne Kabyle
II.6 Les roches éruptives
II.7 Le Quaternaire
II.8 Les principaux types d’accidents tectoniques
II.9 Géologie des formations et intérêt hydrogéologique
Conclusion
Chapitre III : Aperçu géomorphologique
Introduction
III.1 Zones de montagnes
III.2 Zone de plaines
III.2.1 Le bassin versant du Kebir Ouest
III.2.2 Le bassin versant de l’oued Safsaf
III.2.2.1 Sous bassin de Zeramna
III.2.2.2 Sous bassin de l’oued Ghbel
III.2.2.3 Sous bassin de l’oued Haddarats
III.2.3 le bassin versant de l’oued Guebli
III.2.3.1 Sous bassin d’Oum Toub
III.2.3.2 Sous bassin de Tamalous
III.3.3.3 Sous bassin de Collo
III.3 Zones de plages
Conclusion
Chapitre IV : Aperçu hydrogéologique
Introduction
IV.1 Aperçu sur les systèmes aquifères
IV.1.1 La plaine de Collo
IV.1.2 La plaine de oued Zhour
IV.1.3 La vallée de l’oued Safsaf
IV.1.4 Le bassin versant du Kebir Ouest
IV.1.5 Le massif dunaire de Guerbez
IV.2 La carte d’extension de nappes
IV.3 Aperçu sur l’hydrologie de surface
IV.3.1 Les oueds
IV.3.1.1 L’oued Kebir Ouest
IV.3.2 L’oued Safsaf
IV.3.3 L’oued Guebli
IV.3.2 Les barrages
IV.3.2.1 Barrage de Zerdazas
IV.3.2.2 Barrage de Guenitra
IV.3.2.3 Barrage de Beni Zid
IV.3.2.4 Barrage de Zit Emba
IV.3.3 Les retenues collinaires
Conclusion
Chapitre : V. Aperçu climatologique
Introduction
V.1 Choix des stations de référence
V.2 Etude des facteurs climatique
V.2.1 Précipitation
V.2.2 Répartition saisonnière des précipitations
V.2.3 Températures
V.3 détermination du type de climat
V.4 Calcul du coefficient pluviométrique
V.5 Diagramme pluviothermique
V.6 Calcul du bilan hydrologique
V.6.1 Estimation de l’évapotranspiration réelle (ETR
V.6.2 Estimation du ruissellement
V.6.3 Estimation de l’infiltration
V.6.4 Estimation de l’évapotranspiration potentielle (ETP)
V.7 Calcul du bilan hydrique de C.W. Thorntwaite
Conclusion
ChapitreVI : Evaluation approximative du potentiel hydrique de la région
Introduction
VI.1 Calcul du potentiel hydrique superficiel
VI.1.1 Les oueds
VI.1.2 Les barrages
VI.1.3 Les retenues collinaires
VI.1.4 Dessalement de l’eau de mer
VI.2 Calcul du potentiel hydrique souterrain
VI.2.1 Les forages
VI.2.2 Les puits
VI.2.3 Les sources
VI.3 Les potentialités totales reconnues et leurs répartition
VI.4 Situation actuelle de l’AEP dans la région de Skikda
VI.5 Les besoins futurs en eau dans la wilaya de Skikda
VI.5.1 Les besoins futurs en eau potable dans la wilaya
VI.5.2 Les besoins futurs en eau pour l’agriculture
VI.5.3 Les besoins en eau pour l’industrie
Conclusion
Chapitre VII. Aperçu sur le chimisme et la qualité des eaux de la région
Introduction
VII.1 Chimisme et qualité des eaux superficielles (oueds)
VII.1.1 Niveau d’altération des eaux de l’oued Kebir Ouest
VII.1.1.1 Classe de qualité et indice global des eaux du K O
VII.1.2 Niveau d’altération des eaux de l’oued guebli
VII.1.2.1 Classe de qualité et indice global (Guebli)
VII.1.3 Niveau d’altération des eaux de l’oued Safsaf
VII.1.3.1 Classe de qualité et indice global (Safsaf)
VII.1.4 Evolution des nitrates dans les eaux des oueds
VII.1.4.1 L’oued Kebir Ouest
VII.1.4.2 L’oued Safsaf
VII.1.4.3 L’oued Guebli
VII.1.4.4 Evolution annuelle des sels minéraux
VII.1.4.5 Evolution annuelle des particules en suspension
VII.2 Qualité des eaux souterraines
VII.2.1 Les eaux du massif dunaire de Guerbez
VII.2.2 Les eaux de la plaine de Azzaba
VII.2.2.1 évolution annuelle des nitrates
VII.2.2.2 évolution annuelle des chlorures
VII.2.2.3 Evolution annuelle des sulfates
VII.2.3 Les eaux de la vallée du Safsaf (Safsaf et Zeramna)
VII.2.3.1 Evolution des éléments chimiques
Conclusion
Conclusion générale